TOME XIX · CHAPITRE XVI
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Résumé
La conversation « singulière et curieuse » sur l'institution d'un premier ministre — l'auteur « persiste à n'être pas d'avis » : le « malheur des princes indiscrets », les « exemples des premiers ministres en tous pays depuis Louis XI », ce qu'est « nécessairement » un premier ministre et « quel est le prince qui en fait un » — le traité de science politique en raccourci ; l'« embuscade de Belle-Isle » ; et le cardinal Dubois « déclaré premier ministre » — qui le mande à l'auteur « et veut me faire accroire que je lui en ai l'obligation » ; Conches ; la visite du lendemain à Versailles.
Les entrées
- Autre conversation singulière et curieuse entre M. le duc d’Orléans et moi sur faire un premier ministre, dont je persiste à n’être pas d’avis
- Le 22 août, au rendez-vous : « Eh bien ! me dit-il d'abordée, qu'avons-nous encore à dire sur l'affaire d'hier ? Il me semble que tout est dit, et qu'il n'y a plus qu'à déclarer dès tout à l'heure le premier ministre. » Saint-Simon persista : pour le soulagement et la liberté, le régent en jouissait déjà, car « il n'y avoit plus qui que ce fût, François ou ministres étrangers, qui osât se jouer à aller directement à Son Altesse Royale » sans « l'attache du cardinal » — lui-même s'en garderait. La toute-puissance actuelle laissait pourtant Dubois « comme l'oiseau, sur la branche, exposé à être congédié au premier instant » ; le titre, la patente et l'enregistrement lui donneraient au contraire « des formes qui donnent du temps et des ressources, et moyen de se raccommoder et de faire jouer des ressorts dans l'intervalle » — toute la différence « d'un homme qui est maître de tout sans autre titre que la volonté de son maître, ou qui le devient par titre exprès ».
- Malheur des princes indiscrets et peu fidèles au secret
- La réflexion la plus importante — le danger qu'un premier ministre en titre, « aussi capable que l'étoit le cardinal Dubois de saisir toutes les avenues du roi à force d'argent, de grâces, de souplesses », ne se rendît maître de l'esprit du roi majeur et ne fît renvoyer le régent « comme le cardinal Mazarin avoit fait Gaston » — Saint-Simon n'osa pas la produire : « je me commettois assez avec lui par la faiblesse et l'indiscrétion de M. le duc d'Orléans… Et voilà comme le défaut de sentiment et de secret dans les princes ferme la bouche à leurs meilleurs serviteurs, et les prive des plus essentielles connoissances. »
- Exemples des premiers ministres en tous pays depuis Louis XI
- Les exemples depuis Louis XI : le cardinal Balue livrant « le plus habile, le plus soupçonneux, le plus rusé et le plus précautionné de tous nos rois » au duc de Bourgogne — d'où la « cage de fer pendant tant d'années » ; le cardinal d'Amboise précipitant deux fois Louis XII au bord de la ruine « par l'ambition de se faire élire pape » ; le cardinal de Lorraine concevant la Ligue « pour transférer la couronne dans sa maison » ; le maréchal d'Ancre ; Richelieu, « génie puissant et transcendant en tout », mais « qui fit voler bien des têtes » ; et surtout « le détestable Mazarin, dont la ruse et la perfidie fut la vertu, et la frayeur la prudence » — vingt-huit millions de dot prouvés en pleine grand'chambre, la paix de Westphalie retardée pour son intérêt, d'Avaux sacrifié à Servien, et « les prostitutions, le mélange, la confusion » de la noblesse, « le règne des gens de rien, les pillages et l'insolence des financiers ». Conclusion : « la peste, la guerre et la famine… ne sont pas plus à craindre que celui d'un premier ministre, avec cette différence que celui-là seul se peut éviter. »
- Quel est nécessairement un premier ministre
- Ce qu'est nécessairement un premier ministre : « un ambitieux du premier ordre… qui n'a d'honneur, de vertu, d'amour de l'État, ni de son maître qu'en simple parure ». « Tout mérite lui est suspect en tout genre… toute réputation lui est odieuse » ; son application, « se faire autant d'esclaves que de gens qui approchent du prince », avec espions sur les espions ; « son grand art est que personne n'approche du prince que de sa main ». Face aux représentations, tout le contraire d'un roi : « il redoute d'être tâté, encore plus d'être feuilleté. Quiconque en a l'imprudence, même sans mauvaise intention, sa perte est résolue. » « Rien de tout ce qui peut le maintenir et le raffermir ne lui paroît injuste. En ce genre il peut tout ce qu'il veut, et il veut tout ce qu'il peut » — et il accumule tout en persuadant le prince « qu'il est l'homme unique dont il ne peut se passer ».
