TOME XI · CHAPITRE V
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Résumé
Le roi tête à tête avec le chancelier adjuge à l'auteur « toute préséance » sur M. de La Rochefoucauld. Mort de Saint-Chamant ; Tessé demandé par l'Espagne pour Barcelone, Berwick choisi avec Ducasse et son escadre. La « souveraineté manquée » de la princesse des Ursins — le rêve écroulé — et le palais près d'Amboise « et ce qu'il devient » ; sa décadence dans l'esprit du roi et de Mme de Maintenon ; gouvernante des infants, « ses mesures pour se glisser en la place de la feue reine » ; la générosité de Robinet, confesseur jésuite ; la princesse « se hâte » de faire le mariage de Parme — sa perte en germe.
Les entrées
- Le roi tête à tête avec le chancelier, qui lui rapporte le procès d’entre M. de La Rochefoucauld et moi, m’adjuge toute préséance
- Le dimanche de la Passion 18 mars, le roi se fit rapporter deux heures durant, par le seul chancelier, le procès de préséance entre M. de La Rochefoucauld et Saint-Simon. Scène de la malice du chancelier : « Monsieur, je ne puis parler », puis, « fixant des yeux tristes et sévères sur moi : “Pour jugés, vous l'êtes, et vous l'êtes entièrement sur tout, et jugés sans retour” » — avant d'éclater de rire et d'avouer que « j'avois gagné en plein, en tout et partout. Il est difficile d'ôter en un instant à quelqu'un une meule plus pesante… Je le baisai comme on baise une maîtresse. » Le roi lui-même : « Monsieur, vous avez tout gagné, et je suis bien aise de vous avoir fait plaisir en faisant justice. » M. de La Rochefoucauld « fut outré » ; Saint-Simon poussa les procédés jusqu'à porter lui-même ses civilités à l'hôtel de La Rochefoucauld avant la signification de l'arrêt, enregistré au parlement. « On verra dans la suite que cette aigreur secrète les conduisit fort mal. »
- Mort de Saint-Chamant
- « Saint-Chamant mourut à la campagne où il s'étoit retiré depuis longtemps. » Ancien lieutenant des gardes du corps, il avait conduit à la frontière la reine d'Espagne, fille de Monsieur : « la reine allongea ce voyage tant qu'elle put. Saint-Chamant étoit fort bien fait ; il avoit de l'esprit, encore plus d'audace ; la reine peu d'expérience, de ménagement, de contrainte. Tout cela fit un grand bruit à la cour et retentit fort en Espagne, qui y fit grand tort à la reine, et qui perdit Saint-Chamant ici. »
- Tessé demandé par l’Espagne pour le siège de Barcelone
- Pour le siège de Barcelone — les Catalans tenant bon malgré la paix —, « Mme des Ursins s'étoit trop bien trouvée du flexible et courtisan Tessé pour vouloir un autre général, et le faisoit demander par le roi d'Espagne. Tessé, qui n'avoit plus rien à gagner en ce pays-là, ne se soucioit point d'être chargé d'une si forte expédition. »
- Berwick choisi et Ducasse pour y mener une escadre
- Le roi et Mme de Maintenon « préférèrent le duc de Berwick à tout autre, qui, outre sa capacité, sa bonne volonté et son expérience d'Espagne, étoit depuis longtemps fort mal avec Orry pour l'avoir traité souvent comme il le méritoit, et par conséquent fort peu au gré de Mme des Ursins, qui le trouvoit droit, ferme, libre, barre de fer, toutes qualités qu'elle n'aimoit pas à rencontrer, surtout dans un général d'armée. Le roi donna quinze bataillons au duc de Berwick ; et Ducasse fut chargé du commandement de l'escadre. »
- Souveraineté manquée de la princesse des Ursins
- La souveraineté que Mme des Ursins voulut obtenir par le traité de paix en fut « si longtemps et si scandaleusement arrêté[e] par le roi d'Espagne » que le roi, « piqué d'en voir la paix retardée », fut « à la fin forcé de ne plus rien ménager…, de menacer, de parler en père et en maître, et de faire conclure la paix sans cette souveraineté ». « On peut juger quelle fut la rage de Mme des Ursins, après avoir poussé sa pointe jusqu'à une opiniâtreté si démesurée, s'être donnée en spectacle à toute l'Europe, et ne remporter que le mépris et la honte d'une si folle entreprise. »
