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La Cousine Bette

Anglais Cousin Bette Section Scènes de la vie parisienne Publié 1846 Pages 397

La Cousine Bette, premier volet des Parents pauvres, est l'un des plus puissants romans tardifs de Balzac, étude magistrale de la jalousie et du vice. Lisbeth Fischer, « la cousine Bette », vieille fille pauvre, laide et d'origine paysanne, dissimule sous des dehors dévoués une haine tenace contre ses parents riches et brillants, les Hulot, qui l'humilient par leur supériorité. Bette devient le moteur secret de leur ruine. Elle a recueilli et protégé un jeune sculpteur polonais de talent, Wenceslas Steinbock, qu'elle considère jalousement comme son bien ; lorsque celui-ci épouse sa jeune cousine Hortense Hulot, la jalousie de Bette se mue en soif de vengeance. Pour détruire la famille, elle s'allie à une courtisane aussi belle que perverse, Valérie Marneffe, et utilise contre les siens le vice du baron Hector Hulot. Ce dernier, libertin incorrigible et insatiable, dilapide la fortune familiale pour entretenir Valérie et d'autres maîtresses, entraînant les Hulot dans le déshonneur, la misère et le crime — jusqu'à pousser son oncle, le maréchal Hulot, au désespoir, et sa femme, la sainte Adeline, à l'agonie. Bette orchestre patiemment la catastrophe tout en jouant le rôle de la parente dévouée, et meurt avant que son rôle ne soit pleinement démasqué, emportant le secret de sa malfaisance. Balzac y peint avec une intensité terrible le ressentiment des déshérités, la force destructrice de l'envie et la fatalité du vice incarnée par le baron Hulot, esclave de sa sensualité jusqu'à la déchéance finale. Le roman, foisonnant de personnages et de péripéties, est une fresque sombre de la corruption sociale et familiale sous la monarchie de Juillet. La figure de Bette, génie du mal sous le masque de l'humilité, compte parmi les créations les plus saisissantes de la Comédie humaine.

Personnages présents 110