TOME XVII · CHAPITRE X

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Summary

The duchesse de Berry at Meudon, 'where her illness worsens and her will to declare her marriage grows' — the Regent confides it to the author 'and abruptly packs Rion off to Berwick's army'; the sick woman has herself carried to la Muette. Deaths of Effiat — with the 'strange singularity of his last illness' —, La Vieuville, Mme de Leuville; Biron the Regent's first equerry; pensions distributed; the duchesse du Maine at Châlon-sur-Saône 'almost at full liberty'.

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Mme la duchesse de Berry va demeurer à Meudon, où sa maladie empire, et sa volonté de déclarer son mariage augmente
Pour fuir Paris après le scandale et « l'embarras des Pâques », Mme la duchesse de Berry s'établit à Meudon dès le lundi de Pâques, contre toutes les représentations « du danger de l'air, du mouvement du carrosse et du changement de lieu ». « Le mariage de Rion causoit de violentes querelles et force pleurs » : elle répétait « qu'elle étoit veuve, riche, maîtresse de ses actions, indépendante de lui », citait les propos de Mademoiselle pour M. de Lauzun, et voulait pour Rion « les biens, les honneurs, les grandeurs ». Pour cacher son état, elle s'opiniâtra à donner à son père « un souper sur la terrasse de Meudon, sur les sept heures du soir »... « Ce souper en plein air ne lui réussit pas. Dès la nuit même elle se trouva mal », attaquée d'accidents « et d'une fièvre irrégulière ».
M. le duc d’Orléans me le confie et fait subitement partir Rion pour l’armée du maréchal de Berwick
M. le duc d'Orléans confia le mariage secret à Saint-Simon en se promenant dans le petit jardin de Montmartre : « le mariage ne me surprit que médiocrement par cet assemblage de passion et de peur du diable... Mais je fus étonné au dernier point de cette fureur de le déclarer dans une personne si superbement glorieuse. » Madame voulait « les dernières extrémités » — « M. le duc d'Orléans auroit fait jeter Rion par les fenêtres de Luxembourg ». Le régent trouva plus court de gagner du temps par l'absence : « dès le lendemain, Rion reçut à Meudon un ordre sec et positif de partir sur-le-champ pour joindre son régiment dans l'armée du duc de Berwick. Mme la duchesse de Berry en fut d'autant plus outrée qu'elle en sentit la raison. »
Mme la duchesse de Berry, déjà considérablement mal, se fait transporter à la Muette
« Quelque contraire que lui fussent l'air, le mouvement, le changement de lieu dans l'état où elle se trouvoit, rien ne put l'empêcher de se faire transporter de Meudon à la Muette, couchée entre deux draps, dans un grand carrosse, le dimanche 14 mai », espérant que la proximité de Paris ramènerait les visites de son père. « Ce voyage fut pénible par les douleurs qui s'étoient jointes aux autres accidents..., et qui devinrent très violentes. »
Mort d’Effiat
Le marquis d'Effiat « se trouva fort mal à quatre-vingt-un ans dans sa belle maison de Chilly » ; le maréchal de Villeroy, « son bon ami et sa dupe en bien des choses », lui fit recevoir les sacrements. Il mourut le 3 juin, laissant « un prodigieux argent comptant, de grands biens et de belles terres..., des legs considérables, et des fondations fort utiles pour l'éducation de pauvres gentilshommes. Il donna Chilly à M. le duc d'Orléans, qui ne le voulut pas accepter, et le rendit à la famille. » Le régent ne l'alla point voir « et parut si peu touché de sa maladie et de sa mort, que les maréchaux de Villeroy, Villars, Tessé, Huxelles et autres en prirent une nouvelle inquiétude ».
