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MIRAH (Josepha)

Sexe F Naissance 1814

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Note de source

MIRAH (Josepha), née en 1814. Fille naturelle d'un riche banquier juif, abandonnée en Allemagne, bien qu'elle portait comme signe de son identité une anagramme de son nom juif, Hiram. Alors qu'elle avait quinze ans et qu'elle était ouvrière à Paris, elle fut découverte et induite en erreur par Célestine Crevel, qu'elle quitta finalement pour Hector Hulot, un homme plus libéral. La munificence du commissaire aux magasins l'exaltait socialement et lui donnait l'occasion d'exercer sa voix. Ses qualités vocales l'imposent comme une prima donna, d'abord aux Italiens, puis rue le Peletier. Après la faillite d'Hector Hulot, elle l'abandonna ainsi que sa maison de la rue Chauchat, près de l'Académie royale, où avaient vécu à différentes époques Tullia, la comtesse du Bruel et Héloïse Brisetout. Le duc d'Hérouville devint l'amant de mademoiselle Mirah. Cette affaire donna lieu à une élégante réception rue de la Ville-l'Évêque à laquelle tout Paris fut invité. Josépha eut à tout moment de nombreux adeptes. Un des Keller et le marquis d'Esgrignon se sont ridiculisés à son sujet. Eugène de Rastignac, alors ministre, l'invita chez lui et insista pour qu'elle chante la célèbre cavatine de La Muette. Irrégulière dans ses habitudes, fantasque, cupide, intelligente et parfois bon enfant, Josepha Mirah fit preuve de générosité en aidant le malheureux Hector Hulot, pour lequel elle alla jusqu'à obtenir Olympe Grenouville. Elle révéla enfin à Madame Adeline Hulot la cachette du baron, passage du Soleil, quartier Petite-Pologne. [Cousin Betty.]