TOME VIII · CHAPITRE XIX

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Summary

Père Tellier's 'art and game' with benefices — the feuille des bénéfices become a weapon of war; Mailly from Arles to Reims, Janson to Arles, Le Normand to Évreux, Turgot to Séez, Dromesnil to Autun then Verdun; abbé de Maulevrier, family and character; the death of abbé de Langeron — Fénelon's friend. Cardinal Gualterio sets France's arms on his Roman palace; deaths of Mme de Caderousse — with the 'dukes of Avignon' explained —, the civil lieutenant Le Camus (Argouges succeeds), Lavienne, the marquise de Laval, Denonville.

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Art et manége du P. Tellier sur les bénéfices
Beaucoup de bénéfices s'étaient amassés. Le P. Tellier, « qui faisoit tout sous terre », bannit les temps accoutumés des distributions — les jours de communion du roi — « pour mettre les demandeurs en désarroi » et se rendre maître des choix ; il exclut « autant qu'il lui fut possible tout homme connu et de nom, et ne voulut que des va-nu-pieds et des valets à tout faire, gens obscurs…, qui se dévouoient sans réserve aux volontés du confesseur ». On sut à la mi-juillet pour deux cent quarante mille livres d'évêchés et d'abbayes donnés, mais peu à peu : il supprima les listes et gardait « quelquefois telle nomination in petto un mois et six semaines, manége profond que l'impatience de la cour ne put jamais goûter ».
Mailly, archevêque d’Arles, passe à Reims
M. de Mailly, archevêque d'Arles, « s'étoit brouillé, et aux couteaux tirés, avec le cardinal de Noailles » : « la fortune des Noailles lui étoit entrée de travers dans la tête », sa belle-sœur n'étant que nièce à la mode de Bretagne de Mme de Maintenon quand la vraie nièce avait valu un duché aux Noailles. Rembarré dans l'assemblée du clergé avec une fermeté qui « remplit son cœur de haine à ne lui pardonner jamais », il se jeta aux jésuites ; le P. Tellier trouva en lui l'instrument rêvé contre le cardinal — nom illustre, alliance Maintenon, belle-sœur dame d'atours — et, pour s'en servir, le tira de Provence et le fit passer à Reims : « je ne vis jamais homme si aise que le nouveau duc et pair ».
Janson archevêque d’Arles
Le cardinal de Janson avait un neveu à Saint-Sulpice, « fort saint prêtre, mais d'une parfaite bêtise, d'une ignorance crasse » : sujet jugé propre par le P. Tellier pour se concilier le cardinal. Le roi voulut lui apprendre lui-même ce choix ; Janson, « droit et vrai, au lieu de remercier, s'écria » : son neveu n'était point fait pour être évêque, « ce seroit encore trop pour lui qu'être vicaire d'un curé de campagne », qu'on lui donnât plutôt une abbaye de dix ou douze mille livres, « qui seroit un Pérou pour lui ». « Le roi le loua fort, mais tint ferme, et l'abbé de Janson fut archevêque d'Arles. »
Le Normand évêque d’Évreux, Turgot évêque de Séez
Nîmes fut donné à l'abbé de La Parisière, « qui le paya bien à son protecteur, et qui se rendit aussi célèbre en forfaits que Fléchier, son prédécesseur, l'étoit devenu par son esprit ». Le Normand eut Évreux : « un homme fait exprès pour le P. Tellier, un cuistre de la lie du peuple », habile « dans la chicane ecclésiastique », devenu official du cardinal de Noailles qui le chassa honteusement « pour des trahisons considérables…, que les jésuites lui avoient fait faire, et qui l'en récompensèrent par cet évêché ». L'abbé Turgot, aumônier du roi, eut Séez.
Dromesnil évêque d’Autun, puis de Verdun
Le maréchal de Boufflers eut Autun pour son parent l'abbé de Dromesnil, « qui passa depuis à Verdun, et y a bâti de fond en comble le plus vaste et le plus superbe palais épiscopal qu'il y ait en France » — nomination de faveur familiale typique de cette fournée, Autun ayant d'abord été donné plus d'un an auparavant à l'abbé de Maulevrier, qui l'avait rendu sans prendre de bulles.
Abbé de Maulevrier ; sa famille ; son caractère
L'abbé de Maulevrier, dédommagé d'Autun par l'abbaye de Moutiers-Saint-Jean, était « un grand homme décharné, d'une pâleur de mort qu'on va porter en terre », nommé Andrault, d'une famille « si peu de chose » ; « tout à fait ignorant, mais grand maître en manéges et en intrigues », ami intime du P. de La Chaise, livré aux jésuites et à M. de Cambrai ; « doux, poli, flatteur, respectueux…, mais un homme à qui il ne falloit pas marcher sur le pied, pétulant et dangereux, qui ne pardonnoit point ». Promoteur du clergé, son audace envers le cardinal de Noailles lui attira « un traitement fâcheux et qui porta sur l'honneur ». Vieux et gueux, « il ne vouloit plus être évêque que pour l'honneur, et comme, avant Notre-Seigneur, les Juives se marioient pour ôter l'opprobre de dessus elles ».
