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Splendeurs et misères des courtisanes

Anglais Splendors and Miseries of Courtesans Section Scènes de la vie parisienne Publié 1847 Pages 511

Splendeurs et misères des courtisanes, suite d'Illusions perdues, est un vaste roman en quatre parties qui mêle le grand monde et la pègre. Sauvé du suicide par le faux prêtre espagnol Carlos Herrera — en réalité le forçat Vautrin —, Lucien de Rubempré rentre à Paris sous la protection de cet étrange mentor, qui finance sa réintroduction dans la haute société et nourrit pour lui des ambitions démesurées : un grand mariage avec Clotilde de Grandlieu, la fortune, le pouvoir. Lucien aime en secret une ancienne courtisane d'une beauté éclatante, Esther Gobseck, dite « la Torpille », que Vautrin cache et utilise comme un instrument. Lorsque le richissime baron de Nucingen s'éprend follement d'Esther, Vautrin saisit l'occasion : il contraint la jeune femme à se vendre au banquier pour extorquer une fortune destinée à financer l'ascension de Lucien. Mais Esther, déchirée entre son amour pour Lucien et l'avilissement qu'on lui impose, s'empoisonne de désespoir. La mort d'Esther déclenche une enquête : Lucien, soupçonné, est arrêté et incarcéré à la Conciergerie. Brisé par les interrogatoires, il avoue, compromet Vautrin, puis se pend dans sa cellule. Vautrin, acculé et privé de sa créature, accomplit alors un retournement stupéfiant : par un marché audacieux avec la police, ce maître du crime se range et devient chef de la Sûreté. Balzac y entrelace les splendeurs des salons et les misères des prisons, peignant l'envers criminel de la société brillante. Le roman approfondit la figure démoniaque de Vautrin, dénonce la corruption et la justice, et porte à son terme tragique le destin de Lucien. C'est l'une des fresques les plus puissantes du cycle, où ambition, amour et crime se rejoignent dans la catastrophe.

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