TOME XVII · CHAPITRE VI

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Summary

1719. The arrested du Maines' conduct — he at Doullens, she at Dijon; Mme la Princesse obtains softenings; the 'commotion of the conspiracy's discovery'; Noailles's conduct; Toulouse's 'clean speech and procedure'; the salt-smugglers 'submitting of themselves'. Abbé Dubois's address, having 'the manifesto against Spain drawn by Fontenelle' — examined in secret council, passed in regency, followed at once by the printed quadruple alliance: war declared on Philip V.

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Année 1719. Conduite du duc du Maine
1719. À Dourlens, le duc du Maine fut gardé par Favancourt, ancien sous-brigadier de la brigade de mousquetaires de Saint-Simon, qui lui conta tout au retour : « la mort étoit peinte sur le visage du duc du Maine pendant tout le voyage... ; il ne lui échappa ni plainte, ni discours, ni question, mais force soupirs... À chaque église devant quoi on passoit, il joignoit les mains, s'inclinoit profondément et faisoit force signes de croix... Jamais il ne nomma personne, ni Mme la duchesse du Maine, ni ses enfants. » Dans sa prison, « il faisoit ou montroit faire de longues prières, se prosternoit souvent, étoit petit et dépendant de Favancourt comme un très jeune écolier devant son maître..., point de quoi écrire... Au moindre bruit, au plus léger mouvement extraordinaire, il pâlissoit et se croyoit mort. Il sentoit bien ce qu'il avoit mérité. »
Conduite de Mme du Maine
Mme du Maine, conduite par le cadet La Billarderie, abusa de sa complaisance : « on eût dit, pendant la route, que c'étoit une fille de France qu'une haine sans cause et sans droit traitoit avec la dernière indignité. L'héroïne de roman, farcie des pièces de théâtre qu'elle jouoit elle-même à Sceaux depuis plus de vingt ans, ne parloit que leur langage. » À la nouvelle de Dijon, « elle vomit contre [M. le Duc] tout ce que la rage soutenue d'esprit peut imaginer de plus injurieux ; elle oublia qu'elle étoit sœur de M. son père ; elle n'épargna pas leur origine commune, et triompha de bien dire sur l'enfant de treize mois. Elle fit la malade, changea de voiture, s'arrêta à Auxerre et partout où elle put. »
Mme la Princesse obtient quelques adoucissements à Mme du Maine, et à Mme de Chambonnas, sa dame d’honneur, de s’aller enfermer avec elle ; puis son médecin
Mme la Princesse importuna tant le régent « qu'on lui envoya trois femmes de chambre et que Mme de Chambonnas, sa dame d'honneur, obtint la permission de s'aller enfermer avec elle, puis son médecin et une autre fille à elle ; mais ce fut dans le château de Dijon, sur lequel tout changement fut refusé. Ces égards étoient du bien perdu. M. le duc d'Orléans ne pouvoit l'ignorer, mais telle étoit sa déplorable faiblesse. »
Commotion de la découverte de la conspiration
« La commotion de la prison de M. et de Mme du Maine fut grande ; elle allongea bien des visages » : le premier président et d'Effiat, « qui de concert avoient ourdi tant de trames » ; le maréchal de Villeroy, « qui se persuadoit être le duc de Beaufort de cette régence » ; Villars « qui piaffoit en conquérant » ; Huxelles « tout important dans son lourd silence, tout du Maine, tout premier président » ; Tallard, « qui avec tout son esprit ne fut jamais que le frère au chapeau du maréchal de Villeroy et le valet des Rohan » ; Mme de Ventadour « transie par son vieil galant ». « Pas un n'osoit dire un seul mot ; ils évitoient de se rencontrer ; leur frayeur peinte sur leurs mornes visages les déceloit... La morgue étoit déposée ; ils étoient devenus polis, caressants, ils mangeoient dans la main, et, par ce changement subit et l'embarras qui le perçoit, ils se trahissoient eux-mêmes. »
