TOME XVIII · CHAPITRE XV
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Résumé
Le duc d'Ossone à Paris : arrivée, réception, magnificence ; signatures des articles puis du contrat de mariage du prince des Asturies et de Mlle de Montpensier chez le chancelier ; la visite du roi, les fêtes, le départ de Mlle de Montpensier — l'échange des princesses sur la Bidassoa se prépare ; la ville de Paris complimente Ossone. Morts du comte de Roucy, de Surville, de Torcy des chevau-légers ; l'arrivée de La Fare avec les compliments du Régent et ses « vaines prétentions, que son maître n'avait point ».
Les entrées
- Arrivée, réception, traitement, audiences, magnificence du duc d’Ossone
- « Le duc d'Ossone arriva le 29 octobre à Paris » ; il fut « logé et défrayé lui et toute sa nombreuse suite à l'hôtel des ambassadeurs extraordinaires tout le temps qu'il demeura à Paris, ce qui ne se fait jamais pour les ambassadeurs extraordinaires d'aucun prince de l'Europe ». « Il donna aussi de belles illuminations et des feux d'artifice dont la beauté, la nouveauté et la durée effaça de bien loin tous les nôtres » ; il visita princes et princesses du sang « qu'après quelque petite difficulté il traita d'Altesses ». Le 13, il fit à l'audience publique du roi « la demande de Mlle de Montpensier pour le prince des Asturies ».
- Signature des articles du prince des Asturies et de Mlle de Montpensier chez le chancelier de France
- « Le 15, don Patricio Laullez commença d'entrer en fonction. Le duc d'Ossone et lui, sans conducteurs, allèrent chez le chancelier où ils trouvèrent le maréchal de Villeroy et La Houssaye, nommés commissaires du roi pour signer les articles avec les deux ambassadeurs, auxquels les trois commissaires du roi donnèrent la droite. »
- Signature du contrat de mariage du prince des Asturies et de Mlle de Montpensier
- L'après-dînée, aux Tuileries, la signature du contrat : le roi « debout sous un dais », Madame et le régent aux bouts de la table, Dubois lisant le contrat, « signé par le roi et par tout ce qui étoit là présent du sang, puis, sur une autre colonne, par les deux ambassadeurs, sur la même table ; en quoi ils furent mieux traités que nous, comme aussi nous fûmes mieux traités qu'eux pour la signature des articles ».
- Elle est visitée par le roi
- « Peu après, le roi alla voir Mlle de Montpensier au Palais-Royal, qu'il trouva auprès de Madame. »
- Fêtes
- Puis les fêtes : le roi vit « pour la première fois l'Opéra, qui fut celui de Phaéton », dans la grande loge du régent ; il revint après souper « où il trouva un superbe bal paré qui l'attendoit. Il l'ouvrit avec Mlle de Montpensier », puis « traversa huit salles remplies de masques magnifiquement parés » ; le duc de Chartres régala les ambassadeurs dans sa galerie, et « on dansa dans toutes les pièces jusqu'à six heures du matin ».
- Départ de Mlle de Montpensier
- « Enfin, le 18 au matin, le maréchal de Villeroy vint de la part du roi complimenter Mlle de Montpensier, puis la ville de Paris, après quoi elle monta dans un carrosse du roi avec M. le duc d'Orléans sur le derrière », accompagnée « d'un détachement des gardes du corps jusqu'à la frontière. M. le duc d'Orléans et M. le duc de Chartres la conduisirent deux lieues, puis s'en revinrent à Paris. »
- La ville de Paris complimente le duc d’Ossone chez lui
- « Peu de jours après le duc d'Ossone fut, par ordre du roi, complimenté chez lui par Châteauneuf, prévôt des marchands, à la tête des échevins et des conseillers de ville, en habits de cérémonie, qui lui présentèrent les présents de vin et de confitures de la ville de Paris. Ce fut encore un honneur qui ne se rend point aux ambassadeurs extraordinaires d'aucun prince. »
- Mort du comte de Roucy
- « Le comte de Roucy étoit mort à Paris à soixante-trois ans. » Après le « procédé étrange » qui les avait brouillés « avec le plus grand éclat après une longue suite de liaison étroite et de services », « plus religieux, quoique moins dévot que sa femme, qui l'affichoit, et lui le contraire, il envoya prier Mme de Saint-Simon de vouloir bien l'aller voir. Elle y fut, et en reçut toutes les marques du plus sensible regret de sa conduite avec moi, et il mourut deux jours après. »
- Mort de Surville
- Surville mourut quinze jours après, « duquel il a été amplement parlé à l'occasion des disgrâces qu'il s'étoit attirées dans le brillant d'un chemin de fortune très mal mérité ».
