TOME X · CHAPITRE XVI

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Summary

The empress from Barcelona to Vienna 'most incognito'; Spain's plenipotentiaries received at Utrecht; Orry recalled to Spain; the duke of Bournonville's 'baseness, character and fortune'. The peace of Utrecht signed and published, fêtes in Paris — twelve years of war ended almost drily; the du Maines' 'bold politics'; the Haguenau bailiwick to Châtillon; pensions (Madame, Charost, Mme de Monasterol); Fiefmarcon in Roussillon; 'deceptive gleams' for the archbishop of Cambrai — the dashed hope of Fénelon's return; deaths of Montgaillard and L'Aigle.

The entries

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L’impératrice va de Barcelone à Vienne par l’Italie fort incognito
« Jennings, un des amiraux d'Angleterre, avoit déjà porté l'impératrice de Barcelone à Gênes, et on vit le moment que les Catalans s'opposeroient à son départ à main armée. Elle traversa l'Italie avec peu de suite et fort incognito, et gagna le plus tôt qu'elle put Inspruck, puis Vienne. Jennings revint après faire le transport des troupes anglaises qui depuis longtemps ne sortoient plus de leurs quartiers » — l'évacuation de la Catalogne par la femme de l'archiduc scellait la fin du parti autrichien en Espagne.
Plénipotentiaires d’Espagne reçus à Utrecht
« Le duc d'Ossone, sûr d'être admis à Utrecht, y étoit allé de Paris, et Monteléon d'Angleterre » — les plénipotentiaires d'Espagne enfin reçus au congrès.
Orry rappelé en Espagne
« Orry, qui étoit resté à Paris depuis que le roi l'avoit fait chasser d'Espagne et avoit été fort près de le faire pendre, y fut rappelé par le crédit de Mme des Ursins. Le roi d'Espagne en désira le consentement du roi, qui ne le voulut jamais donner, mais qui permit qu'il partît sans son aveu. » Et « cette souveraineté de Mme des Ursins accrochoit la paix d'Espagne » — le roi le trouva fort mauvais.
Bassesse, caractère et fortune du duc de Bournonville
Pour presser sa souveraineté à Utrecht, Mme des Ursins y dépêcha le baron de Capres, cadet de Bournonville, « homme à tout faire pour arriver à plaire et à parvenir » : « Capres se déshonora par une commission si ridicule et si fort au-dessous de lui, ne put être reçu à rien traiter à Utrecht, et y essuya tous les dégoûts possibles… Mais pour lui, il réussit à ce qu'il vouloit, qui étoit de plaire à la distributrice des grâces de toutes les sortes » : elle « le mit à son aise et lui fit donner la Toison, bientôt après la grandesse, enfin la compagnie wallone des gardes du corps du roi d'Espagne ».
La paix signée, publiée ; fêtes à Paris
« Le vendredi saint, 14 avril, Torcy entra sur les huit heures du soir chez Mme de Maintenon, menant au roi le chevalier de Beringhen…, chargé par le maréchal d'Huxelles d'apporter la nouvelle tant désirée de la signature de la paix, faite enfin le lundi précédent 10, fort avant dans la nuit, avec l'Angleterre, la Hollande, le Portugal, et les deux nouveaux rois de Sicile et de Prusse. » Ratifications le 14 mai ; le 22, publication solennelle dans Paris, feux et illuminations ; le 25, Te Deum à Notre-Dame, grand feu d'artifice à la Grève, « suivi d'un superbe festin que le duc de Tresmes, gouverneur de Paris, donna à ses dépens à l'hôtel de ville…, et les vingt-quatre violons pendant le repas ». Utrecht fermait douze ans de guerre.
Hardie politique de M. et de Mme du Maine
« M. et Mme du Maine, qui songeoient fort dès lors à se rendre populaires, vinrent de Sceaux chez le duc de Rohan voir passer la cérémonie, dans la place Royale, s'y montrer sur [un] balcon, et y jeter de l'argent au peuple ; libéralité qui n'auroit pas réussi auprès du roi à d'autres » — trait de « hardie politique » que le mémorialiste enregistre comme un premier pas vers de plus vastes desseins.
