TOME XV · CHAPITRE VI

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Résumé

Saint-Albin — bâtard du Régent — coadjuteur de Saint-Martin-des-Champs, et l'« infamie de l'abbé d'Auvergne » ; nouvelle dispute grand écuyer-premier écuyer ; Noailles et Law « brouillés, se raccommodent en apparence » ; Noailles obtient Saint-Germain. Plénœuf, « relaissé à Turin de peur de la chambre de justice », imagine d'y traiter le mariage d'une fille du Régent avec le prince de Piémont « pour se faire de fête » — l'auteur chargé « malgré moi » de ce commerce s'en décharge sur Dubois ; querelle Villeroy-Mortemart.

Les entrées

Saint-Albin coadjuteur de Saint-Martin des Champs
« Rome venoit pourtant d'approuver, en faveur de M. le duc d'Orléans, la coadjutorerie du riche prieuré de Saint-Martin des Champs dans Paris..., pour l'abbé de Saint-Albin, bâtard non reconnu de ce prince et de la comédienne Florence » — l'abbé de Lyonne, titulaire aux mœurs « fort extraordinaires », étant « tonnelé pour cette coadjutorerie qui au fond ne lui faisoit aucun tort ».
Infamie de l’abbé d’Auvergne
L'infamie de l'abbé d'Auvergne : abbé de Cluni, il se fit « un mérite auprès du régent, non seulement d'y consentir, mais d'y contribuer de tout son pouvoir » ; mais « ce prince n'eut pas plutôt les yeux fermés, que l'abbé d'Auvergne ne rougit point d'attaquer son bâtard, devenu archevêque de Cambrai..., cria à la violence, contre la notoriété publique, intenta un procès et le perdit avec infamie. La vérité est qu'il n'y laissa point son honneur, parce qu'il y avoit longues années que, de ce côté-là, il n'avoit plus rien à perdre. »
Dispute encore entre le grand et le premier écuyer
M. le Grand, ayant « perdu contradictoirement toutes ses prétentions contre le premier écuyer », multipliait « des tentatives et des entreprises de fait » ; les mezzo-termine du régent ne finissant rien, « ce harcelage dura longtemps encore et abrégea la vie du premier écuyer par le chagrin et le dépit ; mais sa charge n'y perdit pas un pouce de terrain », jusqu'à ce que le cardinal Fleury décidât nettement pour son fils.
Le duc de Noailles et Law, brouillés, se raccommodent en apparence
« Le duc de Noailles, jaloux de la confiance du régent pour Law et du succès de sa banque, la troubloit tant qu'il pouvoit... Noailles, qui le vouloit perdre pour être pleinement maître de toutes les parties des finances, redoubla de machines pour le culbuter. » Le régent voulut qu'ils se raccommodassent : « Law s'y présenta de bonne foi, le duc de Noailles ne put reculer ; il fit le plus beau semblant du monde. »
Noailles obtient le gouvernement et capitainerie de Saint-Germain par la mort de Mornay
Mornay mort, « le duc de Noailles, alerte sur tout, l'apprit à son réveil et courut sur-le-champ demander cet emploi [Saint-Germain] à M. le duc d'Orléans, qui le lui donna à l'instant... Il n'étoit pas aisé de se lever plus matin que lui. » Grand serviteur du parlement, il demanda aussitôt « la distraction de Maisons et de Poissy de la capitainerie..., et s'en fit un grand mérite. La situation des lieux en montre l'absurdité. »
Plénoeuf, relaissé à Turin de peur de la chambre de justice, imagine d’y traiter le mariage d’une fille de M. le duc d’Orléans avec le prince de Piémont, pour se faire de fête
Plénoeuf, enrichi « dans les partis, et depuis dans les vivres », mis en fuite par la chambre de justice et réfugié à Turin, « se fourra dans le subalterne de la cour de Turin..., imagina de travailler au mariage d'une fille de M. le duc d'Orléans avec le prince de Piémont » ; sa femme, « fort intrigante et de beaucoup d'esprit, manégea si bien qu'elle vit Mme la duchesse d'Orléans plusieurs fois en particulier ».