Conduite du duc de Noailles
« Je ne puis dire de quelle livrée fut le duc de Noailles, mais il se soutint mieux que les autres, quoique avec un embarras marqué..., et il s'aida fort à propos de son enfermerie. S'il étoit ou n'étoit pas de l'intrigue, je n'ai pu le démêler ; mais ce qui fut visible, c'est qu'il fut fort fâché de la découverte... D'un autre côté, il étoit trop connu et trop méprisé des principaux personnages pour que je me puisse persuader qu'ils lui eussent fait part de leurs secrets. »
Netteté de discours et de procédé du comte de Toulouse
« Le comte de Toulouse, toujours le même, vint, aussitôt l'arrêt du duc et de la duchesse du Maine, trouver M. le duc d'Orléans. Il lui dit nettement qu'il regardoit le roi, le régent et l'État comme une seule et même chose ; qu'il l'assuroit sans crainte et sans détour qu'on ne le trouveroit jamais en rien de contraire au service et à la fidélité qu'il leur devoit... ; qu'il étoit bien fâché de ce qui arrivoit à son frère, mais duquel, il ajouta tout de suite, il ne répondoit pas. » Le régent en parut « charmé ».
Faux sauniers soumis d’eux-mêmes
Ce coup « acheva d'éparpiller cette prétendue noblesse dont ils s'étoient joués et servis avec tant d'art » ; et « de ce moment, les faux sauniers, qui s'étoient peu à peu mis en troupes, et qui avoient souvent battu celles qu'on leur avoit opposées, mirent partout armes bas, et demandèrent et obtinrent pardon. Cette promptitude mit tout à fait au clair qui les employoit et ce qu'on en prétendoit faire. Je l'avois inutilement dit, il y avoit longtemps, à M. le duc d'Orléans, qui de lui-même m'avoua alors que j'avois eu raison. »
Adresse de l’abbé Dubois
L'affaire du traité contre l'Espagne était devenue publique par l'adresse de Dubois : « Stairs, Koenigseck et l'abbé Dubois avoient pris soin de la répandre dès que la résolution en fut prise, afin qu'il n'y eût plus à en revenir, de forcer le régent à une prompte déclaration de guerre, et à agir aussitôt après en conséquence. »
Il fait faire par Fontenelle le manifeste contre l’Espagne
« Dubois, qui se servoit toujours de la plume de Fontenelle, si connu par son esprit, la pureté de son langage et ses ouvrages académiques, le chargea de la composition du manifeste qui devoit précéder immédiatement la déclaration de guerre. »
Il est examiné dans un conseil secret au Palais-Royal, passé après en celui de régence, et suivi aussitôt de la publication de la quadruple alliance imprimée, et de la déclaration de guerre contre l’Espagne
Le manifeste fut examiné dans un conseil secret (M. le Duc, le garde des sceaux, Dubois, Le Blanc et Saint-Simon, surpris d'y être admis « à moins que Dubois n'ait voulu orner son triomphe d'un captif qu'il n'osoit et ne pouvoit mépriser ») : « cette pièce fut ce qu'elle devoit être, c'est-à-dire masquée, fardée, mais pitoyable jusqu'à montrer la corde, parce que nul art ne pouvoit couvrir le fond... ; du reste, écrite aussi bien qu'il étoit possible, parce que Fontenelle ne pouvoit mal écrire. » Portée au conseil de régence, elle « y passa tout d'une voix, comme tout ce que le régent y présentoit » ; suivirent la publication de la quadruple alliance imprimée et la déclaration de guerre, l'Angleterre déclarant en même temps et la Hollande accédant.