- Mort de Torcy, des chevau-légers
- « Torcy, dont c'étoit le nom, et point parent des Colbert, mourut en même temps à soixante-treize ans. Il avoit été sous-lieutenant des chevau-légers de la garde avec réputation de probité et de valeur, du reste un fort pauvre homme. »
- Arrivée de La Fare chargé des compliments de M. le duc d’Orléans sur le mariage de Mlle sa fille
- « La Fare arriva à Madrid le lendemain du départ de la cour et vint descendre chez moi. Dès ce premier entretien il m'exposa des prétentions sauvages : c'étoit d'être reçu comme le sont les envoyés des souverains. »
- Vaines prétentions de La Fare, que son maître n’avoit point
- Saint-Simon démontra que « la qualité de régent ne changeoit rien au rang et à l'état personnel de petit-fils de France », et que forcer « la conjoncture heureuse » exposerait « à un refus qui changeroit en dégoût et ensuite en éloignement la réunion qui faisoit la joie publique des deux nations ». La Fare, sans instructions, « n'osoit me le dire, ne vouloit pas aussi me tromper » ; il fallut « entrer en capitulation » : une lettre à Grimaldo « sans rien spécifier ni demander distinctement ». « Il reçut de la cour d'Espagne tout l'accueil et les distinctions possibles, mais aucunes de celles qu'il prétendoit. Je fus approuvé, et M. le duc d'Orléans étoit bien éloigné d'avoir formé aucune prétention nouvelle » — ce qui confirma que le double jeu des lettres au prince des Asturies « étoit une friponnerie du cardinal Dubois ».
- Conduite que je me suis proposé d’avoir en Espagne
- Sa conduite d'ambassadeur : « plus de quatre-vingts visites avant le départ de la cour », et le dessein « de plaire, non seulement à Leurs Majestés Catholiques, mais en général aux Espagnols et jusqu'aux peuples » — « politesse à tous, mais politesse mesurée » aux rangs et mérites, « qui oblige infiniment, tandis qu'une politesse générale et sans choix dégoûte toutes les personnes qu'elle croit gagner ». « Rien ne leur plut davantage que de me trouver instruit de leurs maisons, de ce qu'elles ont produit d'illustre » ; « ils s'écrioient quelquefois que j'étois plus Espagnol qu'eux, et qu'ils n'avoient jamais vu de François qui me ressemblât. Jusqu'à leur manger, je m'en accommodois. »
- Tentative du P. Daubenton auprès de moi pour faire rendre aux jésuites le confessionnal du roi
- Le P. Daubenton, prodigue « de désirs de m'y servir efficacement », finit par « accoucher » : « le roi d'Espagne mouroit d'envie de me prier de demander au roi son neveu de sa part, de prendre un jésuite pour son confesseur ». Réponse : « le confessionnal du roi n'étoit pas la même chose que celui de l'infante » ; que le roi d'Espagne « allât jusqu'à se mêler de l'intérieur du roi son neveu, je ne croyois pas que cela fût mieux reçu en France qu'il le seroit en Espagne de changer le confesseur du roi d'Espagne à la prière de la France ». « Quelque déplaisante que fût cette réponse, le bon père n'insista pas ; la sérénité, la suavité de son visage ne s'en obscurcit point. »
- Droiture et affection de Grimaldo pour moi
- Sur l'affaire personnelle de la grandesse : « j'avois déjà fait parler à Grimaldo par Sartine, et je lui avois parlé moi-même ; ce ministre étoit vrai et droit ; j'eus tout lieu de compter sur lui, et on verra bientôt que je ne me trompai pas ».