Je suis chargé de ce commerce malgré moi, et je m’en décharge sur l’abbé Dubois, à son retour d’Angleterre
Saint-Simon, chargé malgré lui de ce commerce — le régent avouant : « c'est un coup d'épée dans l'eau ; et, quoique sans apparence, il est des choses bizarres qui réussissent quelquefois : ce ne sont que quelques lettres perdues qu'il nous en coûtera » —, reçut Mme de Plénoeuf « bien parée, bien polie, bien louangeuse » ; « de réalité, je n'en vis jamais ombre ». Au retour de Dubois d'Angleterre, il s'en déchargea sur lui, « et il convint avec moi que c'étoit une vision en la situation où étoient les choses entre les deux princes ».
Querelle entre le maréchal de Villeroy et le duc de Mortemart, premier gentilhomme de la chambre en année, qui la perd
La querelle des médailles : le petit roi « imagina des médailles pour les donner aux courtisans de son âge qu'il voudroit distinguer », donnant droit d'entrer dans sa tente des Tuileries — « cela s'appela l'ordre du Pavillon ». Villeroy les fit faire par Lefèvre, argentier ; le duc de Mortemart, premier gentilhomme en année, « prétendit que ç'avoit été à lui à les commander et à les présenter au roi » ; seul contre le maréchal, « la partie ne fut pas égale », et le mezzo-termine du régent le laissa « outré ».
Autres disputes des premiers gentilshommes de la chambre
Les autres disputes : Mortemart prétendit une place derrière le roi contre un chef de brigade des gardes du corps, ôta des entrées aux officiers des gardes — le régent « fit ôter le trône, pour ôter ce sujet de contestation » ; les quatre premiers gentilshommes cessèrent huit ou dix jours de paraître chez le roi ; Mortemart voulut démissionner, et Saint-Simon « apaisa le régent par le souvenir de M. de Beauvilliers ». S'y ajouta la dispute avec les maîtres d'hôtel, « à qui l'avertiroit que sa viande étoit servie... ; car tout étoit en prétention et en entreprises. »
Le maréchal de Villeroy refuse la prolongation du don de cinquante mille livres de rente sur Lyon
Le maréchal de Villeroy, dont les six années du don de cinquante mille livres sur Lyon finissaient, refusa le renouvellement offert même à vie : « il fit le généreux..., dit qu'il étoit riche..., et qu'il n'étoit pas juste que, dans un temps où tant de gens souffroient, il abusât des bontés qui lui étoient offertes. Il fut pressé, résista constamment, mais pour s'en vanter publiquement. »
Son motif ; sa conduite ; explication de ce qu’il n’y perd rien
Son motif : se donner « un éclat propre à éblouir la multitude, surtout le parlement..., à blâmer avec l'autorité de ce refus... la facile prodigalité du régent, et sans en demeurer plus pauvre ». Car « c'est parler exactement que dire que le maréchal de Villeroy étoit le seul roi de Lyon, que le prévôt des marchands y étoit son vice-roi ad nutum, et qu'ils mettoient en poche tout ce qu'il leur plaisoit de prendre » — les comptes arrêtés entre eux deux seuls « ne se trouvoient plus, et ne se voyoient jamais plus ». « En refusant le don que le régent lui vouloit continuer, il ne refusa rien en effet » ; il n'en est pas moins « mort ruiné ». Saint-Simon rappelle ce « composé d'orgueil » qui « se crut le père, le protecteur du roi, l'ange tutélaire de la France », épousant contre le régent « toute la haine de la Maintenon, sa patronne ».
