TOME IV · CHAPITRE VI
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Résumé
Les « honteux délais » de Villars à passer en Bavière — jaloux, refusant de mener sa femme — avant de joindre enfin l'électeur. Morts de la comtesse Dalmont, d'Hautefeuille, de Bechameil le financier ; le prince d'Auvergne pendu en effigie ; défection du duc Molez. Le duc de Bourgogne déclaré pour l'armée du Rhin, Tallard sous lui et Marsin près de lui. La duchesse de Ventadour quitte Madame — ses vues sur la future gouvernante des enfants de France ; la duchesse de Brancas dame d'honneur « pour son pain », caractère et malheurs. Mort de Félix : Maréchal, premier chirurgien du roi, dont Saint-Simon aime la droiture — et le « curieux fait » de son voyage à Port-Royal.
Les entrées
- Honteux délais de Villars de passer en Bavière ; jaloux de sa femme, refuse de la mener avec lui ; joint enfin l’électeur
- Kehl pris, il pressait de secourir l'électeur de Bavière ; mais Villars, revenu à Strasbourg, « ne pouvoit s'éloigner de sa femme. [...] Le maréchal envoya demander au prince Louis un passeport pour sa femme ; il en fut refusé, et il s'en vengea depuis honteusement en brûlant et ravageant les terres de ce prince. » Le roi « ne se montra pas plus galant que le prince Louis, tellement que Villars en furie ne songea qu'à différer » : cinquante bataillons et quatre-vingts escadrons « se morfondirent longtemps, peu touchés des charmes de la maréchale ». Poussé à bout d'ordres pressants, il passa enfin le Rhin, tourna les retranchements du prince Louis par les défilés de la Forêt-Noire, et le 12 mai vit l'électeur de Bavière, « qui pleura de joie en l'embrassant [...], jetant le premier son chapeau en l'air et criant : Vive le roi ! ce qui fut imité par toute son armée. »
- Mort de la comtesse Dalmont à Saint-Germain
- La reine d'Angleterre, « fort incommodée d'une glande au sein, dont elle guérit à la longue par un régime très sévère, eut une nouvelle affliction : elle perdit la comtesse Dalmont, Italienne et Montécuculli, qu'elle avoit amenée et mariée en Angleterre, qui ne l'avoit jamais quittée, et pour qui elle avoit eu la plus grande amitié et la plus grande confiance toute sa vie. C'étoit une grande femme, très bien faite et de beaucoup d'esprit, dont notre cour s'accommodoit extrêmement » — et à qui la reine avait fait donner un tabouret de grâce.
- Mort du baron d’Hautefeuille, ambassadeur de Naples
- « Le bailli d'Hautefeuille, ambassadeur de Malte, mourut en même temps. C'étoit un vieillard qui avoit fort servi et avec valeur, qui ne ressembloit pas mal à un spectre », farci d'abbayes et de commanderies, « fort riche et fort avare ». Beau trait final : « se sentant fort mal, et voulant recevoir ses sacrements, il envoya lui-même chercher le receveur de l'ordre et quelques chevaliers, à qui il fit livrer et emporter ses meubles, ses tableaux, sa vaisselle, et tout ce qui se trouva chez lui, pour que l'ordre ne fût frustré de rien après lui. »
- Mort de Bechameil ; sa fortune et son caractère
- Bechameil, beau-père de Desmarets et du futur duc de Brissac, mourut aussi : financier « avec bonne réputation, autant qu'en peuvent conserver des financiers qui s'enrichissent », surintendant de la maison de Monsieur, homme « d'esprit et fort à sa place » au goût exquis — « c'est lui qui a fait tout ce qu'il y a de plus beau à Saint-Cloud », et le roi le consultait sur ses bâtiments. Deux gaietés à ses dépens : la chanson du comte de Fiesque au refrain « Vive le roi et Bechameil son favori ! dont le roi pensa mourir de rire, et le pauvre Bechameil de dépit » ; et le pari du comte de Grammont, qui lui donna en plein un coup de pied au cul aux Tuileries avant de s'excuser « sur ce qu'il l'avoit pris pour son neveu. Bechameil fut charmé. » Louville, peu après, épousa une fille de son fils Nointel, « personne très vertueuse et d'une très aimable vertu ».