- Quel est le prince qui fait un premier ministre
- Et le prince qui le fait : « c'est la déclaration la plus authentique qu'il puisse faire de sa faiblesse ou de son incapacité, peut-être de l'une et de l'autre ». La cage se retourne : « la cage où il le met est d'or et de pierreries… mais elle n'en est pas moins cage, et le prince n'y est pas moins enfermé et bien exactement scellé. Ses plus familiers courtisans sont ses plus sûrs geôliers. » « Plus de différence d'effet entre le premier ministre et nos anciens maires du palais ; plus de différence effective entre le prince et nos rois fainéants… sinon que le prince ne l'est que par sa fétardise. Je frémis, monsieur, de prononcer ce mot. » Puis l'ivresse du ministre, l'insolence, les cabales, « des malheurs profonds, qui ne sont pas même réparés par la chute du premier ministre ». Et le trait final : « Dubois ne peut être en rien au-dessous du Mazarin pour la naissance, et il a par-dessus lui l'avantage d'être né François. » Après un long silence, la tête tombée près du bureau, le régent « se prit tout à coup à dire d'un ton triste et bas : “Il faut finir cela, il n'y a qu'à le déclarer tout à l'heure.” — Monsieur, repris-je, vous êtes bon et sage, et par-dessus le maître. N'avez-vous rien à m'ordonner pour Meudon ? » Et il sortit tandis que le prince criait : « Mais vous reverrai-je pas bientôt ? »
- Embuscade de Belle-Ile
- « Le fidèle et patient Belle-Ile étoit encore depuis plus de deux grosses heures au même endroit… Il me saisit aussitôt en me disant avec empressement à l'oreille : “Hé bien ! où en sommes-nous ? — Au mieux, lui répondis-je en me contenant tant que je pus ; je tiens l'affaire faite et tout sur le petit bord d'être déclarée. — Cela est à merveille, reprit-il : je vais tout à l'heure faire un homme bien aise.” » Saint-Simon se sauva à Meudon « m'y exhaler seul à mon aise ».
- Le cardinal Dubois déclaré premier ministre
- « Sur les deux heures après midi du 23 août, lendemain de la conversation qui vient d'être racontée, le cardinal Dubois fut déclaré premier ministre par M. le duc d'Orléans, et par lui présenté au roi comme tel, à l'heure de son travail. »
- Il me le mande et veut me faire accroire qu’il m’en a l’obligation, et n’oublie rien pour en persuader le public
- À quatre heures, Conches arriva à Meudon apporter la nouvelle de la part du cardinal, « qui l'envoyoit exprès m'en porter, me dit-il, son hommage, comme à celui à qui il en avoit toute l'obligation. Je répondis fort sec… qu'il n'avoit besoin que de lui-même. » Le cardinal « se vouloit parer de mon suffrage », alors qu'il était « radicalement impossible » qu'il ignorât l'opposition : « je fus vraiment indigné de cette effronterie, dont sa prétendue reconnoissance remplit la cour et la ville ».
- Conches ; quel
- Conches « étoit un homme de rien et de Dauphiné, dont la figure lui avoit tenu lieu d'esprit », poussé par M. de Vendôme puis attaché à Belle-Ile, « qui ramassoit alors tout ce qu'il pouvoit pour se faire des créatures ».