Mort de l’abbé de Langeron
Mort de l'abbé de Langeron, neveu de l'abbé de Maulevrier : « si attaché à M. de Cambrai, qui fut chassé avec lui, passa le reste de sa vie chez M. de Cambrai, dans sa plus intime confiance, et qui y mourut à la fin de cette année » — fidélité de disgrâce qui l'avait suivi depuis la chute de Fénelon jusqu'à Cambrai, où il finit ses jours dans la familiarité du prélat exilé.
Cardinal Gualterio met les armes de France sur la porte de son palais à Rome
Les deux grosses abbayes de la fournée furent données à des cardinaux romains : Saint-Remy de Reims au cardinal Gualterio, « qui arbora les armes de France sur la porte de son palais à Rome » — déclaration publique de son attachement au parti français —, et Saint-Étienne de Caen au cardinal de La Trémoille, chargé des affaires du roi auprès du pape.
Mort de Mme de Caderousse ; naissance et caractère d’elle et de son mari
Mort de Mme de Caderousse, sans enfants, « la dernière de la maison de Rambures », femme « fort du monde et du jeu » à Paris. Son mari, qui s'appelait Cadart « et qui vouloit se nommer Ancezune », portait le nom de duc de Caderousse : « un paresseux, grand, bien fait, de beaucoup d'esprit et orné, qui n'avoit guère servi que les dames ». Sa longue maladie de poitrine, abandonnée par écrit des médecins et guérie par Caretti, lança la vogue de cet empirique. Il aimait « à régenter et à dogmatiser, et pour le moins autant à emprunter de qui il pouvoit, et à ne le guère rendre, et tout cela avec les plus grandes manières du monde » ; devenu dévot, « c'étoit merveilles de l'entendre moraliser ». « Il a vécu fort vieux et toujours fort pauvre. »
Ducs d’Avignon ; ce que c’est
Sur les ducs d'Avignon : ces ducs « que le pape fait, sont inconnus partout, même à Rome, où ils n'ont, non plus qu'ailleurs, ni rang, ni honneur, ni distinction quelconque. À Avignon, ils en ont chez le vice-légat et dans toute cette légation. C'est chose dont les papes ne sont pas avares, et qui se donne assez ordinairement pour de l'argent » — titre de pure vanité dont Caderousse faisait tout son état.
Mort du lieutenant civil Le Camus ; son caractère
Mort du lieutenant civil Le Camus : « la plus belle représentation du monde de magistrat ; il l'étoit bon aussi et honnête homme, obligeant, et avoit beaucoup d'amis ; mais il étoit glorieux à un point qu'on en riait et qu'on en avoit pitié ». Frère du premier président de la cour des aides et du cardinal Le Camus, « quand il disoit “mon frère le cardinal”, il se rengorgeoit que c'étoit un plaisir ».
Argouges lieutenant civil
Pelletier, de sa retraite, demanda la charge de lieutenant civil pour d'Argouges, fils de sa fille, « qui n'avoit que vingt-six ans » ; et « le roi, qui ne refusoit rien à Pelletier, la lui donna » — faveur insigne pour un si jeune magistrat, mesure de l'estime durable que le roi gardait à son ancien ministre retiré du monde.
Mort de Lavienne, premier valet de chambre du roi
Mort de Lavienne, premier valet de chambre du roi, « à plus de quatre-vingts ans » : Saint-Simon renvoie à ce qu'il a « assez fait connoître ailleurs » de « ce personnage de l'intérieur » — l'ancien baigneur devenu confident des heures intimes du règne. Son fils Chancenay, qui avait sa survivance, « est encore premier valet de chambre ».
Mort de la marquise de Laval
Mort de la vieille marquise de Laval à quatre-vingt-huit ans : « fille aînée du chancelier Séguier, sœur de la duchesse de Sully, puis de Verneuil, mère, en premières noces, des duc, cardinal et chevalier de Coislin, et en secondes de la maréchale de Rochefort. Elle avoit beaucoup d'esprit et méchante. Elle laissa un prodigieux bien à l'évêque de Metz, son petit-fils. »
Mort de Denonville
Mort de Denonville, « brave et vertueux gentilhomme, qui avoit été gouverneur général de Canada, où il avoit très-bien servi, s'étoit fait aimer, et avoit acquis la confiance de tous les sauvages. Mais à la cour, où M. de Beauvilliers le fit sous-gouverneur des enfants de Monseigneur, rien de si plat. Il ne fut heureux en femme ni en enfants. »
Duchesse de Luynes gagne un grand procès contre Matignon
La duchesse de Luynes gagna « un procès de quatorze ou quinze cent mille livres contre Matignon, sur la succession de Mme de Nemours. Le singulier est que Matignon l'avoit gagné tout d'une voix aux requêtes du palais, et qu'il le perdit tout d'une voix à la grand'chambre » — renversement complet et unanime d'une juridiction à l'autre, qui laissa à Matignon le reste de l'héritage déjà recueilli.