- Prince d’Auvergne pendu en Grève en effigie
- « Le samedi 28 avril, le prince d'Auvergne fut pendu en effigie en Grève, à Paris, en vertu d'un arrêt du parlement, sur sa désertion aux ennemis, dont j'ai parlé en son temps ; et le tableau avec son inscription y demeura près de deux fois vingt-quatre heures. » L'exécution symbolique du déserteur Bouillon s'accomplissait donc dans les formes les plus communes, malgré tous les artifices de sa maison.
- Défection du duc Molez
- « Le duc Molez, Napolitain d'assez peu de chose, ambassadeur d'Espagne, c'est-à-dire de Charles II, à Vienne », arrêté à la déclaration de guerre, « déclara en ce temps-ci qu'il ne l'avoit été que de son consentement ; qu'il avoit été toujours dans le parti de l'empereur, publia un manifeste sur sa conduite, et fut récompensé d'une des premières charges dans la maison de l'archiduc, où il ne fit jamais aucune figure. » Défection de plus vers Vienne, dans le sillage de l'amirante de Castille.
- Duc de Bourgogne déclaré pour l’armée sur le Rhin, avec Tallard sous lui et Marsin près de lui
- Les généraux gagnèrent leurs postes : Villeroy la Flandre où l'attendait Boufflers, le maréchal d'Estrées la Bretagne, Cœuvres Toulon pour y préparer l'arrivée du comte de Toulouse ; « et Mgr le duc de Bourgogne, au lieu de sa première destination en Flandre, fut déclaré pour l'Allemagne, où le maréchal de Tallard étoit avec une armée, et Marsin choisi pour être auprès de la personne de ce prince » — l'héritier passait au théâtre du Rhin, avec un nouveau mentor.
- Duchesse de Ventadour quitte Madame ; ses vues
- « La duchesse de Ventadour, voyant la maréchale de La Motte, sa mère, vieillir, et Mme la duchesse de Bourgogne donner des espérances d'avoir bientôt des enfants, jugea qu'il étoit temps de quitter Madame [...] et s'aplanir la voie à la survivance de gouvernante des enfants de France. » Le maréchal de Villeroy, son ancien ami, l'avait mise bien dans l'esprit de Mme de Maintenon, « auprès de laquelle elle avoit les grâces de la ressemblance qui la touchoit le plus, c'est-à-dire celles des aventures galantes plâtrées après de dévotion ». Madame, qui l'aimait fort, entra dans ses vues et chercha pour la remplacer « quelque duchesse sans pain et brouillée avec son mari ».
- Duchesse de Brancas dame d’honneur de Madame pour son pain ; son caractère et ses malheurs
- Ce fut la duchesse de Brancas, sœur de la princesse d'Harcourt « et lui étoit parfaitement dissemblable : femme de peu d'esprit, sans toutefois manquer de sens et de conduite, très vertueuse et très véritablement dévote [...], et la plus complètement malheureuse ». Mariée à dix-sept ans à son cousin, plus jeune qu'elle, par l'autorité de son père le comte de Brancas — l'immortel distrait de La Bruyère —, elle vit son mari se jeter « dans la crapule et dans les plus infâmes débauches » : « elle passa sa vie le plus souvent sans pain et sans habits », et pour obtenir la séparation, le duc « de complot fait, battit sa femme et la chassa à coups de pied devant Mme de Chamilly, d'autres témoins et tous les valets ». Sans la maréchale de Chamilly, « elle seroit morte souvent de toutes sortes de besoins » ; c'est « pour son pain » qu'elle entra chez Madame, qui « s'en trouvoit fort honorée » et la traita jusqu'à sa mort avec distinction.
