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COLLIN (Jacques)

Sexe H Naissance 1779

Famille : Sallenauve Lignée · 4 · Sallenauve Parentèle · 3 · Listomere – Portenduere – Kergarouet Famille · 473

Vautrin, de son vrai nom Jacques Collin, est un personnage qui apparaît dans plusieurs romans de La Comédie humaine d’Honoré de Balzac et qui en est parfois considéré comme une « espèce de colonne vertébrale ».

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Note de source

COLLIN (Jacques), né en 1779. Élevé par les Pères de l'Oratoire. Il va jusqu'à la rhétorique, à l'école, puis est mis dans une banque par sa tante, Jacqueline Collin. Accusé cependant d'un crime probablement commis par Franchessini, il fuit le pays. Plus tard, il fut envoyé aux galères où il resta de 1810 à 1815, lorsqu'il s'évada et vint à Paris, s'arrêtant sous le nom de Vautrin à la pension Vauquer. Là, il connaît Rastignac, alors jeune homme, s'intéresse à lui et tente de le marier avec Victorine Taillefer, à qui il procure une riche dot en faisant tuer son frère en duel avec Franchessini. Bibi-Lupin, chef de la police secrète, l'arrête en 1819 et le ramène au bagne, d'où il s'évade de nouveau en 1820, réapparaissant à Paris sous le nom de Carlos Herrera, chanoine honoraire du chapitre de Tolède. C'est à cette époque qu'il sauve Lucien de Rubempré du suicide et prend en charge le jeune poète. Accusé, avec ce dernier, d'avoir assassiné Esther Gobseck, qui en réalité fut empoisonnée, Jacques Collin fut acquitté de cette accusation, et finit par devenir chef de la police secrète sous le nom de Saint-Estève, en 1830. Il occupa ce poste jusqu'en 1845. Il s'enrichit finalement, ayant douze mille francs de revenus, trois cent mille francs hérités de Lucien de Rubempré, et les bénéfices d'une manufacture de cuir vert à Doucement. [Père Goriot. Illusions perdues. Illusions perdues. Scènes de la vie d'une courtisane. Le député d'Arcis.] Outre le pseudonyme de M. Jules, sous lequel il était connu de Catherine Goussard, Jacques Collin prit aussi pour un temps le nom anglais de William Barker, créancier de Georges d'Estourny. Sous ce nom, il trompa le rusé Cérizet, incitant cet « homme d'affaires » à endosser pour lui quelques notes. [Scènes de la vie d'une courtisane.] Il était aussi surnommé « Trompe-la-Mort ».