- Je vais le lendemain à Versailles, où je vois le cardinal Dubois chez M. le duc d’Orléans
- Le lendemain à Versailles, guetté dès l'entrée, Saint-Simon fut conduit au caveau, où Dubois l'attendait avec Le Blanc et Belle-Ile : « dès qu'il m'aperçut, il courut à moi, n'oublia rien pour me persuader que je l'avois fait premier ministre », protestant « qu'il vouloit ne se conduire que par mes conseils, m'ouvrir tous ses portefeuilles ». « Je n'étois pas si crédule que le cardinal de Rohan… il ne cherchoit qu'à se cacher sous mon manteau, et à jeter, s'il l'eût pu, tout l'odieux de sa promotion sur moi. » Puis chez le régent, qui « à travers l'embarras qui le saisit à ma vue, me fit aussi merveilles, mais sans qu'il fût question de la déclaration ». Celle-ci, enregistrée, « fut extrêmement mal reçue de la cour, de la ville et de toute la France » — mais le premier ministre « se moquoit de l'improbation et des clameurs publiques ».
- Indignité des Rohan
- Les Rohan, à qui Dubois avait si solennellement promis la place pour le cardinal de Rohan, « avalèrent la chose doux comme lait, affectèrent de l'approuver, de la louer ». « Ils ont tous en préciput une finesse de nez qui les porte sans faillir à l'insolence et à la bassesse, qui les fait passer de l'une à l'autre avec une agilité merveilleuse… jusqu'à douter, avec raison, s'ils ont soif à table quand ils demandent à boire. En vérité, la souplesse ni l'étude des plus surprenants danseurs de corde n'égala jamais la leur. »
- Épisode nécessaire
- « Laissons-les s'ensevelir dans cette fange, et Dubois dans le comble de sa satisfaction et de la toute-puissance, pour exposer un épisode indispensable à placer ici pour les étranges suites qu'eurent de si chétives sources. »
- Plénoeuf, sa femme et sa fille, depuis marquise de Prie, et maîtresse déclarée de M. le Duc
- Plénœuf « étoit Berthelot, c'est-à-dire de ces gens du plus bas peuple qui s'enrichissent en le dévorant », gorgé dans les vivres des armées, principal commis de Voysin. Sa femme, « grande, faite au tour, avec un visage extrêmement agréable… auroit été faite exprès pour fendre la nue à l'Opéra et y faire admirer la déesse » : impérieuse, « éprise d'elle-même au dernier point », elle régnait sur une troupe de soupirants où « chacun espéroit son tour ». Sa fille, « belle, bien faite, plus charmante encore par ces je ne sais quoi qui enlèvent », lui déplut à mesure qu'elle plut ; Plénœuf, craignant l'éclat, la maria au marquis de Prie, « parrain du roi » mais sans bien, nommé aussitôt à l'ambassade de Turin « qui ne rouloit que sur la bourse du beau-père ». Revenue ambassadrice applaudie, la fille « méprisa » sa mère : « la guerre fut déclarée, les soupirants prirent parti, l'éclat n'eut plus de mesure ; la déroute et la fuite de Plénœuf suivirent de près. Sa fille rit de son désastre et combla son désespoir. »
- Infamie du marquis de Prie
- « Mme de Prie devint maîtresse publique de M. le Duc, et son mari, ébloui des succès prodigieux que M. de Soubise avoit eus, prit le parti de l'imiter, mais M. le Duc n'étoit pas Louis XIV, et ne menoit pas cette affaire sous l'apparent secret et sous la couverture de toutes les bienséances les plus précautionnées. »
- Liaison intime de Belle-Ile et de Le Blanc entre eux et avec Mme de Plénoeuf
- Les plus anciens tenants de Mme de Plénœuf étaient Le Blanc et Belle-Ile : « c'étoit d'où étoit venue leur union. Tous deux étoient nés pour la fortune ; tous deux en avoient les talents ; tous deux se crurent utiles l'un à l'autre : cela forma entre eux la plus parfaite intimité, dont Mme de Plénœuf fut toujours le centre » — « l'un pour s'étayer, l'autre pour se pousser, marchèrent toujours dans le plus grand concert sous la direction de la divinité qu'ils adoroient sans jalousie ».