- Mort de Félix : Maréchal premier chirurgien du roi en sa place ; son caractère
- Félix, premier chirurgien du roi, mourut : Fagon mit en sa place Maréchal, chirurgien de la Charité, « le premier de tous en réputation et en habileté, et qui lui avoit fait très heureusement l'opération de la taille ». Portrait chaleureux : « avec fort peu d'esprit, très bon sens [...], plein d'honneur, d'équité, de probité [...], droit, franc et vrai, et fort libre à le montrer, bon homme et rondement homme de bien », capable « de se commettre très librement à rompre des glaces auprès du roi ». Le voisinage de la Charité en avait fait le chirurgien de la maison Saint-Simon, « et il nous étoit tout à fait attaché, et il le demeura dans sa fortune ».
- Curieux fait d’un voyage de Maréchal à Port-Royal des Champs
- L'admirable anecdote de Port-Royal des Champs : prié d'aller voir s'il fallait couper la jambe d'une religieuse, Maréchal, « fort ignorant de toutes les affaires qui, sous ce nom, avoient fait tant de bruit », apprit avec stupeur qu'il risquait de se faire chasser, et en parla au roi — qui « se redressa [...], demeura deux ou trois Pater sans répondre », puis l'y envoya en éclaireur : tout voir, faire causer les religieuses, rendre compte le soir. Maréchal « fit un éloge continuel de Port-Royal » : le premier mot fut pour la santé du roi, « il n'y avoit lieu où on priât tant pour lui » ; jamais maison ne lui avait fait « autant d'impression » de piété et de sainteté. « La fin de ce compte fut un soupir du roi, qui dit que c'étoient des saintes qu'on avoit trop poussées [...], et à l'égard desquelles on avoit été beaucoup trop loin. Voilà le sens droit et naturel, produit par un récit sans fard, d'un homme neuf et neutre [...] ; mais le roi, vendu à la contrepartie, ne donnoit d'accès qu'à elle » : il ne s'en souvint plus quand le P. Tellier lui fit « détruire jusqu'aux pierres [...] de Port-Royal, et y passer partout la charrue ».
- Comtesse de Grammont ; son caractère ; sa courte disgrâce ; le roi lui donne Pontali
- La petite maison de Félix au bout du canal fut donnée à la comtesse de Grammont — Hamilton des Mémoires de son mari, élevée à Port-Royal, « on ne pouvoit avoir plus d'esprit », familière du roi qui « s'amusoit fort avec elle » et redoutée de Mme de Maintenon qu'elle n'avait jamais voulu courtiser. L'année précédente, « trop enhardie par une longue habitude de succès, elle osa s'enfermer à Port-Royal toute une octave de la Fête-Dieu » : renvoyée à Paris, exclue de Marly, elle ne voulut jamais « écrire à Mme de Maintenon, ni lui faire dire la moindre chose », et se raccommoda avec le roi seul, « à condition de n'y plus faire de ces disparates ». Le présent des Moulineaux — qu'elle appela Pontali — « fit du bruit, et marqua combien elle étoit bien avec le roi » : le lieu devint à la mode, la duchesse de Bourgogne y alla, et le roi, « jaloux de montrer qu'il n'étoit pas gouverné », suivait d'autant plus volontiers son goût.
- Mort d’Aubigné
- « Mme de Maintenon se consola de cette petite peine par la délivrance d'une bien plus grande : ce fut celle de son frère, qui mourut aux eaux de Vichy, toujours gardé à vue par ce Madot, prêtre de Saint-Sulpice, qui en fut, bientôt après, récompensé d'un bon évêché. » L'encombrant comte d'Aubigné, dont les incartades avaient tant fait souffrir sa sœur, disparaissait sous bonne garde ecclésiastique.
- Aversion du roi pour le deuil
- « Le roi, qui haïssoit tout ce qui étoit lugubre, ne voulut pas que Mme de Maintenon drapât, comme on faisoit encore alors pour les frères et les sœurs, non pas même que ses valets de chambre ni ses femmes fussent vêtus de noir, et elle-même en porta un deuil fort léger et fort court. » L'aversion royale pour le deuil primait jusqu'aux bienséances de famille — il est vrai qu'un deuil affiché eût rappelé trop de choses sur la naissance de l'épouse secrète.