Le tout très mal reçu du public
« Le public ne fut pas si docile. Il le fut encore moins à la déclaration de la guerre... Cela ne servit qu'à montrer quelle étoit la disposition de la nation ; mais, comme rien n'étoit organisé, et que ceux qui auroient voulu brouiller se trouvoient étourdis et effrayés du lit de justice des Tuileries et du coup de tonnerre tombé tôt après..., tout se borna à une fermentation qui ne put faire peur au gouvernement. Le traité de la quadruple alliance... ne trouva point d'approbateurs. »
Pièces répandues contre le régent sous le faux nom du roi d’Espagne, très faiblement tancées par le parlement
Parut alors « une lettre du roi d'Espagne, fabriquée à Paris, très offensante pour M. le duc d'Orléans..., tandis que le roi d'Espagne ignoroit ce que c'étoit » ; puis une autre pièce « faite dans quelque grenier de Paris », sous le faux nom de « Déclaration du roi catholique du 25 décembre 1718 ». Le parlement « n'osa demeurer dans le silence sur ce second libelle..., mais aussi se contenta-t-il de supprimer comme séditieuse et fausse une pièce qui méritoit les plus grandes rigueurs de la justice. M. le duc d'Orléans méprisa également la pièce et le jugement du parlement ; aussi ne fit-elle aucune fortune. »
Incendie du château de Lunéville
« Il y eut un grand incendie à Lunéville. Le duc de Lorraine y avoit bâti un beau et grand château qu'il avoit bien meublé et fort orné. Presque tout le château et tous les meubles furent brûlés. »
Conspiration contre le czar découverte
« Le czar découvrit une grande conspiration contre lui et contre toute sa famille. Il y eut force personnes arrêtées, quelques-unes punies de mort, plusieurs reléguées en Sibérie, d'autres confinées en diverses prisons. »
Le roi de Suède tué
« Charles XII, roi de Suède..., dont les exploits et les merveilles avoient étonné et effrayé l'Europe et ruiné radicalement ses États, fut tué la nuit du 11 au 12 décembre devant Frédéricshall en Norvège » : allé de nuit aux travaux du siège, « regardant, au clair de la lune, entre deux gabions, un boulet perdu lui fracassa le menton et l'épaule, et le tua roide. Il n'avoit que trente-sept ans et n'avoit point été marié. Ce funeste accident enleva un héros à l'Europe et à la Suède un fléau. »
Prétendants à cette couronne, qui redevient élective, et la sœur du feu roi élue reine avec peu de pouvoir, qui obtient après l’association au trône du prince de Hesse, son époux, mais avec force entraves contre l’hérédité et le pouvoir
Les Suédois profitèrent de cette « délivrance » pour « se remettre en possession de leur droit d'élire leurs rois ». Contre le jeune duc de Holstein, fils de la sœur aînée, le prince de Hesse fit proclamer sa femme : « la princesse Ulrique [fut] élue reine, sans faire mention du prince de Hesse son époux. En même temps le pouvoir de la reine fut tellement limité qu'il ne lui en resta que l'ombre » ; les états lui accordèrent plus tard « d'associer son époux, mais avec les mêmes précautions contre son autorité et contre la succession..., et il n'est roi de Pologne ni doge plus entravé qu'il l'est demeuré ».