- Palais qu’elle se prépare près d’Amboise, et ce qu’il devient
- Elle y avait tellement compté — et à l'échanger contre la Touraine — « qu'elle avoit chargé son fidèle Aubigny de lui acheter un terrain près d'Amboise…, d'y bâtir un vaste palais…, de ne s'y soucier d'aucun fief ni d'aucune seigneurie, parce que la souveraine du pays n'en avoit pas besoin ». Quand « la corde cassa », Mme des Ursins, « honteuse après de ce pot au lait de la bonne femme, laissa le tout à d'Aubigny », qui y passa le reste de sa vie « aimé et considéré dans le pays » : c'est Chanteloup, « un des beaux et des plus singuliers lieux de France, et le plus superbement meublé ».
- Décadence de la princesse des Ursins dans l’esprit du roi et de Mme de Maintenon
- « Cette souveraineté, dont Mme de Maintenon se trouvoit si peu à portée, la choqua. Cette extrême différence offensa son orgueil, en lui faisant sentir la distance des rangs et des naissances… Elle ne put souffrir qu'elle en abusât au point de s'élever si fort au-dessus d'elle. » « Telle fut la pierre d'achoppement entre les deux modératrices suprêmes de la France et de l'Espagne. Telle fut aussi la raison de la préférence de Berwick sur Tessé. Depuis cet essor de souveraineté, le concert ne fut plus le même entre Mme de Maintenon et Mme des Ursins. »
- Princesse des Ursins gouvernante des infants
- À Madrid, la princesse « prit elle-même la place de la reine ; et pour avoir une sorte de prétexte d'être auprès du roi dans la même solitude, elle se fit nommer gouvernante de ses enfants ». Elle fit bâtir « un corridor de bois depuis le cabinet du roi jusque dans l'appartement de ses enfants…, pour pouvoir passer de l'un à l'autre sans cesse sans être aperçus » — appentis « ordonné avec tant de hâte, qu'avec toute la dévotion du roi, les fêtes et les dimanches ne furent point exceptés de ce travail ».
- Ses mesures pour se glisser en la place de la feue reine
- Pour s'assurer du roi « dans tous les moments », elle choisit « quatre ou cinq hommes pour accompagner le roi privativement à tous autres » — Chalois, Masseran, Robecque —, « on les appela recreadores du roi, ceux qui étoient chargés de l'amuser ». On sema des discours « qui parurent équivoques, et qui effrayèrent : il se débita que le roi n'avoit plus besoin de postérité…, mais seulement d'une femme, et qui pût les gouverner. On ne douta pas qu'elle n'eût le projet de l'épouser, et l'opinion ainsi que la crainte en devint générale ; le roi son grand-père en fut vivement alarmé, et Mme de Maintenon, qui n'avoit jamais pu parvenir à être déclarée…, en fut poussée à bout de jalousie. »
- Générosité de Robinet, jésuite, confesseur du roi d’Espagne
- Générosité du P. Robinet, « le seul excellent [confesseur] qu'il ait eu » : pressé quatre fois de dire si l'on travaillerait au corridor le dimanche et la fête de la Vierge, « la patience lui échappa, et il répondit que, si c'étoit pour détruire l'ouvrage commencé, il croyoit qu'on y pourroit travailler le propre jour de Pâques, mais que pour continuer ce corridor, il ne pensoit pas que cela se pût… Toute la cour applaudit. » Puis, poussé de questions par le roi dans une embrasure, il avoua que ses nouvelles de France étaient « conformes à toutes celles de Madrid, où on ne doutoit plus qu'il ne fît à la princesse des Ursins l'honneur de l'épouser. Le roi rougit et répondit brusquement : “Oh ! pour cela, non,” et le quitta. »
- Princesse des Ursins se hâte de faire le mariage du roi d’Espagne avec la princesse de Parme ; ses raisons
