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MARSAY (Henri de)

Sexe H Naissance 1792 Décès 1834

Famille : Marsay Maison · 6 · Dudley Lignée · 9 · Marsay Lignée · 6 · Marsay Lignée · 5 · Marsay Parentèle · 11 · Marsay – Dudley – Vordac Famille · 14

Le comte Henri de Marsay est un personnage de La Comédie humaine d’Honoré de Balzac. Fils naturel de Lord Dudley, il devient de Marsay quand Lord Dudley marie sa mère au vieux comte de Marsay.

Note de source

MARSAY (Henri de), né entre 1792 et 1796, fils de Lord Dudley et de la célèbre marquise de Vordac, qui s'unit d'abord en mariage avec l'aîné de Marsay. Ce monsieur a adopté le garçon, devenant ainsi, selon la loi, son père. Le jeune Henri fut élevé par Mademoiselle de Marsay et l'abbé de Maronis. Il entretient des relations intimes, en 1815, avec Paul de Manerville, et fait déjà partie des tout-puissants Treize, avec Bourignard, Montriveau et Ronquerolles. Il trouve alors rue Saint-Lazare une jeune fille de Lesbosen, Paquita Valdes, dont il souhaite faire sa maîtresse. Il rencontra en même temps sa propre sœur naturelle, Madame de San-Real, dont il devint la rivale pour l'amour de Paquita. Marsay avait d'abord été l'amant de la duchesse Charlotte, puis d'Arabelle Dudley, dont les enfants étaient son image. Il fut également connu pour être intime avec Delphine de Nucingen jusqu'en 1819, puis avec Diane de Cadignan. En sa qualité de membre des Treize, Henri était du parti de Montriveau lorsqu'Antoinette de Langeais fut enlevée aux Carmélites. Il acheta Coralie soixante mille francs. Il passa tout son temps sous la Restauration en compagnie de jeunes gens et de jeunes femmes. Il fut le compagnon et le conseiller de Victurnien d'Esgrignon, de Savinien de Portenduere et surtout de Paul de Manerville, dont il tenta vainement de diriger après un mariage mal nommé, et à qui il annonça, le plus tôt possible, sa propre union. Marsay seconda Lucien de Rubempré et lui servit, avec Rastignac, de second dans un duel avec Michel Chrestien. Les femmes Chaulieu et Fontaine craignaient ou admiraient Henri de Marsay, homme méprisé par M. de Canalis, le poète tant grillé. La Révolution de Juillet 1830 fit de Marsay un homme non négligeable. Il se contentait cependant de raconter gravement ses anciennes amours chez Félicité des Touches. Premier ministre de 1832 à 1833, il fut un habitué du salon légitimiste de la princesse de Cadignan, où il servit de paravent à la dernière insurrection vendéenne. C'est là en effet que Marsay a mis au jour les secrets, déjà anciens, de l'enlèvement de Malin. Marsay mourut en 1834, physiquement détruit, après avoir, peu de temps auparavant, alors que Nathan courtisait Marie de Vandenesse, pris part à l'intrigue, bien qu'il fût dégoûté de l'auteur. [Les Treize. Les humoristes inconscients. Une autre étude de la femme. Le muguet. Père Goriot. Jalousie d'une ville de campagne. Ursule Mirouet. Un règlement de mariage. Illusions perdues. Illusions perdues. Lettres de deux épouses. Le bal à Sceaux. Modeste Mignon. Les secrets d'une princesse. Le mystère de Gondreville. Une fille d'Eve.]