LA PEYRADE (Charles-Marie-Theodose de)
Famille : Peyrade Lignée, allié · 4 · Peyrade Famille · 5
Ouvrages
Relations
- cousin → LA PEYRADE (Madame de)
- neveu → his uncle [Peyrade]
- neveu/nièce → PEYRADE
- époux → LA PEYRADE (Madame de)
- fiancé → COLLEVILLE (Celeste)
- collègue → DUPUIS
- collègue → ESTIVAL (Abbe d')
- collègue → LAMBERT (Madame)
- collègue → LOUCHARD (Madame)
- collègue → PINSON
- collègue → SAUVAIGNOU (of Marseilles)
- collègue → THUILLIER (Marie-Jeanne-Brigitte)
- employeur → COFFINET (Madame)
- protecteur → CORENTIN
- ennemi → GODOLLO (Comtesse Torna de)
- ennemi → HENRI
Métiers
- journaliste arts
- avocat droit · 1813
Lieux
- associé à Vaucluse région
- né à Avignon ville · 1813
- a vécu à Paris ville
- a vécu à rue Saint-Dominique-d'Enfer rue
Note de source
LA PEYRADE (Charles-Marie-Théodose de), né près d'Avignon en 1813, un des onze enfants du frère cadet de l'agent de police Peyrade, qui vivait pauvrement dans un petit domaine appelé Canquoelle ; un Sudiste audacieux à la peau claire ; donné à la réflexion; ambitieux, plein de tact et astucieux. En 1829, il quitte le département du Vaucluse et se rend à pied à Paris à la recherche de Peyrade qu'il a des raisons de croire riche, mais dont il ignore les affaires. Théodose repartait par la barrière d'Enfer, détruite depuis 1860, au moment où Jacques Collin assassinait son oncle. Il entra alors dans une maison mal connue, où il eut sans le savoir pour maîtresse Lydie Peyrade, sa cousine de sang pur. Théodose vécut alors pendant trois ans avec cent louis que Corentin lui avait secrètement donnés. En lui donnant l'argent, le chef de la police nationale lui a discrètement conseillé de devenir avocat. Mais le journalisme parut d'abord une carrière tentante à M. de la Peyrade, et il se lança en politique, pour finalement devenir rédacteur en chef d'un journal dirigé par Cérizet. L'échec de ce journal laissa Théodose une fois de plus très pauvre. Néanmoins, grâce à Corentin, qui payait secrètement les frais de ses études, il put commencer et poursuivre des études de droit. Une fois licencié, M. de la Peyrade devint avocat et se déclarant entièrement converti au socialisme, il plaida librement la cause des pauvres devant le magistrat du onzième ou du douzième arrondissement. Il occupait le troisième étage de la maison Thuillier, rue Saint-Dominique-d'Enfer. Il tombe entre les mains de Dutocq et de Cérizet et subit la pression de ces créanciers cupides. Théodose décida alors qu'il épouserait la fille naturelle de M. Thuillier, Mademoiselle Céleste Colleville, mais, devant l'amour de Félix Phellion à combattre, malgré l'appui combiné, difficilement acquis, de Madame Colleville et de M. et Mademoiselle Thuillier, il échoua grâce au contournement de Corentin. Son mariage avec Lydie Peyrade répara le tort qu'il avait fait autrefois sans le savoir. Successeur de Corentin, il devient chef de la police nationale en 1840. [Scènes de la vie d'une courtisane. Les classes moyennes.]