- Détrompée, elle « tourna court » et « résolut de s'assurer du roi par une reine qui lui dût un si grand mariage, et qui n'ayant aucun soutien se jetât entre ses bras par reconnoissance et par nécessité ». Elle s'ouvrit à Albéroni, chargé des affaires de Parme, du mariage avec la princesse de Parme : « Albéroni eut peine à croire ses oreilles » — « une personne issue de double bâtardise, d'un pape par père, d'une fille naturelle de Charles-Quint par mère…, et d'une mère tout autrichienne » aux tantes ennemies de Philippe V. « Rien de tout cela néanmoins n'arrêta la princesse des Ursins ; son intérêt pressant fut sa considération la plus forte… Orry, toujours un avec Mme des Ursins…, fut le seul confident de cette importante affaire. »
- Situation du marquis de Brancas en Espagne
- Le marquis de Brancas, ambassadeur à Madrid, croyait que Mme des Ursins avait fait changer sa grandesse en Toison « et il ne lui avoit pas pardonné cet échange. Il étoit tout à Mme de Maintenon…; elle ne lui laissoit aucun accès, et avoit les yeux fort ouverts sur toute sa conduite. » Mais « le confesseur s'expliquoit à ce client de sa compagnie de ses inquiétudes…, et les principaux d'une cour universellement mécontente alloient décharger leur cœur avec lui, dans la pensée qu'il n'y avoit que la France qui pût mettre ordre à la situation de l'Espagne ».
- Raisons qui le déterminent à demander d’aller passer quinze jours à Versailles ; il l’obtient
- « Brancas en sentit toute l'importance, mais instruit par l'aventure de l'abbé d'Estrées, craignant même pour ses courriers, il prit le parti de mander au roi qu'il avoit pressamment à lui rendre compte d'affaires les plus importantes, qui ne se pouvoient confier au papier, et qui exigeoient qu'il lui permît d'aller passer quinze jours à Versailles. La réponse fut la permission qu'il demandoit, mais avec ordre de s'arrêter où il rencontreroit le duc de Berwick sur la route…, pour conférer avec lui. »
- Alarme de la princesse des Ursins
- « Mme des Ursins, qui trouvoit toujours moyen d'être instruite de tout, la fut non seulement du voyage de Brancas, mais encore de l'ordre qu'il avoit reçu de conférer avec Berwick ; elle en fut alarmée : elle fit presser par le roi d'Espagne le départ du maréchal…, pour éviter que Brancas le rencontrât en chemin. Elle fit disposer seize relais de mules sur le chemin de Bayonne. »
- Elle dépêche brusquement le cardinal del Giudice en France
- Elle « fit tout à coup partir pour France, le jeudi saint, le cardinal del Giudice, grand inquisiteur et ministre d'État, qui eut pour elle cette basse complaisance. C'étoit coup double : le cardinal étoit à ses ordres, mais un cardinal-ministre et grand inquisiteur l'embarrassoit, elle s'en délivroit au moins pour un temps de la sorte…, et par le poids de sa pourpre…, elle prévenoit Brancas, ce qui en notre cour n'étoit pas un point médiocre. »
- Brancas court après et le devance
- « Brancas qui en sentoit toute l'importance le suivit dès le vendredi saint, et fit si bien qu'il l'atteignit à Bayonne la nuit qu'il y étoit couché : il chargea, en passant tout droit, le commandant…, d'amuser et de retarder le cardinal tout le lendemain tant qu'il pourroit, gagna pays et arriva à Bordeaux avec vingt-huit chevaux de poste qu'il emmena de partout avec lui pour les ôter au cardinal. Il arriva de la sorte deux jours plus tôt que lui à Paris. »
- Quel étoit Giudice
- Giudice était grand inquisiteur d'Espagne, ministre d'État, frère du duc de Giovenazzo, oncle du prince de Cellamare, « grand d'Espagne et conseiller d'État assez considéré à Madrid » — un prince romain de la maison napolitaine des Giudice, dont la pourpre et les établissements en Espagne donnaient du poids à la commission dont Mme des Ursins l'affublait.
