TOME XIX · CHAPITRE III
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Résumé
L'anatomie de la cour d'Espagne : la situation, le « goût et conduite de la reine » — « elle hait les Espagnols, qui la haïssent publiquement » ; la cabale nationale ; la fortune de Caylus ; l'« importance de la mécanique journalière » ; le plan de la reine à son arrivée à Madrid ; le rappel de la fortune, du règne et de la chute d'Albéroni. Puis la journée des souverains, heure par heure : déjeuner, prière, travail avec Grimaldo, lever, toilette, audiences particulières et publiques — avec leur description —, l'audience du conseil de Castille, celles des ambassadeurs.
Les entrées
- Situation de la cour d’Espagne
- « Outre les inimitiés particulières et les divisions que l'ambition et les différents intérêts forment et entretiennent toujours dans les cours, il y en avoit de nationales dans celle de Madrid. » La feue reine savoyarde s'était fait « pour ainsi dire adorer » des Espagnols ; la princesse des Ursins, après le traitement d'Altesse, « leur rendit haine pour haine » ; et le second mariage, son ouvrage, « ne fut pas du goût des Espagnols ».
- Goût et conduite de la reine
- « La reine étoit d'un poids très principal dans les affaires de toute espèce, dans les choix, dans les grâces. Si elle n'étoit pas sûre de l'inclusion, elle l'étoit au moins de l'exclusion » — « son crédit certain et invulnérable étoit universellement reconnu au dedans et au dehors ».
- Elle hait les Espagnols, qui la haïssent publiquement
- L'aversion réciproque était incroyable : quand elle sortait avec le roi, « le peuple crioit sans cesse : Viva el Rey y la Savoyana ! et répétoit sans cesse la Savoyana à gorge déployée, qui est la feue reine, pour qu'on ne s'y méprît pas, sans qu'aucune voix criât jamais : Viva la Reina ! La reine faisoit semblant de mépriser cela, mais elle rageoit en elle-même. » « Aussi disoit-elle fort librement, et me l'a dit à moi plus d'une fois : « Les Espagnols ne m'aiment pas, mais je les hais bien aussi », avec un air de pique et de colère. »
- Cabale nationale à la cour d’Espagne
- La cabale nationale : « son goût étoit déclaré pour les Italiens, qui se rassembloient entre eux en cabale contre les Espagnols, sous la protection de la reine. Les Flamands s'accrochoient à eux », quelques Espagnols s'y joignaient — Montijo, Miraval — « ou pour des vues de fortune, ou par avoir secrètement la maison d'Autriche dans le cœur. Les Espagnols payoient de haine, de hauteur, de mépris, et ne détestoient rien tant au monde que les Italiens. » « Ces deux cabales n'éclatoient ni ne se montroient au dehors, mais en dessous se guettoient sans cesse. »
- Fortune de Caylus
- Parmi les Français établis, « Caylus étoit le seul qui pointât vers la fortune ; il étoit militaire plus que courtisan. Il avoit la Toison, et visoit à être capitaine général : il y arriva en effet, et longtemps depuis mon retour, à la grandesse et à la vice-royauté du Pérou. »
- Importance de la mécanique journalière
- « Rien n'influe tant sur le grand et le petit que cette mécanique des souverains. Je dirai, par l'expérience que j'ai faite vingt ans durant, que cette connoissance est une des meilleures clefs de toutes les autres, et qu'elle manque toujours aux histoires, souvent aux mémoires, dont les plus intéressants le seroient bien davantage s'ils avoient moins négligé cette partie. Il n'est point de ministre d'État, de favori, qui ne soit en tout de mon sentiment là-dessus. »
- Plan de la reine arrivant à Madrid
