TOME X · CHAPITRE PREMIER

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Résumé

Le czar défait en personne sur le Pruth, sauvé par un traité et par « l'avarice du grand vizir, qui lui coûte la tête ». Chalois va trouver la princesse des Ursins ; celle-ci « forme et avance le projet d'une souveraineté pour elle » — la fameuse clause qui fera capoter la paix — et se fait bâtir sans paraître une superbe demeure en Touraine, dont le sort est conté. Campagne d'Espagne oisive ; mort de Castel dos Rios, vice-roi du Pérou, Santo-Buono lui succède ; don Domingo Guerra rappelé ; Arpajon Toison d'or.

Les entrées

Défaite entière du czar en personne sur le Pruth, qui se sauve avec ce qui lui reste par un traité et par l’avarice du grand vizir, qui lui coûte la tête
Défaite entière du czar sur le Pruth : piqué de la protection accordée au roi de Suède, il « tomba dans la même faute qui avoit perdu le roi de Suède contre lui » — attiré par les Turcs à travers des déserts, il perdit plus de trente mille hommes sur soixante mille, « le reste mourant de faim et de misère ». Dans cette extrémité, « une femme de rien, qu'il avoit ôtée à son mari, tambour dans ses troupes, et qu'il avoit publiquement épousée », proposa de tenter le grand vizir : ébloui « de l'or et des pierreries », celui-ci signa un traité laissant le czar se retirer libre. Le ministre de Suède courut à Constantinople, « où le grand vizir fut étranglé en arrivant ». Le czar « n'oublia jamais ce service de sa femme » : il la fit couronner czarine — et se garda bien d'exécuter la plupart des clauses.
Chalois ; quel ; va trouver la princesse des Ursins en Espagne
Chalois prit congé à Fontainebleau pour aller prendre en Espagne un bâton d'exempt des gardes du corps : fils unique du frère aîné du premier mari de Mme des Ursins, « qui n'avoit paru ni à la cour ni dans le service », il fut « trop heureux de cette ressource ». Outre son attachement à son premier nom, Mme des Ursins « fut bien aise d'avoir quelqu'un entièrement à elle, qui ne tînt qu'à elle, qui ne pût espérer rien que d'elle, et qui ne fût connu de personne en France ni en Espagne ».
Princesse des Ursins forme et avance le projet d’une souveraineté pour elle, et de l’usage qu’elle en fera ; se fait bâtir, sans paroître, une superbe demeure en Touraine
« Non contente d'y régner en toute autorité et puissance, elle osa songer à avoir elle-même de quoi régner » : dans le don des Pays-Bas à l'électeur de Bavière, elle fit stipuler des terres de cent mille livres de rente « pour en jouir sa vie durant en toute souveraineté », dont le chef-lieu serait la Roche en Ardennes. Là-dessus, un beau projet : échanger cette souveraineté contre « la Touraine et le pays d'Amboise sa vie durant », et elle envoya d'Aubigny lui bâtir près d'Amboise « un vaste et superbe château…, avec tous les accompagnements des plus grands et des plus beaux jardins » — Chanteloup. « Personne ne pouvoit comprendre une dépense si prodigieuse pour une simple guinguette…, et cette folie de Mme des Ursins fut, comme on le verra, la première cause de sa perte » ; sa souveraineté « accrocha la paix », les alliés s'en moquant toujours avec mépris.
Sort de cette demeure et du projet de souveraineté
Sort de cette demeure : la chute de l'ambitieuse « ne lui permit pas d'habiter cette belle demeure. Elle demeura en propre à d'Aubigny, qui y reçut très-bien les voisins et les curieux…, à qui il ne cacha plus que ce n'étoit ni pour soi, ni de son bien, qu'il l'avoit bâtie et meublée. » Sa fille unique, très riche, « a épousé le marquis d'Armentières… ; Orry, dès lors contrôleur général, en fit le mariage », d'Aubigny mourant l'ayant chargé du soin de sa fille comme fils de son meilleur ami.