Quatre-vingt mille livres au duc de Tresmes
« Le duc de Tresmes ne fut pas si délicat que le maréchal de Villeroy : aussi étoit-ce un honnête homme qui étoit bien éloigné des mêmes projets. Il eut quatre-vingt mille livres en dédommagement du deuil, dont il devoit et n'avoit pas profité à la mort du roi, où il étoit en année de premier gentilhomme de la chambre. »
Le prince électoral de Saxe se déclare catholique à Vienne
« Le prince électoral de Saxe, catholique dès qu'il étoit à Rome, avec une permission du pape de le demeurer caché, le déclara en ce temps-ci à Vienne » — le roi de Pologne son père « du secret », pour « lui frayer le chemin à lui succéder en Pologne » ; mais la mère et l'épouse du roi, « des piliers de leur religion », y étaient si opposées que l'électrice refusa toujours titre, honneurs et séjour communs ; « l'électrice sa mère étant morte, il ne fit plus difficulté de laisser déclarer son fils catholique ».
Abbé de Louvois refuse l’évêché de Clermont ; quel
« L'abbé de Louvois refusa l'évêché de Clermont, sous prétexte de sa santé, en effet parce qu'il s'étoit attendu longtemps aux plus grands postes, et qu'il se trouvoit vieux pour en accepter un si médiocre. » Homme « de l'esprit, du monde et du savoir », bibliothécaire du roi, perdu auprès du feu roi par les soupçons de jansénisme que jésuites et Saint-Sulpice attachaient au neveu de l'archevêque de Reims, « il aima mieux hasarder de ne sortir point du second ordre. Le P. Massillon, père de l'Oratoire, célèbre par ses sermons, en profita. »
Rion gouverneur de Cognac
Mme la duchesse de Berry fit indemniser le vieux Saint-Viance — cinquante mille livres et deux mille livres de pension — « et fit présent de ce gouvernement [Cognac, douze mille livres de rente, sans résidence] à Rion ».
Mort d’Oppède, mari secret de Mme d’Argenton, et de l’abbé de Langlée
Mort d'Oppède, « jeune et bien fait », que Mme d'Argenton, voulant « accommoder ses plaisirs à sa conscience », avait épousé secrètement après lui avoir fait des avantages : « il la traitoit avec grande rudesse, et lui donna tout lieu de se consoler. » Mort aussi de l'abbé de Langlée, « singulier ecclésiastique » vivant d'une pension de six mille livres.
Mort et famille de la comtesse de Soissons
« La comtesse de Soissons mourut en même temps à Paris, point vieille, et belle encore comme le jour... Elle fut depuis pauvre, malheureuse, errante. » Ses deux fils moururent jeunes ; sa fille, élevée à Turin, héritière du prince Eugène, épousa le prince de Saxe-Hilbourghausen. « Ainsi finit la branche de Soissons de la maison de Savoie. »
Appel du cardinal de Noailles devenu public
« L'appel du cardinal [de Noailles] devint public, et fut imprimé avec une instruction admirable, dont il n'a paru que la première partie par ce qui arriva depuis, dont il eut tout lieu de se repentir, ainsi que de n'avoir pas fait paroître son appel bien plus tôt, dans le temps que je l'en pressai. »
La Parisière, évêque de Nîmes, exilé dans son diocèse
La Parisière, évêque de Nîmes, « qui écrivoit à tous les prélats et aux universités étrangères pour avoir leur adhésion à la constitution, eut ordre de se retirer dans son diocèse ; mais la cabale le fit rappeler ». Saint-Simon rappelle sa palinodie d'espion du P. Tellier en Languedoc : « il vint triomphant jouir de son crime..., et est mort enfin escroc et banqueroutier, et d'une façon déplorable. »
Affaire du pays de Lalleu, où je sers adroitement le duc de Boufflers
L'affaire du pays de Lalleu : M. d'Elbœuf demandait que ce « petit canton riche » passât des états de Lille à ceux d'Artois — « un chausse-pied », craignait la maréchale de Boufflers, pour le distraire ensuite du gouvernement de Flandre de son fils. Saint-Simon, avant le rapport, fit constater que d'Elbœuf ne prétendait rien sur le gouvernement, puis fit écrire la note sur le dossier par d'Antin ET sur le registre par La Vrillière. Le soir, d'Elbœuf soutenait à La Vrillière que « l'un emportoit l'autre » ; on lui montra le registre : « voilà le duc d'Elbœuf en furie... M. d'Elbœuf tempêta et cria, mais ce fut tout, l'affaire étoit bridée, et le pays de Lalleu demeura du gouvernement de Flandre, et en est encore aujourd'hui. »