- L’empereur fait une nombreuse promotion de l’ordre de la Toison d’or, dont il met le prince héréditaire de Lorraine
- « L'empereur, apparemment fâché de la protestation que la France et l'Angleterre avoient enfin arrachée de lui sur ces grands d'Espagne, s'en voulut dépiquer par une nombreuse promotion de l'ordre de la Toison d'or comme souverain des Pays-Bas », y mettant le fils aîné du duc de Lorraine ; Dubois chargea Saint-Simon d'obtenir que le roi d'Espagne en marquât son ressentiment « en refusant longtemps de consentir à l'accession du duc de Lorraine à la paix ».
- Omission de plusieurs affaires peu importantes et des embarras étranges d’argent où la malice du cardinal Dubois m’attendoit et me jeta
- « J'omets à dessein plusieurs affaires peu importantes », et « les extrémités d'embarras où le cardinal Dubois m'attendoit, et qu'il m'avoit si hautement préparées en décuplant forcément ma dépense » : « il se vengeoit de l'ambassade emportée à son insu et malgré lui en me ruinant ; à la fin il en vint à bout ; mais, au moins à mon honneur et à celui de la France, il n'eut pas le plaisir de me décrier en Espagne, d'où je partis sans y devoir un sou à qui que ce pût être ».
- Courte description de Lerma et de Villahalmanzo
- « La cour d'Espagne, qui marchoit avec la lenteur des tortues, arriva à Lerma le 11 décembre » : « un beau bourg situé en amphithéâtre sur la petite rivière d'Arlanzon » ; le château du cardinal-duc de Lerme « est magnifique par toute sa structure ». Saint-Simon choisit le village de Villahalmanzo : « on y accommoda la maison du curé, petite, aérée, jolie, pour moi seul » ; les habitants « furent si contents de nous qu'ils s'étoient tous pris d'affection pour nous, et qu'ils nous regrettèrent, quelques-uns même avec larmes ».
- Grands mandés avec quelques autres personnes distinguées pour assister au mariage du prince des Asturies
- Le roi avait fait dire aux grands « qu'il désiroit ne voir à Lerma que ceux qui l'y accompagneroient jusqu'à l'échange fait, mais qu'alors il seroit bien aise que tous les grands, et ce peu d'autres personnes distinguées, s'acheminassent à Lerma pour assister au mariage du prince des Asturies. Quant aux dames, il n'y eut que celles du service. »
- Pour quelles personnes ont été faites les érections des duchés de Pastrane, Lerma et l’Infantade, et comment tombés au duc de l’Infantade, de la maison de Silva
- Généalogie des duchés : Lerma, érigé par Philippe III pour son premier ministre Sandoval, « mort cardinal en 1625 », tomba par héritage aux Silva, ducs de Pastrane — maison « très certainement reconnue descendre masculinement des anciens rois de Léon », dont fut « don Ruy Gomez de Silva, si connu sous le nom de prince d'Eboli » ; l'Infantade, « État composé de trois villes », nommé ainsi « pour avoir été longtemps possédé par plusieurs infants, fils de rois », fut donné en 1470 aux Mendoza, et le tout se réunit par mariage sur la tête des ducs de l'Infantade.
- Caractère et famille du duc de l’Infantade, et leur conduite à l’égard de Philippe V
- « Cette branche de Silva Infantade étoit fort autrichienne » : le comte de Galve « se jeta dans le parti de l'archiduc » et mourut à Vienne « assez obscurément » ; le comte et la comtesse de Lemos furent pris « comme ils alloient joindre les troupes de l'archiduc » — elle, « pleine d'esprit et de grâces », sut « se raccommoder à temps » ; le duc de l'Infantade, lui, « s'approcha rarement de la cour, vit peu le roi et ses ministres, ne prit à rien ».