Campagne d’Espagne oisive
« La campagne n'avoit été rien en Espagne ; il n'y eut que des bagatelles. » L'archiduc, trop affaibli, « ne songea plus qu'au départ, dès que l'empereur son frère fut mort » ; Vendôme, qui manquait d'argent aussi, « ne laissa pas de faire accroire longtemps aux deux cours qu'il feroit le siège de Barcelone ». Le duc de Noailles était à la cour d'Espagne dès mars, « où M. de Vendôme ne fut que de rares instants, sous prétexte des préparatifs de la campagne. La contrainte ne l'accommodoit pas, il aimoit mieux régner et paresser librement dans ses quartiers. »
Mort de Castel dos Rios, vice-roi du Pérou
La cour d'Espagne, de retour à Madrid, pourvut à la vice-royauté du Pérou, vacante « par la mort du marquis de Castel dos Rios, qui étoit ambassadeur d'Espagne en France à l'avènement de Philippe V à la couronne ».
Prince de Santo-Buono lui succède
Elle la donna « au prince Caraccioli de Santo-Buono, grand d'Espagne, qui avoit perdu tous ses biens de Naples » — dédommagement américain des fidélités italiennes ruinées par la guerre.
Don Domingo Guerra rappelé en Espagne ; son caractère ; ses emplois
Elle rappela aussi don Domingo Guerra, ancien chancelier de Milan, « place extrêmement principale qu'il avoit perdue depuis l'occupation des Impériaux », longtemps réfugié à Paris : « il eut les premières places d'affaires en Espagne, et à la fin les perdit. C'étoit une très-bonne tête, fort instruit, fort expérimenté, grand travailleur, fort espagnol et assez peu françois. » Peu après, Arpajon, « heureux en deux petites expéditions qui ne roulèrent que sur lui », fut honoré de la Toison d'or.
Arpajon fait chevalier de la Toison d’or
Le lundi 14 septembre, le roi revint de Fontainebleau par Petit-Bourg et arriva le lendemain de bonne heure à Versailles — fin d'un séjour de deux mois qui avait vu le Dauphin travailler à fond l'affaire du cardinal de Noailles.
Retour de Fontainebleau
Le cardinal de Noailles, averti des pratiques qui se dirigeaient toutes « aux jésuites de la rue Saint-Antoine » — les PP. Lallemant, Doucin et Tournemine, à qui échappèrent « quelques menaces fort indiscrètes et fort insolentes » —, « ôta à ceux-là les pouvoirs de confesser et de prêcher, et cela fit un nouveau vacarme ». À la descente du carrosse, il eut une assez longue audience du roi, « puis du Dauphin encore plus longue » ; le roi, malgré son déplaisir de l'interdiction, « écouta assez bien les raisons du cardinal…, et ne voulut pas qu'elle fît obstacle à ce que le Dauphin avoit réglé ».
Cardinal de Noailles interdit plusieurs jésuites ; voit le roi et le Dauphin à leur retour
Le jugement du Dauphin : les trois évêques feraient « en commun un nouveau mandement en réparation des précédents », examiné avant publication par personnes nommées par lui ; puis le roi enverrait au cardinal une lettre réparatrice des trois évêques ; « et dans l'une et l'autre pièce, pas un mot du livre du P. Quesnel ». Le prince, « fort ignorant des profondeurs des jésuites et de l'ambition de l'évêque de Meaux, crut avoir tout fini » ; or « un mandement à faire, puis à mettre à l'examen étoit de quoi tirer de longue…, et le silence spécieux sur le livre laissoit toute liberté là-dessus…, sous le beau prétexte de la pureté de la doctrine. Mais le Dauphin auroit fait scrupule de penser si mal de son prochain. »
Intrigues pour allonger l’affaire, sous prétexte de la finir
Cependant le P. Tellier faisait écrire au roi, « par tous les évêques qu'il put gagner, des lettres d'effroi sur la doctrine, et de condamnation du livre du P. Quesnel. Les créatures des jésuites, les faibles qui n'osèrent se brouiller avec l'entreprenant confesseur, les avares et les ambitieux firent un nombre qui imposa » — il fallut du temps « pour composer le même thème en tant de façons différentes, envoyer dans les diocèses, et obtenir la signature et l'envoi ». Le Dauphin était loin « d'imaginer ce nombre de lettres qui se fabriquoient alors, et la surprenante aventure qui en mit au jour sous les yeux du public le scélérat mystère, et qui l'a transmis à la postérité ! »
Lettres au roi de quantité d’évêques
« Le Dauphin en arrivant de Fontainebleau prit l'appartement de Monseigneur » — installation matérielle dans la succession de son père, comme il en avait déjà pris le nom, le rang et la part croissante aux affaires.
