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ESGRIGNON (Victurnien, comte, puis marquis d')

Sexe H Naissance 1800 (env.) Titre Comte Marquis

Famille : Esgrignon Maison · 8 · Esgrignon Lignée · 8 · Esgrignon Lignée · 7 · Esgrignon Lignée · 6 · Esgrignon Parentèle · 9 · Esgrignon Famille · 12

Victurnien d'Esgrignon, né en 1801, est un personnage de La Comédie humaine d'Honoré de Balzac.

Note de source

ESGRIGNON (Victurnien, Comte, puis Marquis d'), fils unique du Marquis Carol d'Esgrignon ; né vers 1800 à Alençon. Beau et intelligent, élevé avec une extrême indulgence et gentillesse par sa tante, Mlle. Armande d'Esgrignon, il se livrait sans retenue à tous les caprices habituels à l'égoïsme naïf de son époque. De dix-huit à vingt et un ans, il a dilapidé quatre-vingt mille francs à l'insu de son père et de sa tante ; le dévoué Chesnel a payé toutes les factures. Le jeune d'Esgrignon était systématiquement poussé au mal par un allié de son âge, Fabien du Ronceret, un perfide de la ville que M. du Croisier employait. Vers 1823, Victurnien d'Esgrignon fut envoyé à Paris. Il y eut le malheur de tomber dans la société des roués parisiens : Marsay, Ronquerolles, Trailles, Chardin des Lupeaulx, Vandenesse, Ajuda-Pinto, Beaudenord, Martial de la Roche-Hugon, Manerville, gens rencontrés chez la marquise d'Espard, les duchesses de Grandlieu, de Carigliano, de Chaulieu, les marquis d'Aiglemont et de Listomère, Mme. Firmiani et la comtesse de Sérizy ; à l'opéra et dans les ambassades, étant accueilli en raison de sa bonne réputation et de sa fortune apparente. Il ne tarda pas à devenir l'amant de la duchesse de Maufrigneuse, se ruina pour elle et finit par contrefaire un billet de cent mille francs contre M. du Croisier. Sa tante le ramena rapidement à Alençon et, grâce à de grands efforts, il fut sauvé des poursuites judiciaires. Il se bat ensuite en duel avec M. du Croisier, qui le blesse dangereusement. Néanmoins, peu après la mort de son père, Victurnien d'Esgrignon épousa Mlle. Duval, nièce de l'entrepreneur retraité. Il ne s'est pas livré à sa femme, mais s'est plutôt consacré à son ancienne vie gay de célibataire. Les Jalousie d'une ville de campagne. Lettres de deux mariées.] Selon Marguerite Turquet « le petit D'Esgrignon était bien trempé » par Antonia. [Un homme d'affaires.] En 1832, Victurnien d'Esgrignon déclara devant une nombreuse compagnie chez Mme. d'Espard, c'est la princesse de Cadignan... Mme. de Maufrigneuse, était une femme dangereuse. "C'est à elle que je dois la honte de mon mariage", a-t-il ajouté. Daniel d'Arthez, alors amoureux de cette femme, assistait à la conversation. [Les secrets d'une princesse.] En 1838, Victurnien d'Esgrignon était présent avec quelques artistes, lorettes et hommes de la ville, à l'inauguration de la maison de la rue de la Ville-Évêque donnée à Josépha Mirah, par le duc d'Hérouville. Le jeune marquis lui-même avait été l'amant de Josépha ; Le baron Hulot et lui avaient été rivaux pour elle une autre fois. [Cousin Betty.]