- « La reine, arrivant en Espagne, ne songea qu'à remplir seule auprès du roi le vide qu'y laissoit l'expulsion qu'elle venoit de faire de la princesse des Ursins ; et le roi, impatient par tempérament d'avoir une épouse, retenu qu'il étoit par sa conscience de trouver ailleurs, lui donna là-dessus tout le jeu qu'elle pouvoit désirer. »
- Sa conduite
- « Accoutumé au tête-à-tête continuel », le roi laissa la reine admettre Albéroni « qui étoit le seul homme qu'elle connût » : « ils renfermèrent le roi entre eux deux seuls et le rendirent inaccessible à tout le reste de la nature. Albéroni chassé, la reine, lassée d'avoir été si longtemps prisonnière, victime de sa propre ambition, tenta plusieurs fois d'élargir son esclavage, sans jamais y avoir pu réussir. L'habitude du roi avoit passé en lui en une seconde nature. »
- Fortune d’Albéroni ; son règne, sa chute
- Albéroni suivit « le plan dont la princesse des Ursins s'étoit si bien trouvée, et dont les gens avisés qui peuvent tout sur les rois font tous un usage si utile pour eux, mais si détestable pour leurs maîtres et si pernicieux pour leurs États » — il devint « ce que Mme des Ursins avoit été, avec la différence du sexe, qui en ôta le ridicule, et qui le rendit capable du nom comme du pouvoir de premier ministre, et enfin de la dignité de cardinal ».
- Vie journalière du roi et de la reine d’Espagne
- La vie journalière, « la même en tous lieux, en tout temps, en toute saison » : « le roi et la reine n'eurent jamais qu'un seul et même appartement et qu'un lit. Fièvres, maladie, couches enfin, jamais une seule nuit de séparation ; et la feue reine, pourrie d'écrouelles, le roi ne découcha d'avec elle que peu de jours avant sa mort. »
- Déjeuner
- Vers neuf heures, l'assafeta apportait au roi son chaudeau : « une mixtion légère de bouillon, de lait, de vin qui domine, d'un ou deux jaunes d'œufs, de sucre, de cannelle et d'un peu de girofle » — Hyghens en fit goûter à Saint-Simon : « je n'en ferois pas volontiers mon mets, mais il est pourtant vrai que cela n'est pas désagréable » ; « un restaurant singulièrement bon à réparer la nuit passée, et à préparer la prochaine ».
- Prière
- « Leurs Majestés faisoient alors leurs prières du matin » — dans le lit, seuls.
- Travail avec Grimaldo
- Grimaldo montait ensuite : « quelquefois ils lui faisoient signe d'attendre en entrant, puis l'appeloient quand leur prière étoit finie. Là Grimaldo étaloit ses papiers, tiroit de sa poche une écritoire et travailloit avec le roi et la reine, que sa tapisserie n'empêchoit pas de dire son avis. »
- Lever
- Au lever, le roi s'habillait dans un cabinet, « servi par trois valets françois intérieurs, toujours les mêmes, et par le duc del Arco ou le marquis de Santa-Cruz, sans que jamais qui que ce soit autre entrât à ce lever » ; puis venait le P. Daubenton, à qui « le roi parloit dans la fenêtre ».
- Toilette
- La reine « se chaussoit seule avec l'assafeta : c'étoit le seul moment où elle pouvoit parler seule à la reine et la reine à elle ; mais ce moment alloit au plus à un demi-quart d'heure. Plus long, le roi l'auroit su, et auroit voulu savoir ce qui l'auroit allongé. » Suivait la toilette, avec la camarera-mayor, les dames, les infants : « la chasse, les voyages, les beaux habits du roi étoient la matière de la conversation », plus « quelque petit avis de réprimande de la reine à ses dames — pour être bien avec elle, il falloit moucher souvent, n'être pas trop longtemps en couche ni souvent incommodée, surtout faire ses dévotions tous les huit jours ».