Baron de Goertz est décapité, et le baron Van der Nath mis en prison perpétuelle
« Trois mois après l'élection, le baron de Gœrtz paya chèrement l'entière confiance que le roi de Suède avoit en lui » : la haine publique tomba sur ce ministre « dont la fortune, les biens, les hauteurs avoient excité l'envie. Il fut accusé de malversations bien ou mal fondées ; il fut arrêté, son procès lui fut fait, et il eut la tête coupée ; et le baron Van der Nath, impliqué dans la même affaire, fut condamné et mis en prison perpétuelle. »
M. le duc de Chartres a voix au conseil de régence, où il entroit depuis quelque temps
M. le duc d'Orléans, qui avait fait entrer M. le duc de Chartres au conseil de régence sans voix, « la lui donna. Il parut qu'il s'en repentit, en l'entendant opiner, bien des fois. »
Saint-Nectaire ambassadeur en Angleterre
« Saint-Nectaire fut nommé ambassadeur en Angleterre et pressé de se rendre à Hanovre où étoit le roi Georges. »
Rareté de son instruction et de celle des autres ministres de France au dehors
« Quand il demanda ses instructions, l'abbé Dubois lui répondit sans détour de n'en point attendre de lui, mais de les prendre des ministres du roi Georges, et d'être bien exact à s'y conformer. Ainsi les Anglois nous gouvernoient sans voile, et par l'abbé Dubois le régent leur étoit aveuglément soumis. En Hollande, Morville avoit le même ordre... ; les autres ministres au dehors eurent les mêmes ordres. »
Maligne plaisanterie du duc de Lauzun fait cinq ans après le vieux Broglio maréchal de France
Broglio, qui n'avait pas servi « depuis la défaite du maréchal de Créqui à Consarbruck », demanda le bâton « sous le beau prétexte qu'il étoit le plus ancien lieutenant général. Le régent se mit à rire, et lui dit que M. de Lauzun l'étoit avant lui. » C'était l'écho d'une malice de Lauzun qui, sur les bruits de promotion, était allé représenter au régent « de ce ton bas, modeste et doux qu'il avoit si bien fait sien..., qu'il étoit depuis bien des années le premier des lieutenants généraux » : le régent « se mit à éclater de rire..., en fit après le conte à tout le monde..., et Broglio [fut] affublé de tout le ridicule que M. de Lauzun avoit prétendu donner. Mais le rare est que ce qui lui attira la dérision publique alors le fit maréchal de France cinq ans après ; il est vrai que la dérision fut pareille, mais il le fut. »
Officiers généraux et particuliers nommés pour l’armée du maréchal de Berwick
« Beaucoup de régiments de gens distingués et plusieurs officiers généraux eurent ordre de se rendre à Bayonne pour servir contre l'Espagne sous Berwick, à qui le roi d'Espagne ne pardonna jamais. »
M. le prince de Conti obtient d’y servir de lieutenant général et de commandant de la cavalerie, et de monstrueuses gratifications
« M. le prince de Conti obtint d'être fait lieutenant général, de servir dans l'armée du duc de Berwick et d'y commander la cavalerie. Il s'y montra étrangement dissemblable à M. son père et au sang de Bourbon, jusque-là que toutes les troupes, jusqu'aux soldats, n'en purent retenir leur scandale... Il eut cent cinquante mille livres de gratification et beaucoup de vaisselle d'argent en présent. Il se fit encore payer ses postes... tant en allant qu'en revenant... On rit un peu de l'invention..., et la dispute là-dessus retarda son départ de dix ou douze jours. À la fin son opiniâtreté l'emporta. »
Prodigalités immenses aux princes et princesses du sang, excepté aux enfants du régent
« Gouvernements et régiments achetés par le roi pour les princes du sang, les appointements de ces gouvernements triplés pour eux, pensions énormes et gratifications pareilles, sans nombre et sans mesure ; des monts d'or au Mississipi, dont tout le fonds donné et payé par le roi ; les princesses du sang, femmes et filles, traitées pareillement, excepté les seuls enfants de M. le duc d'Orléans. » Mlle de Charolois eut encore quarante mille livres d'augmentation de pension, et Mme de Bourbon, religieuse à Fontevrault, dix mille.