- Elle leur attire la haine, puis la persécution de Mme de Prie et de M. le Duc
- « Il n'en fallut pas davantage pour les rendre l'objet de la haine de Mme de Prie. Elle ne put les détacher de sa mère, elle résolut de les perdre » — tentative « bien hardie contre deux hommes aussi habiles », Le Blanc étant secrétaire d'État « à toutes mains de M. le duc d'Orléans, et employé seul dans toutes les choses les plus secrètes », et l'homme à tout faire du cardinal, chez qui Le Blanc et Belle-Ile passaient tous les soirs « à résumer, agiter, consulter et résoudre la plupart des affaires ».
- Le cardinal Dubois, fort avancé dans son projet d’élaguer entièrement M. le duc d’Orléans, se propose de perdre Le Blanc et peut-être Belle-Ile
- Le projet de Dubois était d'ôter d'auprès du régent tous ceux dont la familiarité pouvait lui porter ombrage : il avait chassé Noailles, Canillac, Nocé et Broglio l'aîné, échoué contre Villeroy, « qui bientôt après s'étoit venu perdre lui-même », et tâché d'envoyer Berwick en Espagne. Il « ne se trouvoit plus embarrassé que du Blanc et de moi ». Saint-Simon était ménagé : « Il me faisoit la grâce du Cyclope ; […] il me réservoit à me manger le dernier. » Le Blanc, « agréable et nécessaire à M. le duc d'Orléans » était bien plus incommode : « c'étoient autant de raisons de le craindre, par conséquent de l'éloigner » — « voilà les premiers ministres ! »
- Conduite qu’il y tient
- En apparence, Le Blanc était « l'homme aussi à tout faire du cardinal Dubois », et passait chaque soir avec Belle-Ile les dernières heures du cardinal à résoudre les affaires. Mais Dubois, instruit de leur ancienne liaison avec Mme de Plénoeuf et de la haine de Mme de Prie, qui « rejaillissoit en plein sur ces deux tenants de sa mère », résolut d'en profiter : « En attendant que les moyens s'en ouvrissent, il se mit à cultiver M. le Duc. »
- Désordre des affaires de La Jonchère, trésorier de l’extraordinaire des guerres, dévoué à M. Le Blanc
- Dubois apprit bientôt que « le désordre étoit dans les affaires de La Jonchère », trésorier de l'extraordinaire des guerres « entièrement dans la confiance de Le Blanc », qui l'avait poussé et s'en était servi avec Belle-Ile. « Au lieu d'étouffer la chose », le cardinal la saisit « pour s'en servir contre Le Blanc, et en faire sa cour à M. le Duc et à Mme de Prie » ; il fit grand bruit et déclara ses soupçons. Le régent, « qui aimoit Le Blanc », fut pris entre les vives instances de M. le Duc et les « semonces doctrinales de son premier ministre ». Les préparatifs d'une nouvelle liaison avec l'Espagne et du sacre suspendirent l'affaire.
- Belle-Ile toujours mal avec M. le duc d’Orléans
- Saint-Simon n'a pas démêlé si le cardinal en voulait aussi à Belle-Ile ; il le croit, car chaque fois qu'il voulut le servir auprès du régent, il trouva « une opposition qui alloit à l'aversion » : le prince semblait le craindre et ne voulut jamais de lui pour rien — prévention qui n'aurait pas résisté à Le Blanc sans les « mauvais offices du cardinal Dubois », lequel « avoit assez bon nez pour le craindre personnellement ». Belle-Ile passait d'ailleurs pour avoir trop profité de l'amitié de Le Blanc et des affaires de La Jonchère.