Bailliage d’Haguenau assuré à M. de Châtillon
Saint-Simon corrige : le duc Mazarin ne mourut qu'à la fin de cette année. Le mépris où il était tombé « avisa Voysin de demander au roi ce bailliage [d'Haguenau, vingt mille livres de rente] pour Châtillon son gendre », pour en jouir après la mort du duc. « Le duc de La Meilleraye eut beau crier, la partie n'étoit pas égale, mais le public fut étrangement indigné de l'audace et de l'avidité de ce ministre, qui donna le premier exemple de la violence d'enlever le bien par pure faveur à des personnes vivantes, en droit et en possession…, sans ombre de droit, de dette ni de prétention quelconque que le pouvoir et le vouloir de ravir. »
Quarante-huit mille livres d’augmentation de pension à Madame
« Madame, qui avoit peine à fournir à la dépense de son grand état avec quatre cent mille livres de rente, demanda du secours au roi, qui, avec excuses du peu, lui donna quarante mille livres d'augmentation. »
Douze mille livres de pension au duc de Charost
« Le duc de Charost, qui n'avoit rien vaillant, et qui étoit entre son père et sa mère et ses deux fils, eut en même temps douze mille livres de pension. »
Vingt mille livres de pension assurées à Mme de Monasterol
Monasterol, ministre de l'électeur de Bavière en France « où il faisoit une dépense en tout prodigieuse », avait trente mille livres de pension du roi et avait « épousé par amour une des plus belles femmes de Paris, au scandale de tout le monde » — veuve du vieux La Chétardie, mère du futur ambassadeur en Russie. « Monasterol obtint que, s'il venoit à mourir, il demeureroit de sa pension vingt mille livres de rente à sa femme. »
Fiefmarcon lieutenant général de Roussillon
« Fiefmarcon, longtemps depuis chevalier de l'ordre en 1724, eut la lieutenance générale du Roussillon par la mort du vieux Quinçon et la protection des Noailles. »
Lueurs trompeuses sur l’archevêque de Cambrai
Lueurs sur M. de Cambrai : Fénelon en avait « si magnifiquement usé pour les troupes et pour leurs officiers…, pendant toute la guerre, que Maréchal en avoit parlé devant le roi plus d'une fois, et presque toutes les fois le roi y avoit pris courtement, mais assez bien » — joie de Chevreuse et Beauvilliers. Puis le P. Tellier, « qui étoit tout à M. de Cambrai, sans oser le montrer, fit un tour de force et bombarda cet évêché d'Ypres pour l'abbé de Laval, grand vicaire de M. de Cambrai », son enfant d'adoption. « On verra que les suites en furent trompeuses. Le pauvre abbé de Laval mourut à Ypres peu de mois après avoir été sacré… Cette mort précipitée fut-elle un coup de Jansénius ? » — Ypres, siège du célèbre docteur, dont Ratabon prétendait qu'une « vapeur » de la cathédrale le faisait s'évanouir.
Mort de Montgaillard, évêque de Saint-Pons
« Un saint et grand évêque mourut en ce temps-ci, Montgaillard, évêque de Saint-Pons, que ses vertus épiscopales, son grand savoir, une constante résidence de plus de quarante années, une vie tout apostolique, une patience humble, courageuse, prudente, invincible avoient singulièrement illustré sous la persécution des jésuites qui y engagèrent le roi pendant presque tout son épiscopat. »
Mort de L’Aigle ; son caractère
« Je regrettai un de mes voisins de la Ferté, le mari de Mme de L'Aigle, dame d'honneur de Mme la Duchesse, tous deux fort des amis de mon père et des miens. Je n'ai guère connu un couple d'autant d'esprit, de politesse, mieux instruit de tout et plus capable d'amitié. » Retiré chez lui à l'Aigle — « un des plus beaux et des plus complets marquisats qu'il y ait en France, à six lieues de chez moi » —, il y mourut à soixante-quinze ans, « n'ayant jamais rien perdu de sa tête ni des agréments de sa conversation ».