- Heures des audiences particulières des seigneurs et des ministres étrangers
- Après la toilette venait « l'heure des audiences particulières des ministres étrangers et des seigneurs ou autres sujets qui l'obtenoient. Ministres étrangers et sujets s'adressoient à La Roche pour la demander. Il prenoit l'ordre du roi, les faisoit avertir, et les introduisoit l'un après l'autre dans le salon des miroirs où le roi la donnoit toujours. »
- De l’audience publique et sa description
- L'audience publique du lundi, « pratique qu'on ne peut trop louer, quand on ne la corrompt pas » : La Roche appelle à haute voix ; chacun « se met à genoux devant le roi » et « parle au roi tant qu'on veut, de qui on veut et comme on veut. Mais les Espagnols ne ressemblent en rien aux François ; ils sont mesurés, discrets, respectueux, courts. » Pour une audience secrète, La Roche l'annonce, les grands se retirent, le capitaine des gardes tient la porte « la tête un peu en dehors ». « Je n'ai point vu d'audience publique sans audiences secrètes. » Les placets s'amassent sur la table — « c'est ce qu'étoient nos placets dans l'origine, qui sont tombés comme on les voit ».
- De l’audience du conseil de Castille
- À la même heure, « le conseil de Castille vient au palais rendre compte au roi des jugements qu'il a rendus dans la semaine », suivi d'un court travail avec le gouverneur du conseil — le tout jamais hors de Madrid.
- Des audiences publiques des ambassadeurs et de la couverture des grands
- « C'étoit aussi le temps des audiences publiques des ambassadeurs et de la couverture des grands » — la reine ayant de son côté « à elle seule les premières et dernières audiences de cérémonie des ambassadeurs, et les couvertures des grands », seules occasions où les dames venaient au palais lui faire leur cour.
- La messe et confession et communion
- Le roi rentré, la messe : « le chemin se faisoit tout dans l'intérieur jusque dans la tribune, où on leur disoit la messe, et où ils communioient tous deux ensemble et jamais séparément, et ordinairement tous les huit jours ». Quand le roi se confessait, « c'étoit après son lever, avant d'aller à la toilette de la reine ».
- Dîner
- Le dîner, « toujours de chez la reine, ainsi que le souper » : « le roi et la reine avoient chacun leurs plats ; le roi peu, la reine beaucoup : c'est qu'elle aimoit à manger et qu'elle mangeoit de tout, et le roi toujours des mêmes choses. Un potage uni, des chapons, poulets, pigeons bouillis et rôtis, et toujours une longe de veau rôtie ; ni fruit, ni salade, ni fromage, jamais maigre, et il ne buvoit que du vin de Champagne, ainsi que la reine. »
- Sortie et rentrée de la chasse
- Environ une heure après le dîner, sortie pour la chasse quotidienne par « un petit escalier » : « les seigneurs qui fréquentoient un peu familièrement la cour se trouvoient, tantôt les uns, tantôt les autres, à ce passage. La reine y disoit toujours quelque mot honnête à ce qui s'y trouvoit. » Au retour, le roi donnait l'ordre en rentrant.
- Collation, et travail de Grimaldo
- La collation du retour : « pour le roi, un morceau de pain, un grand biscuit, de l'eau et du vin ; et pour la reine, de la pâtisserie et des fruits ». Le prince et la princesse des Asturies et les infants attendaient — « cette compagnie se retiroit en moins de demi-quart d'heure. Grimaldo montoit et travailloit, et ordinairement longtemps ; c'étoit le temps du vrai travail. »
- Temps de la confession de la reine ; sa contrainte
- « Quand la reine avoit à se confesser, c'étoit là l'heure. Le cabinet où elle étoit avec son confesseur étoit contigu à la pièce où étoit le roi qui, quand il trouvoit la confession trop longue, venoit ouvrir la porte et l'appeloit. »
- Souper et coucher
- « Après souper, la conversation ou la prière tête à tête les conduisoit à l'heure du coucher, où tout se passoit comme au lever. » « Leurs Majestés Catholiques n'avoient jamais partout que la même garde-robe, et leurs deux chaises percées étoient à côté l'une de l'autre dans toutes leurs maisons. »
- Voyages
- « Ces journées si uniformes étoient les mêmes dans tous les lieux et même dans les voyages, et le même tête-à-tête partout. Les journées de voyage étoient si petites que le temps qui se donnoit à la chasse de tous les jours suffisoit pour aller d'un lieu dans un autre. » En carrosse, « toujours Leurs Majestés tête à tête dans un grand carrosse de la reine à sept glaces ».