- Richesses de ce duc
- Il « vint à bout bientôt de payer toutes ses dettes et de devenir le plus grand et le plus riche seigneur d'Espagne, jouissant d'environ deux millions de revenu, quitte ».
- Sa folie en leur emploi
- Sa folie : se bâtir aux capucins de Guadalajara une sépulture « exactement sur le modèle et avec la même magnificence de la sépulture des rois à l'Escurial » — « j'en admirai d'autant plus la folie que le duc n'avoit que deux filles, et qu'il protestoit par modestie qu'il n'y vouloit pas être enterré ». Averti que le roi voulait son château de Lerma, il « reçut cet avis sans s'émouvoir ni donner aucun ordre » : il fallut y envoyer meubles et ouvriers, et la cour « s'y trouva si mal à l'aise » qu'elle déménagea. « Le roi et la reine furent vivement piqués de ce procédé ; ils s'en laissèrent même entendre, mais ce fut tout. »
- Maisons du prince et de la princesse des Asturies
- Les maisons : pour le prince des Asturies, le duc de Popoli majordome-major — « conservant les fonctions de gouverneur, mais n'en pouvant plus garder le nom auprès d'un prince marié » —, le comte d'Altamire sommelier du corps, le comte de San Estevan del Puerto grand écuyer ; pour la princesse, la duchesse de Monteillano camarera-mayor, le marquis de Valero majordome-major, le prince Pio grand écuyer, la duchesse de Liria parmi les dames du palais, et « le P. Laubrusselle, jésuite françois, confesseur ».
- Je vais par l’Escurial joindre la cour à Lerma
- « Je partis le 2 décembre de Madrid et je fus coucher à l'Escurial » : « c'est un prodige de bâtiments et l'amas immense de richesses qu'elle renferme » — « un curieux connoisseur s'y appliqueroit plus de trois mois sans relâche et n'auroit pas encore tout examiné ». « La forme de gril a réglé toute l'ordonnance de ce somptueux édifice, en l'honneur de saint Laurent et de la bataille de Saint-Quentin » : « il n'y a portes, serrures, ustensiles ni pièce de vaisselle qui ne soit marquée d'un gril ».
- Pouvoir du nonce
- Il fallut les lettres du nonce pour le prieur : « j'avois été bien averti que, sans la recommandation du nonce, celles du roi et de son ministre ni mon caractère ne m'y auroient pas beaucoup servi ».
- Hiéronimites ; leur grossièreté et leur superstition
- Les hiéronimites, « moines blancs et noirs, fort oisifs, ignorants, sans aucune austérité », firent pourtant bonne chère, un « gros moine » servant de guide « en fort mauvais latin » ; mais leur grossièreté et leur superstition se montrèrent bientôt.
- Appartement où Philippe II est mort
- L'appartement où Philippe II est mort fut refusé : « ils me dirent que cet appartement étoit fermé depuis la mort de Philippe II, sans que personne y fût entré depuis » — sauf Philippe V, « entré par force et en maître qui les avoit menacés de faire briser les portes ». Louville, qui l'avait vu, l'avait décrit : « cinq ou six chambres obscures, tout cela petit, de charpenterie bousillée » — « ainsi je ne perdis pas grand'chose à n'y pas entrer ».