- Maladie du comte d’Ayen, singulièrement visité
- Le comte d'Ayen, gendre du mort, « étoit tombé dans une langueur où les médecins ne purent rien connoître », qui le réduisit à l'extrémité : « il passa l'été au coin du feu, enveloppé comme dans le plus rigoureux hiver. Mme de Maintenon l'alloit voir souvent, et ce qui parut de bien extraordinaire, Mme la duchesse de Bourgogne y passoit des après-dînées, et quelquefois sans elle. » Las de l'appartement paternel — la « rue de Noailles » qui tenait la moitié du haut de la galerie de l'aile neuve —, il fit demander à l'archevêque de Reims son logement : demande « d'autant plus incivile » que c'était déloger tout à fait un homme alors au plus mal avec le roi.
- Papiers du P. Quesnel pris et lui arrêté, qui s’échappe
- L'origine de cette disgrâce : le P. Quesnel, successeur du grand Arnauld mort en 1694, « fut vendu, découvert et arrêté à Bruxelles la veille de la Pentecôte » par le concours des deux couronnes que ménageaient les jésuites ; « il se sauva en perçant une maison voisine, et gagna la Hollande à travers mille dangers ; mais ses papiers furent pris », avec chiffres, noms et clef. Un bénédictin d'Auvillé s'y trouva fort mêlé ; le moine échappa, mais la cellule du sous-prieur « en étoit farcie » : on y trouva la correspondance de Quesnel avec M. de Reims, et surtout les brouillons, de la main du moine, d'un livre imprimé en Hollande « qui confondoit fort la monarchie avec la tyrannie, et qui sentoit fort le républicain ». Il n'en fallut pas davantage pour rendre l'archevêque suspect « d'être au moins le confident de l'ouvrage ».
- Disgrâce de l’archevêque de Reims et son raccommodement
- Le roi « entra dans une grande indignation » ; l'archevêque de Reims, que la frayeur retint d'abord à Reims — nouveau grief —, obtint avec peine une audience « fâcheuse » et demeura en disgrâce très marquée. La demande de logement du comte d'Ayen fut son salut : comprenant que Mme de Maintenon serait ravie de loger sa nièce loin des Noailles, « il répondit en envoyant ses clefs avec toute la politesse d'un rustre en disgrâce », fit ôter tous ses meubles le jour même. Le lendemain, le roi alla droit à lui, le remercia « le plus obligeamment du monde », lui donna l'appartement du duc de Berry avec tous les changements à ses frais ; l'audience qui suivit « fut aussi favorable que la dernière avoit été affligeante », et l'archevêque « promit aussi au roi ses bonnes grâces pour les jésuites, sans que le roi l'eût exigé. Voilà comment, dans les cours, des riens raccommodent souvent les affaires les plus désespérées ; mais ces hasards heureux y sont pour bien peu de gens. »
- Mort de Gourville ; son mariage secret et sa sage disposition
- « Gourville mourut en ce temps-ci, à quatre-vingt-quatre ou cinq ans, dans l'hôtel de Condé, où il avoit été le maître toute sa vie. » Ancien laquais du père de M. de La Rochefoucauld, employé « pour les intrigues les plus considérables de ces temps-là », enrichi à l'excès par l'intimité de Fouquet, devenu à l'hôtel de Condé « plus maître de tout que les deux princes de Condé » : « ce qui est prodigieux, il avoit secrètement épousé une des trois sœurs de M. de La Rochefoucauld » — tout le monde le savait, « mais à les voir on ne s'en seroit jamais aperçu ». Trait final digne de ses Mémoires : devenu fort vieux, il déclara à ses domestiques qu'ils n'attendissent rien de son testament, « mais qu'il leur promettoit d'augmenter à chacun ses gages tous les ans d'un quart [...] ; que c'étoit à eux à avoir bien soin de lui, et à prier Dieu de le leur conserver longtemps. Il leur tint exactement parole. »
- Bonn rendu par d’Alègre
- En Flandre, les Hollandais perdirent de maladie le comte d'Athlone, remplacé par Obdam, frère d'Overkerke, « bâtard des princes d'Orange » ; et « les ennemis firent le siège de Bonn, que d'Alègre leur rendit, le 17 mai, après trois semaines de siège ». La place de l'électeur de Cologne tombée, ils tournèrent leurs vues vers Anvers — préparant l'occasion d'Eckeren.