Singularité étrange de sa dernière maladie
Sa dernière maladie eut une singularité étrange : chaque soir à sept heures, il chassait du Palais et jusqu'à ses valets de chambre, « avec des défenses si expresses d'y rentrer... jusqu'à ce qu'il sonnât » ; or, écoutant à la porte, valets puis du Palais « entendoient parler leur maître et une autre voix avec lui, étant très sûrs qu'il n'y avoit et ne pouvoit y avoir que le malade dans la chambre ; ce colloque duroit souvent une heure et plus ». Du Palais, surpris un soir à se cacher, essuya sa colère — « Sortez donc ; mais sortez » — et, ressorti, « le colloque ne tarda pas à commencer. Ni lui ni les valets de chambre n'en ont jamais pu découvrir davantage. » Saint-Simon tint le récit de Lanmary, à qui du Palais l'avait conté.
Biron premier écuyer de M. le duc d’Orléans
« L'écurie et les équipages de M. le duc d'Orléans, qu'Effiat entretenoit moyennant une somme, se trouvèrent dans un grand délabrement. Biron fut deux jours après choisi par M. le duc d'Orléans pour remplir cette charge lucrative. »
Mort de La Vieuville et de Mme de Leuville ; quelle elle était
La Vieuville mourut à Paris, ancien chevalier d'honneur de la reine, « mais le plus pauvre et le plus obscur homme du monde » ; et Mme de Leuville à soixante-sept ans, nièce de Laigues « qu'on prétendit que la fameuse Mme de Chevreuse avoit, à la fin, épousé secrètement » : « elle avoit beaucoup d'esprit, de domination, d'intrigue et d'amis qui se rassembloient chez elle... C'étoit une femme qui, sans tenir à rien, eut l'art de se faire compter : elle étoit riche et médiocrement bonne. »
Pensions données à Coettenfao, à Fourille, à Ruffey, à Savine, à Béthune, à La Billarderie
Saint-Simon fit rendre à Coettenfao son ancienne pension de six mille livres avec parole de l'ordre ; « Fourille, aveugle, et ancien capitaine aux gardes, fort pauvre, eut quatre mille livres de pension, et Ruffey, sous-gouverneur du roi, une de six mille. Savine obtint six mille livres d'augmentation d'appointements..., Béthune, distingué dans la marine, eut une pension de trois mille livres, et La Billarderie, conducteur de Mme du Maine à Dijon, en eut une de six mille. »
La duchesse du Maine à Châlon-sur-Saône, presque en pleine liberté
« Trois semaines après, [La Billarderie] y fut chercher la même avec un chirurgien et deux femmes de chambre, et la mena à Châlon-sur-Saône presque en pleine liberté ; elle y arriva le 24 mai. »
L’épouse du roi Jacques se sauve d’Inspruck, est reçue à Rome en reine
La fiancée du roi Jacques, arrêtée à Inspruck, « trouva moyen de se sauver la nuit en chaise de poste escortée par quatre hommes à cheval. On trouva sur sa table un écrit par lequel elle marquoit que c'étoit par ordre de sa famille. Elle arriva le 2 mai à Bologne ; elle y fut épousée le 7 par lord Murray, chargé de la procuration du roi Jacques, en partit le 9 pour Rome où elle fut reçue et traitée en reine. »
Le roi en pompe à Notre-Dame
Malgré la persécution « ouverte depuis si longtemps et avec une si scandaleuse animosité contre le cardinal de Noailles », le roi alla en pompe à Notre-Dame l'après-dînée de la Pentecôte : « il fut reçu à la porte par le cardinal de Noailles pontificalement revêtu, à la tête de son chapitre..., et par lui conduit au chœur où ce prélat entonna le Te Deum » ; le cardinal lui montra la chapelle de la Vierge et l'admirable vitrage, « toute aux dépens du cardinal ».
Étrange arrangement de son carrosse
L'arrangement du carrosse fut trouvé étrange : le roi sur le derrière entre le régent et M. le comte de Clermont, le prince Charles, grand écuyer, sur le devant entre M. le duc de Chartres et M. le Duc : « le roi en cérémonie, comme il étoit là, devoit être seul sur le derrière..., [au lieu de] faire de son carrosse un coche » ; et l'on trouva « fort singulier que M. le duc de Chartres fût sur le devant, tandis que M. le comte de Clermont étoit sur le derrière ».