- Mariage futur de Mlle de Beaujolois avec l’infant don Carlos, déclaré
- Le mariage de Mlle de Beaujolois, cinquième fille du régent, avec l'infant don Carlos, qui n'avait pas sept ans, fut « traité avec tant de promptitude et de secret qu'il fut déclaré presque avant qu'on en eût rien soupçonné ». L'infant était appelé aux successions de Parme, de Plaisance et de Toscane, qu'il fallait garder contre l'empereur et le roi de Sardaigne ; la reine d'Espagne, redoutant l'état des reines veuves, voulait « un établissement souverain à son fils, où elle pût se retirer auprès de lui ». La surprise fut grande, mais « on vit bientôt après que ces mariages, simplement conclus et signés avec l'Espagne, n'avoient pas été faits au ciel ».
- Mariage du prince électoral de Bavière avec une archiduchesse, Joséphine
- Un autre mariage, « entièrement parachevé en même temps », acheva l'apparente réconciliation des maisons de Bavière et d'Autriche : celui du prince électoral de Bavière avec la sœur cadette de la reine de Pologne, toutes deux filles du feu empereur Joseph. Accompli avec pompe, « il ne fut pas heureux, et ne réussit point à réunir les deux maisons ».
- Fort pour amuser le roi
- En attendant le sacre, « on amusa le roi de l'attaque d'un petit fort dans le bout de l'avenue de Versailles, et à lui montrer ces premiers éléments militaires ».
- Mort de Ruffé
- Le roi perdit Ruffé, un de ses sous-gouverneurs, « homme fort sage », lieutenant général et premier sous-lieutenant de la première compagnie des mousquetaires, qui ne jouit pas longtemps du gouvernement de Maubeuge, eu à la mort de Saint-Frémont. Il était du pays de Dombes et « fort attaché au duc du Maine ».
- Étrange licence en France
- Ruffé se prétendait de la maison de Damas, « dont il n'étoit point », et aucun de cette maison ne le reconnaissait ; son frère, lieutenant général, « s'est toujours fait hardiment appeler le chevalier de Damas ». D'où la remarque : « En France, il n'y a qu'à vouloir prétendre entreprendre en tout genre, on y fait tout ce que l'on veut. »
- Mort de Dacier
- Les lettres perdirent Dacier, « recommandable par ses ouvrages et par son érudition », mort à soixante et onze ans ; il était garde des livres du cabinet du roi, « ce qui l'avoit fait connoître et estimer à la cour ».
- Érudition profonde de sa femme, et sa modestie
- Sa femme, « bien plus foncièrement savante que lui », lui avait été fort utile ; consultée de tous les doctes sur les belles-lettres grecques et latines, elle avait fait de beaux ouvrages. Mais « Avec tant de savoir, elle n'en montroit aucun » : en société, elle « parloit coiffures et modes avec les autres femmes », avec un naturel et une simplicité « comme si elle n'eût pas été capable de mieux ».
- Mort, famille et caractère de la duchesse de Luynes (Aligre)
- Mourut aussi « une femme d'un grand mérite », la duchesse de Luynes, fille du dernier chancelier Aligre, veuve en premières noces de Manneville, gouverneur de Dieppe. Le duc de Chevreuse trouva ce parti « plein de sens, de vertu et de raison » pour le troisième mariage de son père, et eut peine à la résoudre ; elle s'acquit l'estime de toute la famille, et, veuve, se retira aux Incurables. À plus de quatre-vingts ans, on voyait qu'elle avait été « belle, grande, bien faite et de grande mine ». Le duc n'en eut point d'enfants.
- Mort de Reynold
- Reynold, lieutenant général et colonel du régiment des gardes suisses, « très galant homme, et fort vieux », la suivit de près ; il avait été mis dans le conseil de guerre.
- Mariage de Pezé avec une fille du premier écuyer
- Pezé, qui avait le régiment d'infanterie du roi et le gouvernement de la Muette, « épousa une fille de Beringhen, premier écuyer ».
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