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NUCINGEN (Baron Frederic de)

Sexe H Naissance 1767 (env.) Titre Baron

Famille : Nucingen Maison · 4 · Restaud Lignée, allié · 13 · Nucingen Lignée · 4 · Restaud Parentèle · 13 · Listomere – Portenduere – Kergarouet Famille · 473

Le baron Frédéric de Nucingen est un personnage de La Comédie humaine d’Honoré de Balzac. Il apparaît pour la première fois dans Le Père Goriot, puis dans Melmoth réconcilié, où il est évoqué par l’intermédiaire de son caissier, puis dans La Maison Nucingen. Balzac n’avait d’ailleurs pas terminé l’écriture de Melmoth lorsqu’il entreprit la construction de La Maison Nucingen. En réalité, dans les deux romans, l’auteur est inspiré par le même sujet : la spéculation boursière et l’agiotage qui font rage à une époque d’industrialisation sans précédent, où la folie des investissements hasardeux peut conduire au triomphe ou à la ruine.

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Note de source

NUCINGEN (Baron Frédéric de), né probablement à Strasbourg vers 1767. Il était autrefois commis de M. d'Aldrigger, banquier alsacien. Mieux avisé que son employeur, il ne croyait pas au succès de l'Empereur en 1815 et spéculait très adroitement sur la bataille de Waterloo. Nucingen faisait désormais des affaires seul et pour son propre compte, à Paris et ailleurs ; il prépara ainsi peu à peu la fameuse maison de la rue Saint-Lazare, et posa les bases d'une fortune qui, sous Louis-Philippe, atteignit près de dix-huit millions de francs. A cette époque, il épousa l'une des deux filles d'un riche vermicellier, Mademoiselle Delphine Goriot, dont il eut une fille, Augusta, future épouse d'Eugène de Rastignac. C'est aux premières années de la Restauration que l'on peut dater le véritable éclat de sa carrière, résultat d'une association avec les Keller, Ferdinand du Tillet et Eugène de Rastignac dans la manipulation réussie des projets liés aux mines de Wortschin, suivie de cessions opportunes et de cas de faillites adroitement gérés. Ces diverses combinaisons ruinèrent les Ragon, les Aiglemont, les Aldrigger et les Beaudenord. A cette époque également, Nucingen, bien que se déclarant haut et fort un bourboniste pur et simple, faisait la sourde oreille aux appels au crédit de César Birotteau, bien qu'il connaisse le royalisme constant de ce dernier. Il fut un temps dans la vie du baron où il parut changer de nature ; c'est alors qu'après avoir renoncé à sa danseuse engagée, il s'aimait follement avec Esther van Gobseck, alarmait son médecin Horace Bianchon, employait Corentin, Georges, Louchard et Peyrade, et devenait surtout la proie de Jacques Collin. Après le suicide d'Esther, en mai 1830, Nuncingen abandonna « Cythère », comme l'avait fait auparavant Chardin des Lupeaulx, et redevint un homme de chiffres, comblé de faveurs : insignes, pairie et croix de grand officier de la Légion d'honneur. Nucingen, respecté et estimé, malgré ses manières brusques et son accent allemand, était un patron de Beaudenord et un hôte fréquent du ministre Cointet ; il allait partout, et, chez mademoiselle des Touches, il entendait Marsay raconter quelques-unes de ses anciennes amours ; j'ai été témoin, devant Daniel d'Arthez, de la calomnie de Diane de Cadignan par toutes les personnes présentes dans le salon de Mme d'Espard ; guidait Maxime de Trailles entre les mains, ou plutôt entre les griffes de Claparon-Cérizet ; a accepté l'invitation de Josepha Mirah à sa réception rue Ville-l'Evêque. Lorsque Wenceslas Steinbock épousa Hortense Hulot, Nucingen et Cottin de Wissembourg furent les témoins de la mariée. De plus, leur père, Hector Hulot d'Ervy, lui emprunta plus de cent mille francs. Le baron de Nucingen fut le parrain de Polydore de la Baudraye lors de son admission à la pairie française. Ami de Ferdinand du Tillet, il fut admis dans les conditions les plus intimes au boudoir de Carabine, et on l'y vit, un soir de 1845, avec Jenny Cadine, Gazonal, Bixiou, Léon de Lora, Massol, Claude Vignon, Trailles, F. du Bruel, Vauvinet, Marguerite Turquet et les Gaillard de la rue Ménars. [La Maison de Nucingen. Père Goriot. Pierrette. César Birotteau. Illusions perdues. Illusions perdues. Scènes de la vie d'une courtisane. Une autre étude de la femme. Les secrets d'une princesse. Un homme d'affaires. Cousine Betty. La Muse du Département. Les humoristes inconscients.]