Siège de Fontarabie
« Le maréchal de Berwick fit ouvrir la tranchée le 27 mai devant Fontarabie » ; l'armée d'Espagne se tenait vers Tafalla, et Coigny, par ordre du maréchal, visitait avec un léger détachement « les gorges et les passages de toute la chaîne des Pyrénées pour les bien reconnoître ».
Folle lettre anonyme à M. le prince de Conti
Pendant ce siège, M. le prince de Conti « reçut une lettre anonyme par laquelle on lui promettoit de le faire roi de Sicile, s'il vouloit passer en Espagne. Il s'en moqua avec raison, et l'envoya à M. le duc d'Orléans » : proposition ridicule — quinze mille Impériaux venaient de passer en Sicile et d'obliger le marquis de Lede d'abandonner son camp de Melazzo. « Mais la conjuration du duc et de la duchesse du Maine, enhardie après les frayeurs des emprisonnements par leur courte durée, et par la conduite du régent et de l'abbé Dubois à cet égard, faisoit bois de toute flèche et ne désespéroit pas encore de réussir. »
Mort du fils de d’Estaing
« Le fils unique d'Estaing, aide de camp de Joffreville, fut tué devant Fontarabie, sans enfants de la fille unique de Mme de Fontaine-Martel. »
Prise de Fontarabie, puis de Saint-Sébastien
« Fontarabie capitula le 16 juin. Tresnel, gendre de Le Blanc, en apporta la nouvelle. Le duc de Berwick fit aussitôt après le siège de Saint-Sébastien..., qui capitula le 1er août. Bulkley, frère de la maréchale de Berwick, en apporta la nouvelle. Quinze jours après, M. de Soubise apporta celle du château. »
On brûle à Santona trois vaisseaux espagnols prêts à être lancés à la mer
On apprit en même temps « qu'on avoit brûlé, dans un petit port près de Bilbao, nommé Santona, trois gros vaisseaux espagnols, qui étoient sur le chantier prêts à être lancés à la mer ».
Mort, fortune et caractère de La Berchère, archevêque de Narbonne
L'archevêque de Narbonne, Le Goux de La Berchère, mourut dans son diocèse : « c'étoit un grand vilain homme, sec et noir avec des yeux bigles... L'âme en étoit aussi belle que le corps en étoit désagréable ; très bon évêque et pieux, sans fantaisie et sans faire peine à personne, adoré partout où il avoit été, beaucoup d'esprit..., possédant au dernier point toutes les affaires du clergé, et venant à bout des plus difficiles..., parlant franchement aux ministres et en étant cru et considéré. »
Beauvau, archevêque de Toulouse, lui succède
« Ce fut une perte qui ne fut pas réparée par M. de Beauvau qui lui succéda, après avoir été évêque de Bayonne, ensuite de Tournay, puis archevêque de Toulouse. »
Mort, caractère et infortune de Dupin
Mourut aussi Dupin, « célèbre docteur de Sorbonne par sa vaste et profonde érudition, et par le grand nombre et la qualité de ses ouvrages » : « bel et bon esprit, juste, judicieux quand il avoit le temps de l'être, et un puits de science et de doctrine, avec de la droiture, de la vérité et des mœurs » — réduit « à imprimer pour vivre..., blasé de travail et d'eau-de-vie qu'il prenoit en écrivant pour se ranimer, et pour épargner d'autant sa nourriture ».
