RASTIGNAC (Eugene de)
Famille : Rastignac Maison · 6 · Nucingen Maison, allié · 4 · Restaud Lignée, allié · 13 · Rastignac Lignée · 7 · Nucingen Lignée, allié · 4 · Rastignac Parentèle · 5 · Listomere – Portenduere – Kergarouet Famille · 473
Eugène de Rastignac est un personnage romanesque d'Honoré de Balzac, dont les aventures débutent dans Le Père Goriot, et dont l'évolution va se poursuivre dans un nombre considérable de romans de La Comédie humaine.
Ouvrages
- Une fille d'Ève
- Une ténébreuse affaire
- Autre étude de femme
- La Cousine Bette
- Illusions perdues
- Le Père Goriot
- Splendeurs et misères des courtisanes
- Étude de femme
- L'Interdiction
- Le Député d'Arcis
- La Maison Nucingen
- Les Secrets de la princesse de Cadignan
- Les Comédiens sans le savoir
- La Peau de chagrin
Relations
- enfant → RASTIGNAC (Baron and Baronne de)
- cousin → BEAUSEANT (Vicomtesse de)
- parent par alliance → LA ROCHE-HUGON (Martial de)
- neveu/nièce → RASTIGNAC (Chevalier de)
- parent → BEAUSEANT (Marquis and Comte de)
- parent → MARCILLAC (Madame de)
- frère/sœur → RASTIGNAC (Henri de)
- frère/sœur → RASTIGNAC (Laure-Rose and Agathe de)
- frère/sœur → RASTIGNAC (Monseigneur Gabriel de)
- époux → NUCINGEN (Augusta de)
- époux → NUCINGEN (Augusta de)
- amant → MAUFRIGNEUSE (Duchesse de)
- amant → NUCINGEN (Baronne Delphine de)
- amant → TAILLEFER (Victorine)
- collègue → COLLIN (Jacques)
- collègue → DIONIS
- collègue → FOEDORA (Comtesse)
- collègue → GORIOT (Jean-Joachim)
- collègue → GRIMBERT
- collègue → LISTOMERE (Comtesse de)
- collègue → RESTAUD (Felix-Georges de)
- collègue → VAUQUER (Madame)
- employeur → JOSEPH
- ami → BIANCHON (Horace)
- ami → FRANCHESSINI (Colonel)
- ami → VALENTIN (Marquis Raphael de)
Métiers
- noble noblesse · 1797
- fonctionnaire administration
Lieux
- associé à rue Saint-Georges rue
- a vécu à Paris ville
- a vécu à rue Neuve-Sainte-Genevieve rue
Note de source
RASTIGNAC (Eugène de),[*] fils aîné du baron et de la baronne de Rastignac, né à Rastignac près de Ruffec en 1797. Il vint à Paris en 1819 pour étudier le droit ; habita d'abord au troisième étage du logis Vauquer, rue Neuve-Sainte-Geneviève, ayant alors quelque liaison avec Jacques Collin, dit Vautrin, qui s'intéressait particulièrement à lui et voulait qu'il épouse Victorine Taillefer. Rastignac devint l'amant de Madame de Nucingen, seconde fille de Joachim Goriot, ancien vermicellier, et habitait en février 1820 rue d'Artois dans de jolis appartements loués et meublés par le père de sa maîtresse. Goriot est mort dans ses bras. Le domestique, Christophe et Rastignac étaient les seuls à accompagner le cortège funèbre du brave homme. Au logis Vauquer, il était lié avec Horace Bianchon, étudiant en médecine. [Père Goriot.] En 1821, à l'Opéra, le jeune Rastignac se moquait des occupants de deux loges des provincialismes de Madame de Bargeton et de Lucien de Rubempré, le « jeune Chardon ». Cela amena Madame d'Espard à quitter le théâtre avec son parent, abandonnant ainsi publiquement et lâchement le distingué provincial. Quelques mois plus tard, Rastignac sollicita les faveurs de ce même Lucien de Rubempré, alors citoyen influent. Il accepta d'être avec Marsay le témoin du poète dans le duel qu'il livra avec Michel Chrestien, à propos de Daniel d'Arthez. [Illusions perdues.] Au dernier bal masqué de 1824, Rastignac retrouva Rubempré, disparu de Paris depuis quelque temps. Vautrin, évoquant ses souvenirs du logis Vauquer, le pressait avec autorité de traiter Lucien en ami. Peu de temps après, Rastignac devient un habitué du somptueux hôtel particulier meublé par Nucingen pour Esther van Gobseck, rue Saint-Georges. Rastignac était présent aux funérailles de Lucien de Rubempré en mai 1830. [Scènes de la vie d'une courtisane.] Vers la même époque, le comte de Fontaine demandait à sa fille Emilie ce qu'elle pensait de Rastignac - parmi plusieurs autres - comme mari possible pour elle. Mais connaissant les relations de cette jeune aspirante avec madame de Nucingen, elle se sauva en répondant malicieusement. [Le Bal de Sceaux.] En 1828, Rastignac chercha à devenir l'amant de Madame d'Espard, mais fut retenu par son ami le docteur Bianchon. [L'Interdiction.] La même année, Rastignac fut traité avec indifférence par Mme de Listomère, parce qu'il lui demandait de lui rendre une lettre qui, par erreur, lui avait été envoyée, mais qu'il avait destinée à Mme de Nucingen. [Etude de femme.] Après la Révolution de Juillet, il fut invité à la soirée de Mademoiselle des Touches, où Marsay raconta son premier amour. [Une autre étude de femme.] A cette époque, il était intime avec Raphaël de Valentin et comptait épouser une Alsacienne. [La Peau Magique.] En 1832, Rastignac, nommé baron, était sous-secrétaire d'État dans le département dont Marsay était ministre. [Les secrets d'une princesse.] En 1833-34, il se porte volontaire comme infirmier au chevet du ministre mourant, dans l'espoir d'être rappelé dans son testament. Un soir, vers la même époque, il emmena Raoul Nathan et Emile Blondet, qu'il avait rencontrés dans le monde, souper avec lui chez Very. Il conseilla alors à Nathan de profiter des avances que lui faisait la comtesse Félix de Vandenesse. [Une Fille d'Ève.] En 1833, chez la princesse de Cadignan, en présence de la marquise d'Espard, des vieux ducs de Lenoncourt et de Navarreins, du comte et de la comtesse de Vandenesse, d'Arthez, de deux ambassadeurs et de deux orateurs célèbres de la Chambre des pairs, Rastignac entendit son ministre révéler les secrets de l'enlèvement du sénateur Malin, affaire qui se déroula en 1806. [Le Mystère de Gondreville.] En 1836, enrichi par le troisième échec de Nucingen, dont il fut plus ou moins complice, il se trouva en possession d'un revenu de quarante mille francs. [La Maison de Nucingen.] En 1838, il assiste à la réception d'ouverture donnée à l'hôtel particulier de Josepha, rue de la Ville-l'Evêque. Il fut également témoin du mariage d'Hortense Hulot avec Wenceslas Steinbock. Il épousa Augusta de Nucingen, fille de Delphine de Nucingen, son ancienne maîtresse, qu'il avait quittée cinq ans auparavant. En 1839, Rastignac, de nouveau ministre, et cette fois des travaux publics, se fait compter presque malgré lui. En 1845, il fut d'ailleurs fait pair. Il disposait alors d'un revenu de 300 000 francs. Il avait l'habitude de dire : « Il n'y a pas de vertu absolue, tout dépend des circonstances. » [Cousin Betty. Le député d'Arcis. Les humoristes inconscients.]