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TAILLEFER (Jean-Frederic)

Sexe H Naissance 1779 (env.)

Famille : Taillefer Maison · 5 · Taillefer Lignée · 5 · Taillefer Parentèle · 4 · Taillefer Famille · 6

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Note de source

TAILLEFER (Jean-Frédéric), né vers 1779 à Beauvais ; par un crime, en 1799, il posa les bases de sa fortune, qui était considérable. Dans une auberge près d'Andernach, en Prusse rhénane, Jean-Frédéric Taillefer, alors chirurgien dans l'armée, tua et dévalisa, une nuit, un riche commerçant indigène, nommément Monsieur Walhenfer ; cependant, il n'a jamais été gêné par ce meurtre ; car les apparences accusatrices désignaient son ami, collègue et compatriote, Prosper Magnan, qui fut exécuté. De retour à Paris, J.-F. Taillefer fut désormais un personnage riche et honoré. Il fut capitaine de la première compagnie de grenadiers de la garde nationale et banquier influent ; a reçu beaucoup d'attention lors des obsèques de J.-B. d'Aldrigger ; a fait des spéculations réussies dans la troisième entreprise de Nucingen. Il s'est marié deux fois et a été brutal dans son traitement envers sa première femme (une parente de Madame Couture) qui lui a donné deux enfants, Frédéric-Michel et Victorine. Il était propriétaire d'un magnifique hôtel particulier rue Joubert. Sous le règne de Louis-Philippe, il reçut dans cet hôtel une des affaires les plus brillantes qu'on ait jamais connues, au dire des convives présents, parmi lesquels Blondet, Rastignac, Valentin, Cardot, Aquiline de la Garde et Euphrasie. M. Taillefer souffrait néanmoins moralement et physiquement ; en premier lieu à cause du crime qu'il avait commis auparavant, car le remords de cet acte l'envahissait à chaque chute, c'était le moment de sa perpétration ; en second lieu, à cause de la goutte à la tête, selon le diagnostic du docteur Brousson. Bien que bien soigné par sa seconde épouse et par la fille de sa première épouse, Jean-Frédéric mourut quelque temps après un somptueux festin donné chez lui. Une soirée passée dans le salon d'un banquier, père de mademoiselle Fanny, hâta la fin de Taillefer ; car là, il fut obligé d'écouter le récit d'Hermann sur le martyre injuste de Magnan. L'avis d'enterrement était ainsi rédigé : « Vous êtes invités à assister aux funérailles de M. Jean-Frédéric Taillefer, de la maison Taillefer & Compagnie, ancien entrepreneur en approvisionnements, de son vivant chevalier de la Légion d'honneur et de l'Eperon d'Or, capitaine de la garde nationale de Paris, décédé le 1er mai, en son hôtel particulier, rue Joubert. Les offices seront célébrés à , etc. Au nom de… », etc. Père Goriot. La peau magique. L'Auberge Rouge.]