- Brancas à Marly
- Brancas, de Paris, « alla aussitôt à Marly, où le roi étoit, lui rendre compte des affaires qui l'avoient amené si roide ; il en eut une longue audience avec Torcy en tiers, et un logement pour le reste du voyage » — la course gagnée, la première impression donnée.
- Giudice après lui avec son neveu Cellamare
- « Le cardinal del Giudice se reposa quatre ou cinq jours à Paris, puis vint de Paris chez Torcy à Marly qui le mena dans le cabinet du roi à l'issue de son lever. Il lui présenta le prince de Cellamare, fils du duc de Giovenazzo son frère…; Cellamare sortit aussitôt du cabinet, et le cardinal y demeura seul avec le roi et Torcy une bonne heure. » Mais sa mission était vide : « toute sa mission n'alloit qu'à louer Mme des Ursins et se plaindre du marquis de Brancas… Sur le marquis de Brancas il n'y avoit nul fait à alléguer ; son crime étoit de voir trop clair. »
- Caractère del Giudice
- « Le cardinal étoit un homme d'esprit, de cour, d'affaires et d'intrigue, qui sentoit pour un homme de son état et de son poids le vide de sa commission… Il parut d'une conversation aimable, d'une société aisée…, et il fut fort goûté et recueilli par la bonne compagnie. » On soupçonna « qu'il se doutoit de la décadence de la princesse des Ursins dans notre cour, et qu'il cherchoit à s'en attirer l'estime et la confiance pour, à l'appui du roi, devenir premier ministre en Espagne ; mais nous verrons bientôt que la marotte ultramontaine de sa charge, de son chapeau, rompirent toutes ses mesures. Tout le succès de son voyage se borna à empêcher Brancas de retourner en Espagne. »
- Mort et caractère de la chancelière de Pontchartrain
- « La chancelière étoit menacée d'une hydropisie de poitrine après un asthme de presque toute sa vie. » Grand éloge : « on ne peut guère être plus laide, mais avec cela une grosse femme, de bonne taille et de bonne mine…; jamais femme de ministre ni autre n'eut sa pareille pour savoir tenir une maison » ; « un des meilleurs conseils qu'on pût trouver » — son mari « tant qu'il la crut n'y fit jamais de fautes ». Ses charités sans nombre : la petite fille jolie ramassée au sortir de la messe (« La misère fait tout faire… je la paquetterai en lieu où elle sera en sûreté, et apprendra à gagner sa vie »), sa communauté de trente à quarante filles pauvres à Versailles, l'hôpital de Pontchartrain « où ils alloient souvent servir les pauvres », et, dans la famine de 1709, les fours et marmites de Pontchartrain nourrissant jusqu'à « trois mille personnes » par jour pendant six à sept mois. Unie au chancelier au point qu'« ils couchoient partout dans la même chambre… En tout ils ne furent qu'un ». Elle mourut le jeudi 12 avril, « pleurée des pauvres presque avec désespoir. Jamais Mme de Saint-Simon et moi n'eûmes de meilleure amie… Son fils fut le seul de toute la famille qui essuya cette perte avec tranquillité, et même des domestiques. »
- Mort de la reine douairière de Danemark
- « La reine douairière de Danemark mourut en ce même temps. Elle étoit Hesse, et petite-fille de la fameuse landgrave, dont le courage, l'âme haute et guerrière et l'attachement à la France ont tant fait parler d'elle. Elle étoit cousine germaine de Madame. »
- Mort et caractère de l’évêque de Senlis
- « L'évêque de Senlis mourut aussi. Il étoit frère de Chamillart, le meilleur et le plus imbécile des hommes…; c'étoit une fatuité de bonté et de confiance qui le persuadoit de l'amitié de tout le monde. » Ravissant sur M. le Prince, dont il prenait pour lui toutes les bassesses — jusqu'à ce que la chute du frère fît évanouir « les bonnes grâces et les prévenances… Plus de présents de gibier. » « Il ne savoit rien, mais des mœurs excellentes, peut-être avoit-il conservé son innocence baptismale. C'étoit un homme à mettre bien richement à Mende ou à Auch, et à l'y confiner » ; son frère fit la sottise de le faire premier aumônier de la Dauphine, « où il fut la risée de toutes ses dames », et académicien, ce qui « combla toute mesure parce qu'il se crut bel esprit ».
