1765 Sir Charles Saunders
Sir Charles Saunders (National Maritime Museum) : portrait de l'amiral qui commandait la flotte lors de la prise de Québec (1759).
Le catalogue — portraits, fancy pictures et tableaux d'histoire dans l'ordre chronologique, chacun accompagné d'un commentaire.
714 œuvres du peintre et de l'atelier · 24 copies et œuvres d'après · 47 093 mots de commentaire · Partie 7 sur 21 · 1765–1768
Sir Charles Saunders (National Maritime Museum) : portrait de l'amiral qui commandait la flotte lors de la prise de Québec (1759).
La Reine Charlotte (Brighton Museum) : une version du portrait de la reine.
La Reine Charlotte (Statens Museum for Kunst, Copenhague) : le portrait de la reine, pendant du précédent.
Le Contre-amiral Augustus Keppel (Royal Museums Greenwich) : un autre portrait de Keppel conservé à Greenwich.
Sir James Hodges (Tate/National Gallery) : portrait du secrétaire municipal de la Cité de Londres.
Œuvre documentée · 4 éditions linguistiques Q19857368 Wikipédia
Huile sur toile, 127 × 101,5 cm — The Frick Collection, New York. Un portrait de John Burgoyne (1722–1792) — « Gentleman Johnny », le fringant général de cavalerie, auteur dramatique et député qui allait capituler avec l'armée britannique à Saratoga en 1777, tournant de la Révolution américaine — dans l'uniforme de son propre régiment de dragons légers, campé avec une crânerie assurée sur fond de ciel. L'un des plus beaux portraits militaires de Reynolds, et le principal Reynolds de la Frick.
Burgoyne est montré au sommet de sa première gloire, avant l'Amérique — le soldat élégant et théâtral, l'auteur de comédies à succès, l'homme à la mode — dans une pose de commandement détendu, l'uniforme de dragon peint avec brio. La signification ultérieure du tableau est celle du modèle : Saratoga fit de Burgoyne le bouc émissaire de la première grande défaite britannique de la guerre d'Amérique, et le général plein de crânerie de la Frick est l'image de l'assurance à laquelle Saratoga mit fin.
Par descendance et par le marché ; Henry Clay Frick ; la Frick Collection, où il est accroché parmi les grands portraits anglais que Frick réunit — Reynolds, Gainsborough, Romney —, témoins du goût du Gilded Age pour la grande manière géorgienne.
L'uniforme de dragon ; la crânerie ; le ciel ; le visage assuré. Puis se souvenir de Saratoga, onze ans plus tard.
Burgoyne était le modèle du soldat accompli de son temps : un fringant commandant de cavalerie, un homme du monde à la mode, un auteur dramatique à succès (The Heiress, The Maid of the Oaks) et un député. Reynolds le peignit dans l'uniforme du 16e régiment de dragons légers, qu'il avait levé, dans une pose de crânerie détendue sur fond de ciel — l'image assurée d'une carrière que l'Amérique allait briser. À Saratoga, en octobre 1777, Burgoyne, coupé de ses arrières après une marche vers le sud depuis le Canada, rendit toute son armée aux Américains — la défaite qui fit entrer la France dans la guerre et condamna la cause britannique — et rentra au pays pour y connaître la disgrâce et devoir justifier sa conduite.
Henry Clay Frick acheta le Burgoyne dans le cadre de l'appropriation, par le Gilded Age, de la grande manière anglaise, et le tableau est accroché à la Frick parmi les Gainsborough et les Romney que les magnats américains prisaient comme l'image d'une aristocratie. C'est l'un des plus beaux portraits militaires de Reynolds, et sa crânerie en est le propos : l'assurance de l'armée que Saratoga humilia. L'uniforme du 16e dragons légers, la pose détendue et le ciel ouvert sont l'image d'une carrière à son zénith ; la charge émouvante du tableau, comme celle de l'Orme, est rétrospective, et les visiteurs de la Frick qui connaissent la guerre d'Amérique lisent la crânerie à la lumière de la capitulation.
Burgoyne leva et commanda le 16e régiment de dragons légers, siégea au Parlement, écrivit des comédies à succès et brilla dans le monde ; Reynolds fit passer toute cette assurance dans la pose et dans le ciel. Saratoga fit de lui un bouc émissaire, et la crânerie du tableau en devint, rétrospectivement, le sujet — l'image de l'armée et de l'assurance que la guerre d'Amérique humilia. La Frick l'accroche parmi les portraits anglais de la grande manière que le Gilded Age prisait comme la définition même d'un maître ancien.
Le Général John Guise (Christ Church, Oxford) : portrait du soldat et collectionneur dont les tableaux allèrent à Christ Church.
John Manners, marquis de Granby (Ringling Museum, Sarasota) : portrait du commandant bien-aimé de la guerre de Sept Ans.
Lord Rockingham et Edmund Burke (Fitzwilliam Museum) : un double portrait du Premier ministre whig et de son secrétaire et allié Burke — la direction du parti qui formait l'univers politique de Reynolds ; un groupe inachevé et d'une grande importance historique.