Le Dauphin logé a Versailles dans l’appartement de Monseigneur
Le lendemain de l'arrivée, « le duc de Noailles revint d'Espagne, et salua le roi chez Mme de Maintenon. Il en avoit reçu l'ordre » — et fut mal reçu ; Saint-Simon en diffère les raisons « jusque tout à la fin de cette année, pour n'y être pas interrompu par le récit d'autres événements ».
Retour du duc de Noailles par ordre du roi, qu’il salue, et est mal reçu
Le roi, « ayant su que le prince de Carignan, fils du célèbre muet, avoit servi dans l'armée de M. de Savoie, confisqua tous ses biens en France, et donna dessus douze mille livres de rente au prince d'Espinoy, qui avoit aussi des biens confisqués en Flandre ». C'est ce même Carignan qui épousa plus tard la bâtarde de M. de Savoie et de Mme de Verue, « avec qui il vint après vivre et mourir à Paris d'une manière honteuse ; et qui, par les manéges encore plus honteux de sa femme, y obtint tant de millions ».
Biens de France du prince de Carignan confisqués ; douze mille livres de pension dessus au prince d’Espinoy
Les chimères de M. de Chevreuse faillirent perdre l'érection de Chaulnes : « on disoit quelquefois de lui qu'il étoit malade de raisonnement », et il prétendait que la donation des biens de M. de Chaulnes avait transmis la dignité même — « paradoxe aussi absurde que nouveau » —, offrant en compensation d'abandonner l'ancienneté de Chevreuse, « étayer une chimère par une autre ». Saint-Simon, qui lui répétait devant ses certificats : « Seigneur du duché de Chaulnes ; mais duc non », le vit pousser à bout le chancelier, qui déclara deux fois n'en vouloir « plus ouïr parler » — « il pouvoit faire son fils duc et pair, du roi à lui, s'il vouloit, et l'embâter de tous ses beaux raisonnements ». Il fallut la bordée de Saint-Simon, celle de Beauvilliers, et la parole extraite de ne plus jamais parler prétentions, pour renouer : « ce fut donc moi qui agis seul auprès du chancelier ».
Chimères de M. de Chevreuse mettent en péril l’érection nouvelle de Chaulnes pour son second fils
L'affaire fut accordée juste avant Marly : « le lendemain que le roi y fut, qui étoit un jeudi 8 octobre, il déclara qu'il faisoit le vidame d'Amiens duc et pair de Chaulnes par une nouvelle érection » — fortune prodigieuse due à la seule amitié du chancelier et à la bonté distinguée du roi pour Chevreuse.