- La reine présente à toutes les audiences particulières des ministres étrangers et des sujets
- « Les audiences particulières ne se donnoient jamais qu'en présence de la reine, soit qu'elle y demeurât à côté du roi, soit qu'elle se retirât un peu à l'écart dans la même pièce. Aussi n'arrivoit-il guère que ceux qui avoient ces audiences laissassent écarter la reine » : ils savaient « qu'ils n'étoient pas plus tôt retirés, qu'elle apprenoit du roi tout ce qu'ils lui avoient dit, et ce qu'il leur avoit répondu, qui n'étoit jamais rien de précis, parce qu'il vouloit toujours avoir le temps de consulter la reine et Grimaldo ».
- Raisons de l’explication du détail des journées
- « Si ce détail des journées paroît long et petit, c'est qu'il est incroyable à qui ne l'a vu dans sa précision et son unisson, toujours et partout les mêmes. C'est l'influence entière que ce tête-à-tête insupportable portoit sur toutes les affaires de l'État et sur celles des particuliers » — d'où la nécessité de l'assafeta « pour faire passer à la reine seule ce qu'on vouloit dans le moment de sa chaussure », elle-même n'osant guère, « dans la frayeur de la découverte et des suites ».
- Jalousie réciproque du roi et de la reine
- « Tous deux avoient réciproquement une jalousie extrême l'un à l'égard de l'autre » : on ne pouvait « jamais, quel que l'on fût, parler au roi sans la reine, ni pareillement à la reine sans le roi ».
- Difficulté extrême de la voir en particulier, et de tout commerce d’affaires avec elle seule
- D'où « la difficulté extrême de la voir en particulier, et de tout commerce d'affaires avec elle seule » : dans ces « courts, rares et précieux moments », elle pouvait tout au plus « recevoir et lire des lettres et des mémoires, et en écrire elle-même. Mais on peut juger avec quelle précipitation et avec quel soin de ne garder aucun papier. »
- Caractère de Philippe V
- Caractère de Philippe V : « il étoit froid, silencieux, triste, sobre, touché d'aucun plaisir que de la chasse, craignant le monde, se craignant soi-même, solitaire et enfermé par goût et par habitude, du bon sens néanmoins et droit, opiniâtre quand il s'y mettoit, et néanmoins parfaitement facile à être entraîné et gouverné ». Sous le feu, « il se laissoit mettre où on le plaçoit, sans en être ébranlé le moins du monde, et s'y amusant à examiner si quelqu'un avoit peur ». « Sa piété n'étoit que coutume, scrupules, frayeurs, petites observances, sans connoître du tout la religion. » Ses scrupules : « il ne pouvoit comprendre que Charles II eût été en droit de disposer par son testament d'une monarchie dont il n'étoit qu'usufruitier : il se croyoit usurpateur » — clef de l'abdication qu'il méditait « dès avant que j'allasse en Espagne ». « L'amour de la France lui sortoit de partout » ; et la reine le louait « jusqu'à sa figure, et à me demander un jour si je ne le trouvois pas fort beau et plus beau que tout ce que je connoissois ».
- Éducation et sentiments de la reine d’Espagne pour sa famille et pour son pays
- « La reine avoit été élevée fort durement dans un grenier du palais de Parme, par la duchesse sa mère, qui ne lui avoit pas laissé voir le jour » : entre la fille et cette mère « autrichienne jusque dans les moelles », « il ne resta que des dehors de bienséance, souvent assaisonnés d'aigreur ». En revanche « la reine aima toujours tendrement le duc de Parme », son oncle et beau-père, « dont elle porta sans cesse les intérêts avec la plus grande chaleur » ; « elle aimoit, protégeoit et avançoit tant qu'il lui étoit possible les Parmesans ».