Mrs James Paine et les demoiselles Paine (Lady Lever Art Gallery) : un groupe familial réunissant l'épouse et les filles de l'architecte Paine.
Œuvre documentée · 2 éditions linguistiques Q125243263 Wikipedia
Huile sur toile — collection particulière (Wikidata ne signale aucune collection publique). Le portrait par Reynolds de la peintre suisse Angelica Kauffman (1741–1807), arrivée à Londres en 1766 et devenue aussitôt une célébrité et, un temps, membre fondateur de la Royal Academy — l'une des deux seules femmes parmi les fondateurs. Le portrait d'une peintre par un peintre, et le document de leur amitié.
Kauffman, peintre d'histoire et décoratrice dont la manière néoclassique conquit Londres puis Rome, était l'amie et l'admiratrice de Reynolds (elle peignit son portrait en retour, ainsi qu'une allégorie d'elle-même hésitant entre la Musique et la Peinture, qui fait écho à son Garrick) ; tous deux étaient les peintres les plus célèbres de Londres à la fin des années 1760. Que Reynolds l'ait peinte, et qu'elle l'ait peint, témoigne d'une estime réciproque entre le président de l'Académie et l'une des deux femmes qui la fondèrent — un statut que l'Académie n'accorderait à aucune autre femme pendant deux siècles.
Par descendance et par le marché ; collection particulière. L'amitié qu'il consigne relie trois peintres de cette collection : Reynolds, Kauffman et (par les dernières années romaines de Kauffman) Vigée Le Brun, qui lui rendit visite à Rome en 1790.
Le visage d'une peintre par un peintre ; la manière que Reynolds accorda à une consœur. Puis le lien avec la propre image que Kauffman donna d'elle-même en allégorie des arts.
Kauffman et Mary Moser furent les deux seules femmes parmi les trente-six membres fondateurs de la Royal Academy en 1768 — et le portrait de groupe des fondateurs par Zoffany relégua fameusement les deux femmes à des portraits accrochés au mur, puisqu'elles ne pouvaient assister avec les hommes à la classe de modèle vivant. Le portrait de Kauffman par Reynolds est le témoignage d'une amitié par-delà cette barrière : le président et la fondatrice, peints l'un par l'autre, collègues dans une institution qui les admettait et les entravait. Kauffman quitta Londres pour Rome en 1781, où Vigée Le Brun lui rendrait visite en 1790, reliant trois des peintres de cette collection.
Par descendance et par le marché ; collection particulière. Le tableau est le document du moment où deux femmes figurèrent parmi les fondateurs de l'institution centrale de l'art britannique — un moment qui ne se répéta pas à égalité pendant deux cents ans. L'Autoportrait hésitant entre la musique et la peinture de Kauffman (Nostell Priory) fait écho au Garrick de Reynolds, antérieur de quelques années — la figure entre deux femmes allégoriques — et montre combien les inventions des deux peintres étaient proches ; l'amitié était réelle, et les portraits en sont le témoignage.
Que la Royal Academy ait admis deux femmes parmi ses fondateurs, puis, pendant deux siècles, presque aucune autre, voilà le contexte que porte le portrait ; Kauffman et Mary Moser étaient des membres fondateurs qui ne pouvaient assister à la classe de modèle vivant, et le groupe des fondateurs peint par Zoffany les relégua à des portraits accrochés au mur. Le portrait que Reynolds fit de sa consœur est le document d'un moment de possibilité, et de l'amitié entre le président et la femme peintre la plus accomplie de Londres avant son départ pour Rome.
Charles Townshend (National Trust) : portrait du chancelier de l'Échiquier dont les taxes sur les colonies américaines contribuèrent à provoquer la Révolution.
Œuvre documentée · 1 édition linguistique Q12858337
Huile sur toile — Gemäldegalerie, Berlin. Une conversation piece réunissant le chirurgien Tysoe Saul Hancock, sa femme Philadelphia (la tante de la romancière Jane Austen — Philadelphia était la sœur du père d'Austen), leur petite fille Betsy et une ayah indienne, peinte après le retour de la famille du Bengale. Un portrait de groupe rare dans l'œuvre de Reynolds, et un document sur le monde de la Compagnie des Indes orientales — et sur la famille de Jane Austen.
Les Hancock avaient fait fortune au Bengale, où Tysoe était chirurgien de la Compagnie et un associé de Warren Hastings (Hastings était le parrain de Betsy et, disait la rumeur, davantage) ; l'ayah du tableau est la nourrice indienne qui les accompagna en Angleterre. Le tableau est ainsi le portrait de la famille anglo-indienne de l'âge d'or de la Compagnie, avec sa richesse, son enfant et sa servante indienne, peint par le peintre de la classe dirigeante. Son lien avec Jane Austen — Philadelphia était la tante de la romancière, et Betsy (Eliza de Feuillide) sa cousine et, selon certains, le modèle de Mary Crawford — en a fait une relique littéraire.
