VALOIS (Chevalier de)
Le chevalier de Valois est un personnage de La Comédie humaine d’Honoré de Balzac. Il est né vers 1759. Pendant la Révolution, il faisait partie du mouvement des chouans. En 1816, au moment du roman La Vieille Fille, il vit en célibataire et sans fortune à Alençon. « Son principal défaut consistait à raconter une foule d’anecdotes sur le règne de Louis XV et sur les commencements de la Révolution ; et les personnes qui les entendaient la première fois les trouvaient assez bien narrées […] Ce chevalier, alors âgé d’environ cinquante-huit ans, n’en avouait que cinquante, et pouvait se permettre cette innocente tromperie ; car, parmi les avantages dévolus aux gens secs et blonds, il conservait cette taille encore juvénile qui sauve aux hommes aussi bien qu’aux femmes les apparences de la vieillesse. »
Ouvrages
Relations
- fiancé → BORNICHE
- amant → CESARINE
- amant → GAILLARD (Madame Theodore)
- amant → GORITZA (Princesse)
- ami → ESTORADE (Rene de l')
- ami → POMBRETON (Marquis de)
- rival → BOSQUIER (Du)
Métiers
- noble noblesse · 1758
Lieux
Note de source
VALOIS (Chevalier de), né vers 1758 ; mourut, ainsi que son ami et compatriote, le marquis d'Esgrignon, avec la monarchie légitime, en août 1830. Ce pauvre homme passa sa jeunesse à Paris, où il fut surpris par la Révolution. Il fut finalement Chouan, et lorsque les Blancs de l'Ouest s'insurgèrent contre la République, il fut l'un des membres du comité royal d'Alençon. A l'époque de la Restauration, il vivait dans cette ville très modestement, mais reçu par la principale aristocratie de la province comme un véritable Valois. Le chevalier portait du tabac à priser dans une vieille tabatière en or, ornée du portrait de la princesse Goritza, hongroise, célèbre par sa beauté sous Louis XV. Il ne parlait qu'avec émotion de cette femme pour laquelle il s'était battu avec Lauzun. Le chevalier de Valois tenta vainement d'épouser la riche héritière d'Alençon, Rose-Victoire Cormon, célibataire, qui eut le malheur de devenir l'épouse, platoniquement parlant, de M. du Bousquier, l'ancien entrepreneur. Dans son logement à Alençon chez Mme Lardot, blanchisseuse, le chevalier avait pour maîtresse une des ouvrières, Césarine, dont on lui attribuait habituellement l'enfant. Césarine était donc la seule légataire de son amant. Le chevalier prit aussi quelques libertés avec une autre employée de madame Lardot, Suzanne, une très belle normande, connue depuis à Paris comme courtisane, sous le nom de Val-Noble, et qui épousa plus tard Théodore Gaillard. M. de Valois, quoique fortement attaché à cette jeune fille, ne se laissa pas escroquer. Il était intime avec Messieurs de Lenoncourt, de Navarreins, de Verneuil, de Fontaine, de la Billardière, de Maufrigneuse et de Chaulieu. Valois vivait du jeu, mais prétendait tirer sa modeste subsistance d'un maître Bordin, au nom d'un certain M. de Pombreton. [les Chouans. Jalousie d'une ville de campagne.]