- Combat d’Eckeren
- Cohorn, « leur Vauban », força nos lignes et entra dans le pays de Waes, Obdam à une lieue d'Anvers avec vingt-huit bataillons. Boufflers quitta Villeroy, joignit Bedmar, « et attaqua, le samedi dernier juin, les vingt-cinq bataillons et les vingt-neuf escadrons qu'avoit Obdam près du village d'Eckeren, à trois heures après midi, deux heures avant l'arrivée de son infanterie, dans la crainte que les ennemis se retirassent. Le combat, fort vif et fort heureux pour le maréchal, dura jusqu'à la nuit » : quatre mille hommes perdus aux Hollandais, huit cents prisonniers, presque tout leur canon — et la comtesse de Tilly, « venue dîner avec son mari assez mal à propos ». Obdam « prit une cocarde blanche et se retira avec ce qu'il put à Breda » ; on intercepta sa lettre à Marlborough « par laquelle il lui mandoit que, n'ayant plus d'armée, il alloit à la Haye rendre compte aux États généraux de son malheur ». Le reste de la campagne se passa en campements ; les ennemis prirent Huy fin août.
- Toison d’or à Boufflers
- « Cette victoire d'Eckeren fut si agréable au roi et au roi d'Espagne, que le maréchal de Boufflers en eut la Toison d'or » — le vainqueur ajoutait le collier d'Espagne à toutes ses dignités françaises, dans cette guerre où les deux couronnes récompensaient de concert.
- Bedmar conseiller d’État en Espagne
- « Et le marquis de Bedmar le brevet de conseiller d'État qui est le comble de la fortune en Espagne, et ce que nous appelons ici ministre d'État. » Le général espagnol des Pays-Bas, déjà grand de première classe, couronnait ainsi la carrière que Saint-Simon a décrite avec tant de sympathie.
- Trois cent mille livres de brevet de retenue, outre trois cent mille autres, à Chamillart
- « Chamillart profita de la bonne humeur ; il avoit cent mille écus de brevet de retenue sur sa charge de secrétaire d'État, qu'il avoit payés aux héritiers de Barbezieux ; il en eut encore autant de plus » — six cent mille livres de brevet en tout : la faveur du ministre au billard se chiffrait, elle aussi, au plus haut.
- Walstein, ambassadeur de l’empereur en Portugal, prisonnier
- « Coetlogon, avec cinq vaisseaux, prit le 22 juin, vers la rivière de Lisbonne, cinq vaisseaux hollandois, après un grand combat et fort opiniâtre, qui dura jusqu'à la nuit » — l'escorte de cent voiles marchandes qui se sauvèrent. « Le comte de Walstein, ambassadeur de l'empereur à Lisbonne, fut pris sur un des vaisseaux de guerre avec un envoyé de l'électeur de Mayence [...]. Walstein fut amené à Vincennes, et quelque temps après envoyé à Bourges, où il demeura assez longtemps avec Saint-Olon, gentilhomme ordinaire, chargé de prendre garde à sa conduite. »
- Succès de mer
- « Saint-Paul Hécourt, avec quatre vaisseaux, prit et coula à fond quatre vaisseaux de guerre hollandois au nord d'Écosse, qui escortoient la pêche du hareng, dont il brûla cent soixante bateaux. [...] Dans cette même campagne, Saint-Paul eut un autre avantage aussi considérable, et de la même espèce, vers le Nord. » La guerre de course, seule ressource maritime après Vigo, portait ses fruits contre le commerce hollandais.
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