Par descendance ; le marché allemand ; la Gemäldegalerie de Berlin, l'un des rares groupes de Reynolds hors de Grande-Bretagne. La conversation piece — le groupe familier dans un cadre domestique — était un genre que Reynolds abandonnait le plus souvent à d'autres (Zoffany, Devis), et la Famille Hancock en est un rare essai ; sa présence à Berlin, et ses liens avec Austen et Hastings, en font l'un des tableaux les plus chargés d'histoire du catalogue.
Les rares essais de Reynolds dans la conversation piece — le groupe familial familier, de petit format — le montrent à l'œuvre dans un mode qu'il laissa largement à Zoffany et aux spécialistes, et la Famille Hancock est le plus important d'entre eux ; la disposition soignée des quatre figures, son ayah indienne et la fortune de la Compagnie en font le portrait d'un monde autant que d'une famille. Sa présence à Berlin est un hasard du marché, et son lien avec Austen un cadeau pour l'histoire littéraire.
Les quatre figures et leurs relations ; l'ayah ; l'enfant ; la fortune de la Compagnie. Puis le lien avec Austen, que le tableau porte par le sang.
Les Hancock sont le monde de la Compagnie des Indes orientales en un seul groupe : le chirurgien parti au Bengale faire fortune, l'épouse anglaise, l'enfant née en Inde, l'ayah indienne revenue avec eux, et — hors de la toile — Warren Hastings, le futur gouverneur général, parrain de Betsy et protecteur de la famille. La richesse qui paya le tableau était celle du Bengale ; la présence de l'ayah consigne les circulations humaines de l'empire ; et l'ensemble est une conversation piece du genre que Reynolds peignit rarement, le groupe familial familier que les Hollandais et Hogarth avaient rendu anglais.
Philadelphia Hancock était la sœur du révérend George Austen, le père de Jane Austen ; sa fille Eliza, plus tard comtesse de Feuillide, fut la brillante cousine de la romancière et, selon certains, un modèle de Mary Crawford dans Mansfield Park. Le tableau est ainsi une relique de la famille Austen autant que de la Compagnie, et sa présence à Berlin — l'un des rares groupes de Reynolds hors de Grande-Bretagne — est un hasard du marché du XIXe siècle.
« La Réflexion » : fillette à la grappe de raisin (National Trust) : un tableau de fantaisie représentant une fillette.
Anthony Chamier (Museum of Fine Arts, Houston) : portrait du sous-secrétaire d'État, membre du Club.
Le Docteur John Armstrong (Art Gallery of South Australia) : un autre portrait du médecin-poète.
George Townshend, 1er marquis Townshend (collection particulière) : portrait du soldat et caricaturiste qui succéda à Wolfe à Québec.
John Armstrong, médecin et poète (Figge Art Museum, Iowa) : portrait du médecin-poète écossais.
John Parker, 1er baron Boringdon (National Trust) : portrait du magnat du Devon, maître de Saltram, l'un des grands protecteurs locaux de Reynolds.
Jeune berger jouant du pipeau (National Trust) : un tableau de fantaisie représentant un jeune berger.
Elizabeth, lady Amherst (collection particulière) : l'épouse du feld-maréchal Amherst.
Fillette (peut-être Theophila Palmer) (Royal Albert Memorial Museum, Exeter) : un portrait d'enfant, peut-être « Offy » Palmer, la petite-nièce du peintre, l'un de ses modèles favoris.
Portrait de femme (Metropolitan Museum of Art) : une modèle non identifiée.
Peut-être le commodore John Harrison (National Trust) : un modèle de la marine à l'identification incertaine.
Sir John Chichester, 5e baronnet (National Trust) : un baronnet du Devon.
Sir Thomas Dyke Acland, 7e baronnet (National Trust) : portrait du magnat du Devon.
Sir John Cust, 3e baronnet (National Trust) : portrait du président de la Chambre des communes (voir les versions de Corpus Christi et du Parlement).
George Grenville, membre du Parlement (National Trust) : portrait du Premier ministre du Stamp Act.
Warren Hastings (National Portrait Gallery) : portrait du premier gouverneur général du Bengale, dont la mise en accusation (conduite par Burke) fut le grand procès politique des années 1780 ; le portrait du bâtisseur de l'Inde britannique.
George Capel, vicomte Malden, et lady Elizabeth Capel (Metropolitan Museum of Art) : un double portrait de deux enfants du comte d'Essex.
John Manners, marquis de Granby (Royal Collection) : un autre portrait du général bien-aimé.
Montagu Edmund Parker (National Trust) : portrait d'un membre de la famille Parker de Saltram.
La Guérison, allégorie (Dulwich Picture Gallery) : un tableau à sujet allégorique.
Sir Jeffrey Amherst (Yale Center for British Art) : un autre portrait du conquérant du Canada.
Sir Jeffrey Amherst (Musée des beaux-arts du Canada) : portrait du conquérant du Canada, conservé comme il se doit à Ottawa.
Sir Thomas Dyke Acland, 7e baronnet (National Trust) : un autre portrait du magnat du Devon.
Sir Watkin Williams-Wynn et sa mère (Tate/National Gallery) : portrait du magnat gallois enfant, avec sa mère.
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