Anecdote singulière de l’étrange indécision du chancelier
L'anecdote du chancelier : au sortir du conseil du matin, d'Aguesseau demanda à Saint-Simon son avis — les états particuliers pour Lalleu — et l'embrassa, « parce que c'étoit le sien aussi ». L'après-dînée, après avoir loué en détail « la justice, les raisons et la force » de cet avis, « se rabattant sur la politique..., il s'étendit sur son regret d'être obligé de faire taire le droit, la raison, l'équité devant les motifs majeurs et pressants de l'intérêt de l'État..., et conclut pour les états d'Artois. » « Le chancelier et moi ne nous cherchâmes point en sortant de ce second conseil, et jamais depuis nous ne nous en sommes parlé. »
Capacité singulière de d’Antin
La capacité de d'Antin : « l'exactitude, la précision, l'explication foncière, la netteté, la force, l'agrément de son rapport avoit enlevé la compagnie... ; avec cela une mémoire qui n'oublioit pas les plus petites choses..., et qui, à mesure qu'il en citoit, disoit à l'évêque de Troyes le cahier, la liasse, la page par numéro et par chiffre, où il trouveroit ce qu'il citoit. »
Reconnoissance des députés du pays de Lalleu
La reconnaissance des députés de Lalleu, « gros laboureurs, mais gens de bon sens », revenus « avec deux prodigieuses mannes du plus beau linge de table que j'aie jamais vu » : « quand ils virent qu'il leur falloit les remporter, ils se mirent à pleurer et à dire que je les méprisois... Je fus si touché de leur douleur de si bonne foi » qu'il prit « une nappe et une douzaine de serviettes ; cela les consola un peu. Ils remportèrent tout le reste en me comblant de bénédictions. »
Les ducs de La Force et de Noailles brouillés
La brouillerie La Force-Noailles : La Force, mis au conseil de finances « à l'insu, puis malgré le duc de Noailles », fut « exposé à toutes les niches que le duc de Noailles ne lui épargna pas... contre un seigneur qui pour le moins le valoit..., et qu'il voyoit lié avec Law, qui étoit sa bête ». Le raccommodement apparent fut un département étendu — « à quelque sauce que cela pût se mettre, ce n'étoit être, en bon françois, qu'intendant des finances un peu renforcé ».
Mme d’Arpajon dame de Mme la duchesse de Berry, et Bonivet maître de sa garde-robe
Mme d'Arpajon, « figure extrêmement noble et agréable, peu d'esprit, beaucoup de douceur..., très vertueuse », devint dame de Mme la duchesse de Berry — qui disait aux Carmélites : « Je vous amène mes deux bourgeoises. » La princesse imagina aussi un maître de la garde-robe, « une charge de valet », et prit Bonivet, « manière de chevalier d'industrie, grand spadassin de son métier, bâtard d'un Gouffier », confiant à Mme de Saint-Simon que c'était « un homme de main qu'elle étoit bien aise d'avoir, parce que, bien aujourd'hui avec M. le duc d'Orléans, cela pouvoit changer... Tels étoient la tête et le cœur de cette princesse. »
Mort du cardinal Arias, archevêque de Séville
« On apprit la mort du cardinal Arias, archevêque de Séville, un des plus honnêtes hommes et des meilleures têtes d'Espagne, et qui avoit le plus contribué au testament de Charles II... Arias fut aussi bon prêtre et évêque, qu'il avoit été bon ministre d'État..., et fut regretté de toute l'Espagne, et infiniment dans son diocèse. »
Mort de Mme de Monjeu et de Richard Hamilton
« La comtesse d'Harcourt, qui se fit appeler depuis comtesse de Guise, perdit Mme de Monjeu sa mère, qui étoit Dauvet des Marests. En même temps mourut aussi Richard Hamilton. »
Caractère de ce dernier
Son caractère : « un homme de beaucoup d'esprit, qui savoit, qui amusoit, qui avoit des grâces..., qui avoit eu une très aimable figure et beaucoup de bonnes fortunes en Angleterre et en France, où la catastrophe du roi Jacques II l'avoit ramené » ; la comtesse de Grammont sa sœur « l'avoit mis dans une grande piété qui l'avoit fait renoncer aux dames ». Il mourut à Poussay chez sa nièce abbesse, « pauvre elle-même, mais moins pauvre que lui pour ne pas mourir de faim ».
