CHRESTIEN (Michel)
Michel Chrestien est un personnage de La Comédie humaine d’Honoré de Balzac. Il fait partie du « bocal aux grands hommes », le Cénacle, rue des Quatre-Vents, où se retrouvent des intellectuels intègres. Républicain fédéraliste, il est l'ami de Joseph Bridau. Il devient un grand homme d'État discret, dont l'action restera inconnue.
Ouvrages
Relations
- amant → Diane de Maufrigneuse
- ennemi → RUBEMPRE (Lucien-Chardon de)
- ami → ARTHEZ (Daniel d')
- ami → BRIDAU (Joseph)
- ami → DESROYS
Métiers
- homme d'État administration
Lieux
- mort à Saint-Merri localité · 1832
- a vécu à Paris ville
- a vécu à rue Quatre-Vents rue · 1819
Note de source
CHRESTIEN (Michel), républicain fédéraliste ; membre du "Cénacle" de la rue des Quatre-Vents. En 1819, lui et ses amis furent invités par la veuve Bridau chez elle pour célébrer le retour du Texas de son fils aîné Philippe. Il s'est fait passer pour un sénateur romain sur une photo historique. Le peintre Joseph Bridau était un de ses amis. [Un établissement de baccalauréat.] Vers 1822, Chrestien se bat en duel avec Lucien Chardon de Rubempré à cause de Daniel d'Arthez. C'était un grand homme d'État, quoique inconnu. Il fut tué au cloître Saint-Merri le 6 juin 1832, où il défendait des idées qui ne sont pas les siennes. [Illusions perdues.] Il devint follement amoureux de Diane de Maufrigneuse, mais ne lui avoua son amour que par une lettre qui lui fut adressée juste avant d'aller mourir à la barricade. Il avait sauvé la vie de M. de Maufrigneuse à la révolution de juillet 1830, par amour pour la duchesse. [Les secrets d'une princesse.]