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BRIDAU (Philippe)

Sexe H Naissance 1796 Décès 1839

Famille : Bridau Maison · 6 · Bridau Lignée · 13 · Bridau Lignée · 10 · Bridau Lignée · 7 · Bridau Parentèle · 11 · Bridau – Bixiou – Soudry Famille · 30

Philippe Bridau, né en 1796, est un personnage de La Comédie humaine d'Honoré de Balzac. Brutal, violent, mais d'un physique agréable, ce bretteur très habile à l'épée, autrefois bon soldat, devient vite un chenapan lorsque Napoléon disparaît. Et il refuse de servir les Bourbons, ce qui lui attire les pires ennuis malgré le dévouement de son frère, Joseph.

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Note de source

BRIDAU (Philippe), fils aîné de Bridau et d'Agathe Rouget. Né en 1796. Placé à l'école de Saint-Cyr en 1813, il n'y reste que six mois, qu'il quitte pour devenir sous-lieutenant de cavalerie. A la suite d'une escarmouche d'avant-garde, il fut nommé lieutenant à part entière, pendant la campagne de France, puis capitaine après la bataille de La Fère-Champenoise, où Napoléon le nomma officier d'artillerie. Il fut décoré à Montereau. Après avoir assisté aux adieux à Fontainebleu, il revint chez sa mère en juillet 1814, alors âgé d'à peine dix-neuf ans. Il ne voulait pas servir les Bourbons. En mars 1815, Philippe Bridau rejoint l'Empereur à Lyon et l'accompagne aux Tuileries. On lui promit un grade de capitaine dans un escadron de dragons de la Garde, et il fut nommé officier de la Légion d'honneur à Waterloo. Réduit à la demi-solde, sous la Restauration, il conserve néanmoins son grade et sa croix d'officier. Il rejoignit le général Lallemand au Texas, revenu d'Amérique en octobre 1819, complètement dégénéré. Il dirigea un journal d'opposition à Paris en 1820-1821. Il menait une vie des plus dissolues ; était l'amant de Mariette Godeschal ; et assistait à toutes les soirées de Tullia, Florentine, Florine, Coralie, Matifat et Camusot. Non content d'utiliser les revenus de son frère Joseph, il vole un coffre qui lui est confié, et dépouille de ses dernières économies Mme. Descoings, mort de chagrin. Impliqué dans un complot militaire en 1822, il est envoyé à Issoudun, sous la surveillance de la police. Il y crée du désordre dans « l'établissement des célibataires » de son oncle, Jean-Jacques Rouget ; tué en duel Maxence Gilet, l'amant de Flore Brazier ; il a provoqué le mariage de la jeune fille avec son oncle ; et l'épousa lui-même lorsqu'elle devint veuve en 1824. Lorsque Charles X accéda au trône, Philippe Bridau rentra dans l'armée comme lieutenant-colonel du régiment du duc de Maufrigneuse. En 1827, il passa avec ce grade dans un régiment de cavalerie de la Garde Royale, et fut nommé comte de Brambourg du nom d'un domaine qu'il avait acheté. On lui promet en outre la charge de commandeur de la Légion d'honneur, ainsi que de l'ordre de Saint-Louis. Après avoir consciemment causé la mort de son épouse, Flore Brazier, il tente d'épouser Amélie de Soulanges, qui appartenait à une grande famille. Mais ses manœuvres ont été contrecarrées par Bixiou. La Révolution de 1830 fit perdre à Philippe Bridau une partie de la fortune qu'il avait obtenue de son oncle par son mariage. Il entre de nouveau au service militaire, sous le gouvernement de Juillet, qui le fait colonel. En 1839, il tomba lors d'un engagement avec les Arabes en Afrique. [Un établissement de licence. Scènes de la vie d'une courtisane.]