Mort et caractère de Sévigné
« Sévigné mourut aussi et sans enfants, retiré depuis quelque temps avec sa femme dans le faubourg Saint-Jacques, dans une grande piété. Il étoit fils de Mme de Sévigné, si connue encore par ses lettres… C'étoit un bon et honnête homme, mais moins un homme d'esprit que d'après un esprit, qui avoit eu des aventures bizarres…, et qui du naturel charmant et abondant de sa mère et du précieux guindé et pointu de sa sœur, avoit fait un mélange un peu gauche. »
Mort, caractère et fortune du vieux Clérembault
« M. de Luxembourg perdit sans aucun regret son beau-père Clérembault, qu'on n'appeloit que Clérembault la Perruque, parce qu'il étoit accusé d'acheter les siennes sur les quais… Il s'appeloit Gillier, étoit peu de chose, et beaucoup moins encore par son personnel », mais avait été parfaitement beau : « on le voyoit encore à plus de cent ans…, un vieux bellâtre qui…, venoit toutes les semaines ennuyer la cour, où jamais il n'avoit été de rien. » Maître d'hôtel d'Henriette d'Angleterre, il fut épousé par la veuve du comte du Plessis, dame d'honneur de Madame, qui « s'amouracha » de lui — mésalliance qu'on adoucit en le faisant premier écuyer de la seconde Madame. « Ils étoient extrêmement avares, et amassèrent de grands biens » passés au duc de Luxembourg d'aujourd'hui.
Mort de la marquise de Mirepoix
« La marquise de Mirepoix mourut en même temps assez jeune. Elle étoit fille aînée du duc et de la duchesse de La Ferté, et veuve de Mirepoix, sous-lieutenant des mousquetaires, sans enfants… Mme de Mirepoix tenoit assez de choses de sa mère. Elle s'étoit ruinée, et vivoit assez esseulée dans le couvent de la Conception, à Paris. »
Mort de la comtesse d’Uzes
« La comtesse d'Uzès mourut aussi en couches », fille du lieutenant de roi de Condé et veuve du financier Hamelin : « une grande femme qui avoit été belle et bien faite, qui n'avoit pas quarante ans, à qui M. Chamillart avoit voulu du bien, que j'ai fort vue à l'Étang, où elle se faisoit aimer de tout le monde. Elle a laissé trois fils du comte d'Uzès…, qui n'avoit rien. »
Mort, fortune et caractère du cardinal de Janson
« L'État et la religion firent une grande perte en la personne du cardinal de Janson, évêque-comte de Beauvais, et grand aumônier de France », mort le 24 mars à quatre-vingt-trois ans. Ambassadeur en Pologne, il y fit élire « le fameux Jean Sobieski » ; chargé des affaires de France à Rome sous trois papes, « il a mieux servi le roi à Rome qu'aucun autre… il n'a jamais pu être trompé, même à Rome ». Né pauvre, son premier bénéfice fut la chapelle du château de l'Aigle, huit cents livres, qu'il garda toute sa vie par reconnaissance. « Il avoit l'âme et toutes les manières d'un grand seigneur…, le cœur d'un excellent évêque, point cardinal…, tout françois sur nos libertés », disant au pape même « qu'il se tenoit plus honoré de l'épiscopat que du cardinalat ». Il s'opposa vainement à la nomination de son propre neveu à Arles : « c'étoit un petit génie…, absolument incapable de l'épiscopat. » Adoré de son diocèse où il passait sept ou huit mois l'an, il mourut « dans une funeste époque » : son successeur acheta sa charge du P. Tellier « et par elle eut les accès dont il fit pour la payer un si pernicieux usage ».