Assassinats et vols
Les assassinats : l'abbé de Bonnœil « trouvé tué dans sa chambre de coups de bâton sur la tête, et de coups d'épée », avec son valet de chambre — la femme du valet avoua le complot avec un soldat aux gardes, qui, arrêté à Bar, « se tua tout roide d'un poignard qu'il avoit sous son chevet » ; et le laquais de Mme du Guesclin, qui voulut la tuer — « elle eut le courage de lui arracher son épée et la charité de lui dire de se sauver ».
Teneurs de jeux de hasard mis en prison
« Ces tragiques aventures firent redoubler les défenses des jeux de hasard, et mettre en prison une trentaine de tailleurs au pharaon, qui continuoient leur métier malgré les premières défenses. »
États de Bretagne orageux et rompus
Les états de Bretagne orageux : la noblesse, formalisée des façons du maréchal de Montesquiou, lui disputa tout, refusa le don gratuit « par acclamations, comme ils l'avoient toujours fait depuis 1672 », et « ne parlèrent que de leurs privilèges du temps de leurs ducs ». On envoya neuf bataillons et dix-huit escadrons ; les états ayant déclaré « qu'ils ne changeroient point d'avis, il congédia l'assemblée. Ce fut le commencement des troubles de ce pays-là, et le fruit des pratiques de M. et de Mme du Maine. »
Mme d’Alègre entre avec moi en mystérieux commerce qui dure plus d’un an
Le commerce mystérieux de Mme d'Alègre : venue chez lui sous le plus grand secret, elle « se mit sur le ton des oracles, serrant la bouche, tournant les yeux..., disant deux mots coupés et laissant le sens suspendu » — il se brassait « beaucoup de choses très importantes contre M. le duc d'Orléans », sans jamais « rien spécifier ni nommer lieux ou gens ». Après l'éclat de Bretagne : « tout cela, monsieur..., n'est que le chausse-pied, vous en verrez bien d'autres ; mais... et... car... » Le régent, informé après la seconde visite, « parut en faire plus de cas que je n'aurois pensé. Il voulut que je suivisse ce commerce. »
Abbé Dubois revient pour peu de jours d’Angleterre à Paris ; y laisse sa correspondance à Nancré ; trouve le roi d’Angleterre et le prince de Galles fort brouillés
« L'abbé Dubois revint d'Angleterre les premiers jours de décembre, et y retourna avant la fin du même mois. C'étoit Nancré qu'il avoit établi son correspondant » — « souple et flatteur avec Canillac et admirateur avec Noailles, valet à tout faire avec Law..., et grand courtisan de Stairs ». Dubois trouva le prince de Galles aux arrêts, puis chassé du palais : « il fut loger chez le lord Lumley à Londres, puis s'établit à une lieue de Londres au village de Richmont » — la princesse, à qui George offrit de rester au palais avec ses enfants, « voulut suivre son mari ».
Cause originelle de leur éloignement
La cause originelle : « toute l'Europe a su l'horrible catastrophe du comte de Koenigsmarck que Georges, n'étant que duc de Hanovre, fit jeter dans un four chaud, et mit la duchesse sa femme dans un château bien gardé... Ce prince ne pouvoit souffrir son fils dans la persuasion qu'il n'étoit pas de lui, et le fils ne pouvoit souffrir le père dans le dépit de cette persuasion continuellement marquée, et des mauvais traitements faits à sa mère. »

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