Misère de notre conduite à l’égard de Rome
Il fut « un étrange exemple de la conduite, si funestement répétée en France par la suggestion des jésuites et de leurs adhérents. Dans les temps de brouillerie avec Rome, sur les propositions de l'assemblée du clergé de 1682..., la cour se servit très avantageusement de sa plume, et, pour plaire à Rome depuis, le laissa manger aux poux. »
Impudence des Te Deum
Mme la Duchesse, longtemps fort mal, se trouva si considérablement mieux qu'on la crut guérie, et l'hôtel de Condé fit chanter pour cela aux Cordeliers un Te Deum « plus que très mal à propos ». Car « le Te Deum est une action publique jusqu'alors réservée au public et aux rois », pour remercier Dieu solennellement au nom du public. « Celui-ci ne porta pas bonheur à Mme la Duchesse », la jeune, sœur de M. le prince de Conti ; et après les princes du sang, on vit bientôt l'usage en descendre « aux moindres particuliers ».
Mort, fortune et caractère de Nyert
Nyert, premier valet de chambre, mourut alors : « un des plus méchants singes, auquel il ressembloit fort », l'un de ces familiers du feu roi redoutés des ministres mêmes, qu'il amusait aux dépens de tout le monde ; « l'avarice, l'envie et la haine étoient peintes sur son visage décharné ». Son père, excellent musicien de la voix et du luth, avait été proposé par le père de Saint-Simon à Louis XIII, qui s'ennuyait les soirs devant le pas de Suze, puis donné au roi et fait premier valet de chambre. Le fils avait attrapé les petits gouvernements de Limoges et des Tuileries, ce dernier passé à son propre fils avec sa charge.
Le roi à l’hôtel de ville, voit le feu de la Saint-Jean
On donna au roi le plaisir de voir le feu de la Saint-Jean à l'hôtel de ville, « beaucoup plus beau qu'à l'ordinaire » à cause de lui, avec quantité de dames et de seigneurs conviés par le duc de Tresmes. Le roi soupa seul ; le premier maître d'hôtel, soutenu de M. le Duc, et le prévôt des marchands se disputèrent l'honneur de le servir, jusqu'à ce qu'un « mezzo-termine » du régent tranchât : le prévôt servit, sur un billet reconnaissant que ce serait « sans conséquence ». Après le feu, plusieurs tables magnifiquement servies et un bal terminèrent la fête.
Fatuités du maréchal de Villeroy
On ne doutait pas que la galanterie dont le maréchal de Villeroy « s'étoit piqué toute sa vie » ne fît manger les dames avec le roi, âgé de huit ans ; mais « La pédanterie de gouverneur l'emporta » : il le fit souper seul, dans une chambre particulière, à son heure accoutumée. Puis « la fatuité du maréchal de Villeroy se déploya tout entière. Il fit faire au roi la prière comme s'il alloit se coucher, et se fit moquer par tout le monde. »
Mort et caractère de Chamlay
Chamlay, dont les Mémoires ont tant parlé, mourut d'apoplexie à Bourbon : extrêmement gros, sa grande sobriété et un exercice à pied quotidien et prodigieux ne l'en avaient pas garanti, et plusieurs attaques lui avaient abattu le corps et l'esprit. « C'étoit un homme d'un mérite très rare », fort regretté, grand-croix de Saint-Louis dès la fondation de l'ordre, maréchal général des logis des armées, honoré de « la confiance de M. de Turenne et des meilleurs généraux », comme de celle du roi, dont il usa avec probité, modestie et désintéressement.
La cour des monnaies obtient la noblesse
M. le duc d'Orléans, « à qui tout couloit d'entre les doigts », accorda la noblesse aux officiers de la cour des monnaies.
Le chevalier de Bouillon obtient trente mille livres de gratification
Parmi les libéralités du régent, « à qui tout couloit d'entre les doigts », le chevalier de Bouillon reçut « dix mille écus ».
Sainte-Menehould brûlée
Au même temps, en Champagne, « toute la ville de Sainte-Menehould fut brûlée ».
Autre incendie à Francfort-sur-le-Mein
Il y eut aussi « un grand incendie à Francfort-sur-le-Mein ».