Beauvois donné à l’abbé de Saint-Aignan, malgré le duc de Beauvilliers
Le roi nomma à Beauvais l'abbé de Saint-Aignan, encore au séminaire. Le duc de Beauvilliers représenta que son frère « étoit encore trop jeune pour être aussi assuré de lui qu'il convenoit » ; le roi fut inflexible : « s'il étoit encore d'usage, comme dans les anciens temps, que des fils de France fussent évêques, il n'auroit rien de mieux à donner à son second fils que Beauvois. » L'abbé « parut en parfait séminariste. Jamais rien de si gauche, de si plat, de si béat. Je proposai au duc de Beauvilliers de lui donner un maître à danser, pour lui apprendre au moins à faire la révérence. » La suite justifia les craintes du duc : « ses désordres éclatants et persévérants firent enfin renfermer [l'évêque] dans un monastère pour le reste de ses jours…, et forcément démis de son évêché pour éviter la dégradation. »
Adresse hardie de Rome sur ses bulles
Rome refusa six mois ses bulles à l'abbé de Saint-Aignan « parce qu'il avoit, par ordre du roi, soutenu dans ses thèses les propositions de l'assemblée du clergé de 1682 » — « pour montrer, par cette difficulté faite au frère d'un ministre de cette distinction, à quoi devoient s'attendre tous les autres, effrayer la cour et faire perdre ainsi l'habitude de soutenir ces maximes ». Depuis la lettre « honteuse » du clergé à Alexandre VIII, elles n'étaient plus soutenues « qu'à la dérobée », et Rome, « qui a su depuis se saisir de bien d'autres [avantages], s'est mise en beau chemin de réduire la France au point d'ignorance, d'adoration et de dépendance où elle a réduit l'Italie et les Espagnes ». Les bulles furent enfin accordées « par bonté, avec le gratis ordinaire aux fils et aux frères des ministres ».
Naissance et mort du duc d’Alençon
« Mme la duchesse de Berry accoucha, sur les quatre heures du matin du dimanche 26 mars, d'un prince qui fut appelé duc d'Alençon. Il vint à sept mois, et la flatterie fut telle que presque toute la cour se trouva née ou avoir des enfants à ce terme. La joie en fut courte…, il mourut le samedi 25 avril à minuit. » Le petit corps partit pour Saint-Denis avec le duc de Saint-Aignan et les Pompadour, l'évêque de Séez portant le cœur, qui fut ensuite déposé au Val-de-Grâce. « M. [le duc] et Mme la duchesse de Berry furent extrêmement touchés. »
Électeurs de Cologne et de Bavière voient le roi plusieurs fois
L'électeur de Bavière, toujours à Suresne « à chasser…, à un gros jeu, et à donner des fêtes champêtres à l'occasion de la paix, qui n'étoit pourtant pas encore bien agréable pour lui », multiplia les visites : dîners chez d'Antin, chasses du roi, jeu au salon de Marly « jusqu'à quatre heures du matin » avec Madame et Mme la duchesse de Berry. « Le roi fit pour lui une chose singulière ; il vint voir jouer, et jeta de l'argent à l'électeur pour être des réjouissances… cela fut fort marqué. » L'électeur de Cologne vit le roi de même et prit congé.
Princesse de Conti, fille du roi, achète l’hôtel de Lorges, à Paris
« Ce fut en ce temps-ci que Mme la princesse de Conti, fille du roi, acheta à vie l'hôtel de Lorges du duc de Lorges, qui vendoit tout d'un côté, et bâtissoit et dépensoit tant qu'il pouvoit de l'autre. Cette acquisition, à la suite de celle du comte de Toulouse et de d'Antin, augmenta la surprise… Ces précautions d'établissements à Paris de gens qui ne pouvoient découcher de la cour…, donnèrent fort à penser sur la santé du roi », lequel « commençoit à être si dégoûté de tout, par les malheurs de sa famille, qu'il ne prenoit presque plus de part à rien ».
