COLLIN (Jacqueline)
Famille : Listomere – Portenduere – Kergarouet Famille · 473
Ouvrages
Relations
- tante → COLLIN (Jacques)
- oncle/tante → COLLIN (Jacques)
- amant → Marat
- collègue → GROSS-NARP (Comte de)
- collègue → NOURRISSON (Madame)
- collègue → PACCARD (Mademoiselle)
- alias → SAINT-ESTEVE (Madame de)
Métiers
Lieux
- associé à rue Neuve-Saint-Marc rue
- né à Java île
- a vécu à Paris ville
Note de source
COLLIN, (Jacqueline), tante de Jacques Collin, qu'elle avait élevé ; né à Java. Dans sa jeunesse, elle fut la maîtresse de Marat, puis eut des relations avec le chimiste Duvignon, condamné à mort pour contrefaçon en 1799. Au cours de cette intimité, elle acquiert de dangereuses connaissances en toxicologie. De 1800 à 1805, elle fut marchande de vêtements ; et de 1806 à 1808, elle passa deux ans en prison pour avoir influencé des mineurs. De 1824 à 1830 Mlle. Collin a exercé une forte influence sur Jacques, alias Vautrin, vers sa vie d'aventure sans la loi. Son point fort était le déguisement. En 1839, elle tient un bureau matrimonial rue de Provence, sous le nom de Mme. de Saint-Estève. Elle empruntait souvent le nom de son amie Mme. Nourrisson, qui, du temps de Louis Philippe, faisait un semblant d'affaires plus ou moins douteux rue Neuve-Saint-Marc. Elle eut des relations avec Victorin Hulot, à la demande duquel elle fit renverser Mme. Marneffe, maîtresse, puis épouse de Crevel. Sous le nom d'Asie, Jacqueline Collin fait une excellente cuisinière pour Esther Gobseck, que Vautrin lui ordonne de surveiller. [Scènes de la vie d'une courtisane. Cousine Betty. Les humoristes inconscients.]