Prodigalités au grand prieur
« Le grand prieur, pour qui M. le duc d'Orléans avoit un foible, même un respect fort singulier, comme l'impie et le débauché le plus constant et le plus insigne qu'il eût jamais vu..., fut au moins traité en prince du sang quant aux libéralités. »
Il veut inutilement entrer au conseil de régence ; mais ce fut quelque temps après être revenu d’exil ; et cela avoit été oublié ici en son temps
Il voulut aussi entrer au conseil de régence, et le régent y consentait. Saint-Simon lui montra « l'infamie d'admettre au conseil de régence un homme sans mœurs, sans honneur, sans principe, sans religion, qui depuis trente ans ne s'étoit couché qu'ivre..., déshonoré sur le courage et le pillage, qui avoit volé son frère, et capable de prendre dans les poches » ; puis il ameuta les maréchaux de Villeroy, d'Harcourt et de Villars, et d'Antin, qui déclarèrent tous « que, dans le moment que le grand prieur entreroit dans le cabinet du conseil pour y prendre place, nous en sortirions tous, et lui remettrions les nôtres ». Acculé par la froide réplique de Saint-Simon — « persuadez-vous que nous le ferons..., avec résolution de ne rien écouter, pas pour une minute, et de rendre le public, même le pays étranger, juge de la préférence » —, le régent lâcha : « Voilà un homme bien entêté et bien opiniâtre... Oh bien, je la leur donnerai s'ils veulent » ; et chacun des quatre alla recevoir sa parole positive. « Cela mit le grand prieur aux champs, et M. le duc d'Orléans en proie à ses reproches, qui en fut quitte pour un peu d'argent. »
L’infant de Portugal retourne de Paris à Vienne
Le frère du roi de Portugal, « lassé d'être depuis quelques mois à Paris... sans distinction et sans recevoir aucune honnêteté du roi, du régent, ni du monde à leur exemple, songea à se raccommoder avec le roi son frère, qui lui envoya de l'argent pour revenir à sa cour. Ce prince, toutefois, n'osa s'y fier et s'en retourna à Vienne. »
Le duc de Saint-Aignan entre en arrivant au conseil de régence
« Le duc de Saint-Aignan arriva d'Espagne et entra au premier conseil de régence qui se tint après. »
Mort et caractère de Saint-Germain Beaupré
« Saint-Germain-Beaupré, ennuyeux et plat important qui n'avoit jamais été de rien, mourut chez lui. Il avoit cédé son petit gouvernement de la Marche à son fils, homme fort obscur, en le mariant à la fille de Doublet de Persan, conseiller au parlement, qui trouva le moyen de percer partout et d'être du plus grand monde. »
Mort du prince d’Harcourt
« Le prince d'Harcourt mourut aussi à Monjeu chez sa belle-fille, après avoir mené une longue vie de bandit et presque toujours loin de la cour et de Paris. »
Mort et aventure de Mme de Charlus
La marquise de Charlus, mère du marquis de Lévi, « mourut riche et vieille. Elle étoit toujours faite comme une crieuse de vieux chapeaux. » D'où l'aventure : soupant un vendredi chez Mme la princesse de Conti entre deux reprises de lansquenet, elle mit sa coiffure « commode » en feu à une bougie sans s'en apercevoir ; l'archevêque de Reims, Le Tellier, « qui la vit tout en feu, se jeta à sa coiffure et la jeta par terre. Mme de Charlus, dans la surprise et l'indignation de se voir ainsi décoiffée sans savoir pourquoi, jeta son œuf au visage de l'archevêque, qui lui découla partout. Il ne fit qu'en rire, et toute la compagnie fut aux éclats de la tête grise, sale et chenue de Mme de Charlus et de l'omelette de l'archevêque. »
Mort de M. de Charlus
« M. de Charlus, son mari, la suivit trois mois après. M. de Lévi crut trouver des trésors ; il y en avoit eu, mais ils se trouvèrent envolés. »
Jeux de hasard défendus
« Les jeux de hasard furent de nouveau sévèrement défendus. »
Blamont, président aux enquêtes revient de son exil en une de ses terres
« M. le duc d'Orléans permit au président de Blamont de revenir du lieu de son exil en une de ses terres. »
Le grand prévôt obtient la survivance de sa charge pour son fils qui a six ans
« Il accorda au grand prévôt la survivance de sa charge pour son fils, qui n'avoit que six ans, et donna quelques petites pensions. »
Milice levée
« Il ordonna aussi une grande levée de milices pour suppléer, mêlées avec quelques troupes, aux garnisons des places en temps de guerre. »

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