Vidame d’Amiens fait duc et pair de Chaulnes
« La joie extrême de la famille ne fut pas pure ; la cour parut consternée, et ne se contraignit pas. Un troisième duché dans la maison d'Albert, érigé pour un cadet de l'âge du vidame, excita des propos mortifiants. »
Cris de la cour
Surprise générale : « le Dauphin s'en expliqua tout haut avec mesure, mais en désapprouvant nettement la grâce et ne blâmant pas la licence qu'elle rencontroit, ce qui lui fit beaucoup d'honneur dans le monde, et montra que ceux avec qui il vivoit dans la plus grande habitude d'estime et de confiance ne seroient pas en état d'emporter des choses qu'il ne croiroit ni justes ni raisonnables. »
Le Dauphin désapprouve cette grâce
Rare réception du nouveau duc de Chaulnes : le parlement assemblé, princes du sang et pairs en place, le récipiendaire n'arrivait pas ; l'huissier dépêché « trouva le duc de Chaulnes à qui on faisoit la barbe, qui dit qu'il s'alloit dépêcher ». Arrivé enfin « d'un air riant et tranquille », il glissa dans son chapeau le papier de sa réponse au compliment du premier président « et se met à vouloir y lire. Il répète : “Monsieur”, il ânonne ; bref il se démonte au point qu'il ne peut lire et qu'il demeure absolument court. La compagnie ne peut s'empêcher de rire…, il ôte son chapeau sans mot dire, s'incline…, et se met à rire aussi avec elle. Voilà quelle fut la réception du duc de Chaulnes qui n'a jamais été oubliée, parce qu'elle n'eut jamais sa pareille. »
Rare réception du duc de Chaulnes au parlement
Ménager, « gros négociant, qui, par son esprit et sa capacité dans le commerce, devint négociateur », arriva de Londres le 19 octobre chez Torcy, qui le mena au roi chez Mme de Maintenon : la reine Anne avait nommé ses trois plénipotentiaires pour la paix. « Le maréchal d'Huxelles et l'abbé de Polignac…, furent déclarés ceux du roi, et Ménager avec eux, en troisième, en égal caractère, ce qui sembla assez étrange. » L'Espagne nomma aussi les siens, Bergheyck pour second.
Plénipotentiaires nommés pour la paix
« Utrecht fut le lieu de l'assemblée, et les plénipotentiaires du roi partirent bientôt après » — Saint-Simon se contentant de coter ces dates, « parce que toute la négociation, depuis son principe jusqu'à sa fin, se trouve parfaitement racontée dans les Pièces ».
Utrecht choisi pour le lieu de la traiter
Les généraux revinrent et furent bien reçus, « et tôt après eux Tallard, qui le fut aussi très-bien. Il étoit prisonnier en Angleterre depuis sept ans qu'il avoit été pris à la bataille d'Hochstedt, relégué et très-observé à Nottingham… Ce retour sans échange, sans rançon et sans queue fut les prémices publiques de la bonne volonté de la reine Anne. » Le roi Jacques revint aussi à Saint-Germain de son tour des provinces, des armées et des ports.
Retour des généraux, de Tallard de sa prison en Angleterre, et du roi Jacques de ses voyages par le royaume
Le samedi 7 novembre au matin, « le comte de Toulouse fut taillé fort heureusement par Maréchal. La pierre étoit fort grosse et pointue, et l'opération fut parfaite » ; Maréchal en eut dix mille écus qu'il fit difficulté d'accepter. Le roi, de retour à Versailles le 15, « interdit le passage de la galerie et du grand appartement, même aux princes du sang, parce que le comte de Toulouse en auroit eu du bruit…, grande incommodité pour le commerce d'une aile à l'autre, qui ne put plus se faire que par les cours ». Le prince « s'étoit préparé avec sagesse, piété et tranquillité, et montra une fermeté très-simple…, et il courut depuis le cerf comme auparavant ».
Comte de Toulouse fort heureusement taillé par Maréchal ; la galerie et le grand appartement fermés jusqu’à sa parfaite guérison
M. de La Rochefoucauld perdit l'aînée de ses trois sœurs, « qui n'avoit que deux ans moins que lui, qui avoit de l'esprit et beaucoup de mérite, de vertu et de maintien. C'étoit celle qui étoit la plus comptée dans sa famille et dans le monde » — de ces trois filles vivant « dans un coin à part de l'hôtel de La Rochefoucauld ».