Mort du marquis de Bellefonds
Mort du marquis de Bellefonds, petit-fils du maréchal, « tout jeune, laissant un fils en maillot », et vacant le gouvernement et capitainerie de Vincennes qu'il tenait de son père, gendre du duc de Mazarin — dépouille dont la liste des demandeurs fut aussitôt « illustre et nombreuse ».
Le marquis du Châtelet gouverneur et capitaine de Vincennes
Le roi ne voulut point voir la liste et, à la prière de Mme la duchesse de Bourgogne appuyée de Mme de Maintenon, donna Vincennes au marquis du Châtelet, avec charge de quelque chose pour l'enfant : « cela valut encore dix-huit mille livres de rente ». La marquise, fille du maréchal de Bellefonds, dame du palais « d'une vertu de toute sa vie, douce, aimable et généralement reconnue, qui faisoit son service sans se mêler de rien », était fort pauvre comme son mari : « on a remarqué que ce fut la seule des dames du palais, et la plus retirée de toutes, qui eut une grâce de la cour ». La maréchale de Bellefonds, qui demeurait à Vincennes par pauvreté, eut un brevet pour son logement.
Souper de Saint-Cloud
Aventure qu'on s'efforça d'étouffer : à un souper de Mme la duchesse de Bourgogne à Saint-Cloud — dont Mme de Saint-Simon se dispensa —, Mme la duchesse de Berry et M. le duc d'Orléans, « mais elle bien plus que lui, s'y enivrèrent au point que Mme la duchesse de Bourgogne, Mme la duchesse d'Orléans, et tout ce qui étoit là ne surent que devenir ». M. le duc de Berry était présent, « à qui on dit ce qu'on put ». « L'effet du vin, haut et bas, fut tel qu'on en fut en peine, et ne la désenivra point, tellement qu'il la fallut ramener en cet état à Versailles. Tous les gens des équipages le virent et ne s'en turent pas » ; on parvint pourtant à le cacher au roi, à Monseigneur et à Mme de Maintenon.
Tentative de la flotte ennemie sur Agde et le port de Cette, sans succès
Fin juillet, la flotte ennemie mit seize cents hommes à terre devant le port de Cette, dont elle prit le retranchement, et s'empara d'Agde, « dont les habitants pouvoient les en empêcher, seulement en leur fermant leurs portes ». Roquelaure courut avec Bâville ; le duc de Noailles accourut de Perpignan avec mille hommes et huit cents chevaux, « qui fort aisément chassèrent les ennemis du port de Cette, l'épée à la main, en tuèrent trois ou quatre cents, en prirent une centaine ; et quantité se noyèrent en se rembarquant à la hâte ». Les trois mille hommes débarqués abandonnèrent tout ; Noailles et Roquelaure « n'y perdirent que deux grenadiers ».
Situation de l’Espagne
Situation de l'Espagne : pour l'entendre, il faut avoir vu « le triste succès du voyage de Torcy à la Haye, et les prétentions démesurées et plus que barbares de gens résolus à rompre tout moyen de paix » sur quoi se rompit « toute l'indigne négociation de Gertruydemberg ». L'Espagne était « livrée à sa propre faiblesse », la France, « bien en peine de se défendre elle-même », aimant mieux « se laisser une espérance d'obtenir une paix devenue si pressamment nécessaire, en abandonnant l'Espagne d'effet », que de buter sur cette dure condition impossible à accepter en forme.
Mme des Ursins fait un léger semblant de la quitter
Pour ôter jusqu'aux apparences, le roi montra qu'il retirait jusqu'à Mme des Ursins ; « et Mme des Ursins à faire toute la contenance d'une personne qui va partir et qui ne prend plus qu'un mois ou six semaines pour régler tout à fait son départ. Elle le manda de la sorte à notre cour, qui prit soin de le répandre. » Saint-Simon doute que la résolution fût sérieuse : « Mme des Ursins n'y pensa jamais sérieusement, ni Leurs Majestés Catholiques. Cette façon ne fut qu'une complaisance susceptible d'être différée, puis rompue, comme en effet après cette annonce il n'en fut plus parlé. »
M. de Vendôme de nouveau demandé par l’Espagne
On manquait tout à fait de généraux en Espagne : M. de Vendôme en profita. Sa situation en France « lui devenoit de plus en plus insupportable » ; il espéra « qu'en se faisant demander par le roi d'Espagne, le roi se trouveroit soulagé de l'y laisser aller pour s'en défaire », et le fit sentir à la princesse des Ursins, qui de son côté voulait montrer aux alliés que la France s'intéressait toujours aux affaires d'au-delà des Pyrénées. « C'est en effet ce soulagement du roi qui fit l'affaire de M. de Vendôme » ; mais l'envoi fut retardé jusqu'à ce qu'on eût vu à Gertruydemberg « qu'il n'y avoit point de paix à espérer ».