- Fortune de Scotti
- Scotti, « d'une des premières maisons de Parme », chargé des affaires du duc : « la reine se moquoit de lui la première, et une fois ou deux me laissa très bien entendre le peu de cas qu'elle en faisoit » — « grand et gros homme, fort lourd, bon homme et honnête homme d'ailleurs, mais parfaitement incapable ». « Il étoit Parmesan, et cela lui suffit pour faire à la longue et faute de concurrents du même pays la haute fortune où il est parvenu : gouverneur du dernier des infants, la Toison d'or, enfin la grandesse, et pour couronner tout, l'ordre du Saint-Esprit — sans néanmoins qu'elle ait jamais fait de lui le moindre cas. »
- Caractère, vie, vues, art, manèges, conduite, pouvoir, contrainte de la reine d’Espagne
- Grand portrait de la reine : « née avec beaucoup d'esprit et avec toutes les grâces naturelles », d'une perspicacité « qui lui faisoit saisir du vrai côté tout ce qu'elle pouvoit apercevoir en gens et en choses » — « qui l'a connue est toujours dans le dernier étonnement comment l'esprit et le sens ont pu suppléer autant au grenier de Parme et au perpétuel tête-à-tête d'Espagne ». Son grand dessein : faire de ses fils des souverains indépendants, « pivot constant sur lequel ont roulé depuis toutes les affaires avec l'Espagne ». Ses armes : « rarement alloit-elle de front, mais par des préparations éloignées, des contours et retours qu'elle poussoit ou retenoit à la boussole de l'air des réponses » — et au besoin le tempérament du roi : « les refus nocturnes excitoient des tempêtes. Le roi crioit et menaçoit ; elle tenoit ferme, pleuroit ; la paix se consommoit la nuit suivante, et il étoit rare que ce ne fût à l'avantage de la reine. » « Quelque grand que fût son pouvoir, elle le devoit à tant d'art, de souplesses, de manèges, de patience, qu'elle le payoit beaucoup trop chèrement. » « La chaîne étoit si fortement tendue qu'elle ne quittoit jamais le côté gauche du roi » — au Mail, attardée de quatre ou cinq pas, « le roi se retourner, elle à l'instant même regagner son côté en deux sauts ».
- Extinction par la princesse des Ursins des étiquettes ; des conseils où le roi se trouvoit ; des fonctions des charges principales, qui a toujours duré depuis
- « Ce fut la princesse des Ursins qui peu à peu abolit les conseils où le roi assistoit, les étiquettes du palais et les fonctions des charges, pour tenir le roi enfermé, et ôter tout moyen de lui pouvoir parler et d'en approcher. Depuis Mme des Ursins, l'enfermerie du roi et de la nouvelle reine continua également, et les étiquettes et les charges ne se relevèrent plus. » Le sommelier du corps et les gentilshommes de la chambre « n'étoient plus que des noms vains, et leurs clefs une montre entièrement inutile » ; au majordome-major ne restaient que « l'honorifique », « l'autorité sur les provisions de bois, de charbon, des caves et des cuisines », et quelques rares cérémonies.
- Oubli réparé d’une fonction du grand et du premier écuyer
- Oubli réparé sur le grand et le premier écuyer : « dès que le roi est dehors, s'il mange sur l'herbe ou dans un village, s'il boit même seulement un coup, s'il veut se laver les mains, s'il prend un manteau ou le quitte, le grand écuyer le sert et le premier écuyer, et celui-là ôte au sommelier du corps toutes ses fonctions, même en sa présence — ce qui fait que le sommelier et les gentilshommes de la chambre ne sont pas curieux de suivre le roi dehors ».
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