Mort et caractère de Mlle de La Rochefoucauld
« Sebville mourut aussi en même temps ; il étoit officier général et vieux. Il avoit été envoyé du roi à Vienne et ailleurs. C'étoit un fort honnête homme, et qui n'étoit pas sans mérite et sans talents. »
Mort et caractère de Sebville
Mort de Mme de Grancey, jamais mariée, aînée de Mme de Maré : « elle avoit été belle ; et à son âge elle se la croyoit encore, moyennant force rouge et blanc et les parures de la jeunesse ». Fort galante, elle « avoit longtemps gouverné le Palais-Royal sous le stérile personnage de maîtresse de Monsieur, qui avoit d'autres goûts qu'il crut un temps masquer par là, et en effet par le pouvoir entier qu'elle eut toujours sur le chevalier de Lorraine ». Monsieur, « pour la faire appeler Madame », l'avait faite dame d'atours de la reine d'Espagne sa fille, qu'elle accompagna jusqu'à la frontière.
Mort, état, et caractère de Mme de Grancey
Mort de la maréchale de L'Hôpital, « célèbre par ses trois mariages et fort vieille, retirée depuis longtemps aux petites Carmélites. Elle s'appeloit Françoise Mignot » : d'abord femme d'un trésorier général du Dauphiné, puis, par « de la beauté, de l'esprit, du manége, et des écus », seconde femme du maréchal de L'Hôpital ; enfin, en 1672, elle « fit si bien qu'elle épousa en troisièmes noces…, Jean-Casimir, successivement prince de Pologne, jésuite, cardinal, roi de Pologne, qui avoit abdiqué » et vivait de ses grands bénéfices à Saint-Germain-des-Prés. « Le mariage fut su et très-connu, mais jamais déclaré ; elle demeura Mme la maréchale, et lui garda ses bénéfices. »
Mort et singuliers mariages de la maréchale de L’Hôpital
L'abbé de Pomponne « vieillissoit tristement dans le second ordre, aumônier du roi » : le roi n'avait pas caché à Torcy « son invincible répugnance à placer le nom d'Arnauld dans un siège épiscopal », tout en disant du bien de l'abbé. Torcy se rabattit sur la place de conseiller d'État d'Église du feu archevêque de Reims « et l'obtint sur-le-champ. L'abbé de Pomponne s'y donna tout entier, faute de mieux, et en prit l'occasion de quitter sa place d'aumônier du roi. »
Abbé de Pomponne conseiller d’État d’Église
« On sentit sur les huit heures du soir du 6 novembre, à Paris et à Versailles, un tremblement de terre si léger, qu'assez peu de gens s'en aperçurent. Il fut très-sensible vers la Touraine et le Poitou en quelques endroits, le même jour et à la même heure, en Saxe et dans quelques villes d'Allemagne voisines. »
Tremblement de terre peu perceptible
« En ce même temps on établit à Paris une nouvelle tontine » — expédient financier de plus d'un règne aux abois, qui empruntait jusque sur les têtes de ses sujets.
Nouvelle tontine
Le grand prieur, qui n'avait pu obtenir la liberté du fils de Massenar, « avoit peu à peu obtenu quelque liberté des Suisses : il vint enfin à bout de l'avoir tout entière, et permission du roi de venir demeurer à Lyon, mais sans approcher la cour ni Paris de plus près. Il y demeura depuis tant que le roi vécut. »
Grand prieur à Lyon
Ce chapitre d'ouverture du tome mêle ainsi la catastrophe moscovite du Pruth, les châteaux en Espagne — et en Touraine — de la princesse des Ursins, les intrigues qui mûrissent l'Unigenitus, l'érection de Chaulnes et l'ouverture des conférences d'Utrecht : la paix s'approche enfin, tandis qu'à Versailles le Dauphin prend l'appartement et le rôle de son père.

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