- Pourrissoir
- Le Pourrissoir : « une chambre étroite et longue », murailles « luisantes et qui éblouissent de blancheur », une longue table « qui sert pour poser et accommoder les corps. Pour chacun qu'on y dépose, on creuse une niche dans la muraille, où on place le corps pour y pourrir. La niche se referme dessus sans qu'il paroisse qu'on ait touché à la muraille. » « Le moine me montra l'endroit de la muraille qui couvroit le corps de M. de Vendôme, lequel, à sa mine et à son discours, n'est pas pour en sortir jamais. »
- Sépultures royales
- La pièce joignante est « accommodée précisément en bibliothèque ; mais, au lieu que les tasseaux sont accommodés à la proportion des livres, ceux-là le sont aux cercueils qui y sont rangés les uns auprès des autres, la tête à la muraille, les pieds au bord des tasseaux, qui portent l'inscription du nom de la personne qui est dedans » — infants et reines sans enfants y demeurent pour toujours. « Quoique ce lieu soit si enfermé, on n'y sent aucune odeur. »
- Petite scène entre un moine et moi sur la mort du malheureux don Carlos
- Devant le cercueil de don Carlos : « Pour celui-là, dis-je, on sait bien pourquoi et de quoi il est mort. » Le moine s'altéra ; Saint-Simon rapporta que le cercueil ouvert devant Philippe V avait montré « sa tête entre ses jambes, que Philippe II, son père, lui avoit fait couper dans sa prison devant lui. « Hé bien ! s'écria le moine tout en furie, apparemment qu'il l'avoit bien mérité ; car Philippe II en eut la permission du pape. » »
- Fanatisme sur Rome
- Et le moine de « crier de toute sa force merveilles de la piété et de la justice de Philippe II, et de la puissance sans bornes du pape, et à l'hérésie contre quiconque doutoit qu'il ne pût pas ordonner, décider et dispenser de tout. Tel est le fanatisme des pays d'inquisition, où la science est un crime, l'ignorance et la stupidité la première vertu. » « Je me contentai de rire et de faire signe de se taire » — « je ne voulus pas disputer et faire avec ce piffre de moine une scène ridicule ».
- Panthéon
- Au Panthéon — qui l'avait « effrayé par une sorte d'horreur et de majesté » — « on me fit la singulière faveur d'allumer environ les deux tiers de l'immense et de l'admirable chandelier qui pend du milieu de la voûte, dont la lumière nous éblouit, et faisoit distinguer les moindres traits de la plus petite écriture ».
- J’arrive à mon quartier près de Lerma, où je tombe malade tout aussitôt de la petite vérole
- « Nous arrivâmes le 9 à notre village de Villahalmanzo » où attendait le fils aîné convalescent ; « nous soupâmes fort gaiement » — « mais la fièvre me prit la nuit, augmenta dans la journée, devint violente » : « on me trouva en grand danger, et incontinent après à l'extrémité. Je fus saigné, la petite vérole parut dont tout le pays étoit rempli. » Le roi d'Espagne, « qui craignoit extrêmement la petite vérole », envoya son premier médecin « avec ordre de ne me pas quitter d'un moment jusqu'à ce que je fusse guéri » — « un des plus sages et des meilleurs médecins de l'Europe », qui ne prescrivit guère que de l'eau aux oranges « qui frémissoit lentement devant mon feu ». « J'eus une grande abondance partout de petite vérole de bon caractère, sans aucun accident dangereux. »
- Indication pour se remettre sous les yeux tout ce qui regarde les personnages, charges, emplois, grandesses d’Espagne
- Pour remplir « ce vide forcé d'une oisiveté de six semaines », Saint-Simon renvoie au tome III de ses Mémoires : les conseils de Castille et d'Aragon, le secrétaire des dépêches universelles, les grandes charges — majordomes-majors, sommelier du corps, camarera-mayor —, le P. Daubenton, et tout le détail « des personnages, charges, emplois, grandesses d'Espagne ».
- Précis sur les grandesses
- Précis sur les grandesses : les ricos-hombres devenus grands, « l'adresse des rois » et les « sept différentes gradations qui ont porté autant de grands coups à la dignité des grands », les trois classes, « le pouvoir que les rois s'y sont donné de suspendre, de confirmer, d'ôter même la grandesse à volonté, et sans forme ni crime », l'indifférence des grands aux titres et à l'ancienneté, les majorasques, et la conclusion : « la dignité de grand d'Espagne ne peut être comparée à celle des ducs de France, beaucoup moins à celle des pairs ». Reste à donner « la liste de ceux qui étoient grands, quand j'ai quitté l'Espagne ».
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