Mariage d’Aubigny avec Mlle de Villandry
« L'ombre de Mme de Maintenon qui couvroit et avoit été si utile à d'Aubigny, son prétendu cousin, et à l'archevêque de Rouen, son oncle, fit son mariage avec Mlle de Villandry, riche héritière, et dans son voisinage. »
Villars s’excuse de servir, puis va sur le Rhin ; Besons sur la Moselle.
« L'opiniâtreté de l'empereur, qui retint l'empire dans ses intérêts, fit porter toutes nos forces sur le Rhin et sur la Moselle. Villars fut destiné à la Moselle, et Harcourt pour le Rhin. Bientôt après Villars s'excusa sur sa blessure, et voulut aller à Baréges ; Besons lui fut substitué » ; mais la défection d'Harcourt « changea le voyage de Baréges ; le maréchal de Villars accepta l'armée du Rhin ».
Harcourt, destiné au Rhin, hors d’état de servir
« Une nouvelle attaque d'apoplexie mit le maréchal d'Harcourt hors d'état de servir, et il abdiqua de lui-même » — fin de la carrière militaire de ce capitaine si longtemps candidat au ministère.
Cent mille livres à Villars
« Le roi lui donna cent mille francs pour refaire son équipage dont il s'étoit défait, comptant ne point servir » — Villars payé jusque de ses dérobades.
Départ des généraux
« Le 12 et le 15 mai furent fixés pour le départ des généraux en chef des deux armées… Il partit aussitôt après, Besons aussi » — dernière campagne de la guerre, contre le seul empereur.
Steinbok et ses troupes prisonniers des Danois
« On apprit que Steinbok n'avoit pu se soutenir davantage au milieu de tant d'ennemis, dans des pays contraires, éloignés de la Suède… Son armée étoit réduite à huit ou dix mille hommes, enfermée et affamée de toutes parts, en sorte qu'il fut réduit à se rendre prisonnier de guerre avec elle, moyennant passage en sûreté dans le pays de Schonen, en payant leur rançon…, et eux de ne point porter les armes d'un an » — chute du vainqueur d'Altona.
Châteauneuf ambassadeur en Hollande ; Bonac à Constantinople ; du Luc en Suisse
« Le roi choisit pour l'ambassade d'Hollande Châteauneuf-Castaignières, conseiller au parlement, qui s'étoit fort bien acquitté du même emploi en Portugal et à Constantinople… Bonac, qui [étoit en Espagne] avec caractère d'envoyé…, fut nommé à l'ambassade de Constantinople ; le comte du Luc à celle de Suisse. »
Abbé de Mornay ; quel, et pourquoi en Portugal
L'abbé de Mornay eut le Portugal : « il étoit fils de M. et Mme de Montchevreuil, et néanmoins il n'avoit jamais pu être évêque. Il étoit fort bien fait, et avoit du mérite, de l'esprit, du monde, du savoir ; mais le roi, qui s'étoit persuadé qu'il avoit fait plus d'usage de ses talents corporels que des autres, n'avoit jamais pu en revenir… Le roi crut le désembourber par les emplois étrangers, où en effet il réussit fort bien. »
Lassai fils envoyé en Prusse, où il ne fut point
« Lassai fils fut destiné pour la Prusse. Il n'y alla point ; on verra qu'il fit mieux. »
Lœwenstein évêque de Tournai
« Le comte de Lœwenstein, avec un fort beau visage et bien fait, fut plus heureux avec moins de contrainte ; mais il étoit Allemand et frère de Mme de Dangeau » : sans être dans les ordres, il reçut les bulles de l'évêché de Tournai, que M. de Beauvau venait de quitter « pour n'être point sous une domination étrangère », « et, avec Tournai, il eut permission du pape de retenir le grand doyenné de Strasbourg, et ses canonicats de Strasbourg et de Cologne, outre les deux abbayes qu'il avoit en France ».

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