- Chamillart obtient un logement à Versailles
- « Chamillart écrivit au roi pour lui demander le logement qu'il avoit conservé, et l'obtint aussitôt. Ce qui montra que le goût du roi n'étoit pas affaibli, malgré Mme de Maintenon et toutes les machines qui le dépostèrent. »
- Mort et caractère de Mme Voysin
- « Mme Voysin mourut à Paris d'une assez longue maladie : pourroit-on croire, si on ne le savoit, que ce fut de chagrin ? » Mme de Maintenon « n'avoit mis le mari en place que pour avoir sa femme à la cour » ; mais « elle ne s'aperçut pas assez tôt qu'il ne falloit pas rassasier d'elle. L'indigestion vint peu à peu. Toute la faveur, toute la confiance passa de la femme au mari…; son vêtement et sa coiffure imitée de la sienne lui semblèrent ridicules. » La jalousie de Mme Desmarets acheva de la perdre : « elle y mourut enfin de désespoir le vendredi 20 avril, à cinquante-un ans, peu regrettée. Ce fut une délivrance pour Mme de Maintenon. Le mari, tout dévoué à la fortune, s'en consola aisément. »
- Caractère de Mme Desmarets
- Mme Desmarets, sa rivale : « grande, bien faite, toujours bien mise sans affectation…, rien du tout de bourgeois, un air et des manières nobles, un dehors de franchise qui n'étoit pas sans art, mais cet art n'étoit pas sans duplicité. Ses soins et ses respects pour Mme de Maintenon étoient sans bassesse. Elle se ménagea toujours si bien à l'approcher, que, bien loin de lui devenir à charge, elle eut l'adresse de s'en faire toujours désirer. »
- Mort de Zurbeck
- « Peu de jours après mourut Zurbeck, ancien lieutenant général, colonel du régiment des gardes suisses et des neuf autres régiments suisses au service de France. Ce fut une grande dépouille à distribuer pour M. du Maine » — colonel général des Suisses.
- Mort du président Le Bailleul, dont le fils obtient la charge
- « Le Bailleul, président à mortier, mourut en même temps. Il étoit fils de l'ami de mon père, et petit-fils du surintendant des finances. » Son fils, « dès lors fort décrié », obtint néanmoins la charge « avec grand'peine » grâce aux efforts du maréchal d'Huxelles, son cousin, « qui fit valoir son nom dans le parlement, et les services de ses pères ».
- Leur caractère
- Le père était « un homme d'honneur et de vertu, d'ailleurs fort peu de chose. Il ne laissa qu'un fils qui, excepté l'honneur et la vertu, lui ressembla au reste… Il ne prit pas [la peine] d'exercer [la charge], se ruina avec honte et scandale, et la vendit enfin à Chauvelin, depuis garde des sceaux, dont la fortune et la disgrâce ont tant fait parler. Ce dernier Bailleul est mort sans s'être marié, dans la dernière obscurité. »
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