GRANVILLE (Baron Eugene de)
Famille : Granville Maison · 6 · Granville Lignée · 11 · Granville Lignée · 10 · Granville Parentèle · 14 · Listomere – Portenduere – Kergarouet Famille · 473
Le juge Grandville, comte Roger de Grandville, né en 1779, est un personnage de La Comédie humaine d'Honoré de Balzac. Petit-fils du président du parlement de Normandie, il est avocat dès 1803 et nommé avocat général près la cour impériale de la Seine en 1805. Il épouse Angélique Bontemps en 1805 et s'installe modestement à Paris dans le quartier du Marais. Cette même année, maître Bordin lui demande d'assurer la défense de Michu dans Une ténébreuse affaire. Il sera nommé substitut du procureur après le procès. Mais dès le début, il soupçonne une vengeance. Bien qu'il n'arrive pas à sauver la tête de Michu, sa plaidoirie lui vaut une réputation solide.En 1811, sa vie aux côtés de sa femme devient difficile. Les deux époux vivent séparés dans le même bâtiment ; monsieur de Grandville met ses fils en pension pour les soustraire à la pesante ambiance familiale. En 1816, il rencontre Caroline Crochard avec laquelle il fonde un second foyer dans Une double famille, et dont il a deux enfants naturels. Vers 1819, en promenade avec sa femme, il rencontre son ami le marquis d'Albon en compagnie du colonel Philippe de Sucy qui vient d'avoir un malaise dans Adieu. Il est l'ami d'Octave de Bauvan et de monsieur de Sérisy ; il est aussi l'allié d'Henri de Marsay et des Grandlieu contre le « parti prêtre » dans Le Contrat de mariage, vers 1824. En 1828, dans Splendeurs et misères des courtisanes, il est procureur général. On apprend, après L'Interdiction, que le marquis d'Espard a gagné son procès et que les attendus du magistrat sont très défavorables à la marquise d'Espard. En 1829, il est procureur de la cour royale de Paris et il s'efforce de protéger Lucien de Rubempré dont il plaide la cause discrètement auprès du juge Camusot, mais ce dernier n'entend rien aux subtilités. En 1830, monsieur de Grandville est convaincu de l'innocence de Lucien dans l'affaire du vol de la fortune d'Esther Gobseck et de la mort de la jeune femme. Il fait l'impossible pour sauver Lucien, assiste monsieur de Sérisy auprès de madame de Sérisy devenue folle de chagrin. Mais son action généreuse reste sans effet. Avec Jacques Collin, il fait preuve de courage et prend des risques. Il autorise Vautrin à se rendre sur la tombe de Lucien au cimetière du Père-Lachaise, puis il désigne l'ancien forçat pour remplacer Bibi-Lupin.
Ouvrages
Relations
- enfant → his father [the Comte de Granville]
- enfant → BONTEMS (Angelique)
- enfant → GRANVILLE (Comtesse Angelique de)
- enfant → GRANVILLE (Vicomte de)
- demi-frère/sœur → CROCHARD (Charles)
- demi-frère/sœur → GRANVILLE (Eugenie de, fille naturelle)
- frère/sœur → the foregoing [Vicomte de Granville]
- frère/sœur → GRANVILLE (Vicomte de)
- frère/sœur → TILLET (Madame Ferdinand du)
- frère/sœur → VANDENESSE (Comtesse Felix de)
Métiers
- avoué droit · 1830
Lieux
- a travaillé à Paris ville · 1830
Note de source
GRANVILLE (Baron Eugène de), frère cadet du précédent. Procureur du roi à Paris à partir de mai 1830. Trois ans plus tard, il occupait encore cette charge lorsqu'il informa son père de l'arrestation d'un voleur nommé Charles Crochard, qui était le fils naturel du comte. [Scènes de la vie d'une courtisane. Une résidence secondaire.]