Le roi d’Espagne en Aragon, à la tête de son armée ; Villadarias sous lui
Fin mars, le roi d'Espagne partit de Madrid se mettre à la tête de son armée en Aragon, Villadarias choisi pour la commander sous lui : « un de leurs meilleurs et plus anciens officiers généraux », qui avait longtemps servi en Flandre, fort bien défendu Charleroy en 1693 contre les maréchaux de Luxembourg et de Villeroy — il portait alors le nom de Castille —, employé au siège de Gibraltar que Tessé ne put prendre, puis retiré chez lui en Andalousie ; « il étoit vieux et fort galant homme ».
Duc de Medina-Celi arrêté, conduit à Ségovie, puis à Baronne, avec Flotte
Peu de jours auparavant, le duc de Medina-Celi fut arrêté et conduit au château de Ségovie. Mme des Ursins l'avait mis dans les affaires « pour qu'il ne fût pas dit qu'aucun Espagnol n'y avoit de part, et se couvrir elle-même du bouclier d'un nom révéré en Espagne » ; il s'était rendu souple à ses volontés, puis « s'en lassa et voulut pointer de son chef. Je ne sais s'il y eut d'autre crime. » Quatre commissaires furent chargés d'instruire son procès ; il fut ensuite transféré avec Flotte au château de Bayonne par trente gardes du corps, lorsque l'archiduc fit ses progrès.
Petits exploits des Espagnols
Petits exploits espagnols : le roi d'Espagne, reçu à Lerida « avec de grandes acclamations », passa la Sègre le 14 mai pour assiéger Balaguier — projet rompu par les grandes pluies qui emportèrent les ponts. Mahoni, avec un gros détachement, enleva les grands magasins établis par l'archiduc « avec cinq mille habits qui attendoient leurs troupes d'Italie ». En Estrémadure, le marquis de Bay fit escalader Miranda de Duero par Montenegro, qui prit la place, le gouverneur, la garnison et trois cents prisonniers de guerre : conquête qui « ouvrit les provinces de Tras-os-Montes et Entre-Duero-et-Minho pour la contribution ».
Staremberg bat les quartiers de l’armée du roi d’Espagne, qui se retire sous Saragosse
Le comte de Staremberg, rétabli d'une maladie « plus tôt qu'on ne le pensoit, rassembla promptement ses quartiers, marcha au milieu de ceux de l'armée du roi d'Espagne, en enleva et en battit, et obligea cette armée étonnée de se retirer sous Saragosse ». Le roi d'Espagne y demeura indisposé et dépêcha un courrier pour redoubler ses instances afin d'obtenir M. de Vendôme. « Ce mauvais succès tomba tout entier sur Villadarias », accusé d'imprudence et renvoyé chez lui, le marquis de Bay mandé du Portugal pour le remplacer. Il n'en avait coûté qu'environ mille hommes, « ainsi l'effroi et le désordre firent le plus grand mal » ; tout étant rompu à Gertruydemberg, Vendôme « fut accordé sur-le-champ et mandé ».
Vendôme va en Espagne, est froidement reçu à la cour, et mal par Mme la duchesse de Bourgogne
Vendôme arriva à Versailles le 19 août. M. du Maine avait négocié avec Mme de Maintenon de le mener à la toilette de Mme la duchesse de Bourgogne, fort nombreuse ce jour-là : la princesse se leva pour eux comme pour tous, se rassit, puis, elle « regardante et parlante » d'ordinaire, « fixa les yeux dessus [son miroir], et ne dit pas un seul mot à personne ». Du Maine et Vendôme demeurèrent « un bon demi-quart d'heure dans un silence universel de toute la chambre, qui avoit les yeux sur eux », et « se retirèrent à la sourdine ». Vendôme n'osa reparaître pour prendre congé — il aurait dû la baiser, et Saint-Simon soupçonne qu'il craignit « l'affront inouï du refus ». Le duc de Bourgogne le traita « assez honnêtement, c'est-à-dire beaucoup trop bien » ; après une audience du roi, il partit — presque sans avoir fait connaissance avec sa propre femme.

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