Mort et caractère de Nancré
Nancré, « assez nouvellement revenu d'Espagne, charmé d'Albéroni », vint mourir « en vingt-quatre heures ». « C'étoit un des hommes du monde le plus raffiné et dont le cœur et l'âme étoient le plus parfaitement corrompus », avec beaucoup d'esprit, de connaissances, de souplesse et de liant. Après avoir servi puis fait le philosophe, il s'était accroché au Palais-Royal par Canillac et par les maîtresses, puis à M. de Torcy et, le plus sourdement possible, à l'entourage du feu roi ; valet de Nocé, enfin « âme damnée de l'abbé Dubois », qui le porta aux négociations étrangères.
Mort de la duchesse d’Albret (Le Tellier)
Le mariage du duc d'Albret avec une fille de Barbezieux avait fait grand bruit et importuné « les tribunaux, le régent et le conseil de régence » ; ce n'en était pas la peine : la jeune duchesse mourut « presque incontinent après en couche d'un fils qui mourut dix ou douze ans après ».
Clermont-Chattes ; quel ; est capitaine des Suisses de M. le duc d’Orléans
Le régent remplit dignement la place de Nancré, capitaine de ses Suisses, de vingt mille livres de rente : il la donna à Clermont-Chattes, frère de Roussillon et de l'évêque-duc de Laon, « qui n'avoit rien vaillant », et que la mort de Monseigneur avait achevé d'enfoncer dans la disgrâce où l'avait jeté l'aventure de Mlle Choin et de Mme la princesse de Conti. « Clermont, en naissance, en honneur, en probité, étoit le parfoit contraste de Nancré. Ce choix fut fort applaudi. »
Le garde des sceaux marie son second fils ; perd sa femme ; pousse ses deux fils
Le garde des sceaux maria son second fils à la fille, fort riche, du président Larcher ; ce mariage ne fut pas heureux, mais le jeune époux fit dans la suite « la plus brillante fortune de son état ». Lui-même perdit de la petite vérole, quelques mois après, sa femme, sœur de Caumartin. De ses deux fils, le second plein d'esprit et d'ambition, l'aîné « un balourd », il ne tarda pas à les mettre dans les emplois et, « malgré leur jeunesse », à les faire tous deux conseillers d'État.
Mort de Chauvelin, conseiller d’État
Chauvelin, conseiller d'État, mourut aussi. Ancien intendant de Picardie, « avec peu de lumières, mais beaucoup de probité », il était père de l'avocat général et de ce Chauvelin « dont la prodigieuse élévation et la lourde chute ont fait depuis tant de bruit ».
Mort, extraction, fortune du duc de Schomberg
Le duc de Schomberg mourut subitement en une de ses maisons près de Londres, à soixante-dix-neuf ans. Il était fils du dernier maréchal de Schomberg, Allemand et gentilhomme, sans parenté avec les deux maréchaux précédents ; huguenot, celui-ci s'était retiré en Allemagne à la révocation de l'édit de Nantes, avait servi l'électeur de Brandebourg puis le prince d'Orange, dirigé avec lui « la mécanique » de la révolution d'Angleterre, et fut tué à La Boyne. Le fils, « fait duc par le roi Guillaume », commanda les troupes anglaises en divers pays, « se retira à la fin mécontent », et avait épousé une sœur bâtarde de Madame.
Mort, fortune et caractère de Bonrepos
Bonrepos mourut « subitement dans sa maison à Paris, dans une heureuse vieillesse, sain de corps et d'esprit », sans avoir été marié. Longtemps dans les bureaux de la marine du temps de Colbert, puis premier commis et confident de Seignelay, il s'en retira à la mort de celui-ci, alla en Angleterre faire un traité de commerce, puis aux villes hanséatiques, fut ambassadeur en Danemark et en Hollande, et y réussit fort bien. Bien traité du roi et de Mme de Maintenon, il avait « de l'esprit, de l'honneur, de la capacité et des talents », et près de trente mille livres du roi ; Bonac, fils de son frère aîné, hérita de lui.

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