TOME XI · CHAPITRE VII
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Résumé
Le roi voit en particulier le cardinal del Giudice « tous deux avec surprise », puis l'électeur de Bavière. Morts de La Taste, du duc de Guastalla ; le cardinal de Bouillon à Rome ; mort de la maréchale d'Estrées douairière. Congrès de Bade et « camps de paix » ; Nesle quitte le service « et en est puni » ; la succession du duc de Berry ; 200 000 livres d'augmentation à la duchesse de Berry ; le canal de Mardick — la pique anti-anglaise d'après-guerre ; pensions à Ragotzi et à son parti ; survivances des gouvernements de Beauvilliers à son gendre.
Les entrées
- Le roi voit en particulier le cardinal del Giudice, tous deux avec surprise ; et peu après l’électeur de Bavière
- Le roi « fit entrer le cardinal del Giudice un matin dans son cabinet, qui ne s'y attendoit point… Il le croyoit chargé de quelque affaire qu'il ne vouloit pas être sue des ministres, et le roi étoit seul, mais le cardinal ne lui dit rien de nouveau, et montra ainsi le vide de sa commission. » Peu après, l'électeur de Bavière vint de Saint-Cloud « sur les six heures du soir, à Marly…, y demeura tête à tête un quart d'heure », et revint le lendemain courre le cerf.
- Mort de La Taste : sa femme
- « Le gros La Taste mourut subitement à Versailles : c'étoit une manière de gros brutal que le roi traitoit bien…, parce qu'il avoit passé presque toute sa vie aide-major des gardes du corps… Il se maria par inclination. Il étoit pourtant fort vieux, et il avoit plus de quatre-vingts ans quand il mourut. Le roi laissa deux mille livres de pension à cette femme, qui étoit jolie et qui avoit des protecteurs. Chamlay prit soin d'elle, et il prit soin de lui quand il fut vieux et apoplectique. Elle n'y perdit pas. »
- Mort du duc de Guastalla
- « En même temps mourut le duc de Guastalla, qui auroit dû succéder au duc de Mantoue si l'empereur, qui s'étoit emparé de ses États pendant la guerre, n'eût mieux aimé les garder à la paix. La grandeur d'âme, la fidélité et la valeur personnelle de Louis XIII au célèbre Pas de Suse…, avoit sauvé autrefois la maison de Gonzague des griffes de la maison d'Autriche ; mais ce héros n'étoit plus. »
- Cardinal de Bouillon à Rome
- « Le cardinal de Bouillon étoit enfin arrivé des Pays-Bas à Rome. Il sembloit que ce fût malgré lui, tant il avoit prolongé son voyage. Tous les François et les attachés à la couronne eurent défense de le voir, et de tout commerce. Les cardinaux Gualterio et de La Trémoille eurent permission de l'aller voir une seule fois comme doyen du sacré collège… Le cardinal de Bouillon fit à Rome une figure triste, et y parut fort délaissé et fort peu considéré. »
- Mort, naissance et caractère de la maréchale d’Estrées douairière
- « La maréchale d'Estrées, douairière, mourut à Paris. Elle avoit eu à Marly…, un logement tout neuf qui la tua. » Fille d'un financier « qu'on n'appeloit que Morin le juif », elle avait « une physionomie haute, audacieuse, résolue, et pleine d'esprit ; aussi n'a-t-on guère vu de femme qui en eût tant… Elle passoit pour méchante. Elle ne l'étoit que par dire franchement et très librement son avis de tout…, dangereuse alors à se lâcher en peu de mots d'une manière solide et cruelle…, à faire rentrer [les gens] sous terre. » Avare « et en riait la première », brocanteuse au goût excellent. Quand Mlle de Tourbes, sa fille, tomba au bal de Marly « chargée de pierreries », la mère « escalada le premier [rang], courut à sa fille, et sans s'informer si elle étoit blessée…, ne pensa qu'aux pierreries. On en rit beaucoup, elle aussi. » Elle laissa plus de huit cent mille livres à celle-ci, presque autant au maréchal son fils, « sans compter un amas prodigieux de meubles, de bijoux, de porcelaines ».
- Congrès de Bade
- « Le prince Eugène manda au maréchal de Villars que le comte de Goëz et le baron Seylern, plénipotentiaires de l'empereur avec lui à Bade, s'y acheminoient… On fit partir aussitôt Saint-Contest, et Villars, qui ne tarda pas à le suivre, se mesura sur l'arrivée du prince Eugène à Bade. »
- Camps de paix
- « On fit deux camps de paix pour exercer les troupes, qui n'en avoient pas grand besoin, mais ce ne fut que de la cavalerie pour consommer les fourrages dont on avoit trop de magasins. »
- Nesle quitte le service ; en est puni
- « Le marquis de Nesle, qui avoit la compagnie écossaise de la gendarmerie, se sentant peu propre au service, la vendit à son cousin germain le comte de Mailly… Nesle l'avoit achetée deux cent dix mille livres. Le roi, qui n'aimoit pas qu'on quittât le service de si bonne heure, la taxa à cent cinquante mille livres » — soixante mille livres de punition.
- Succession de M. le duc de Berry
- « Le roi dit le soir après souper dans son cabinet, à Madame, qu'il vouloit être tuteur de Mme la duchesse de Berry et de l'enfant dont elle étoit grosse. » Voysin et Pontchartrain inventorièrent les pierreries : celles apportées par la duchesse lui furent rendues, celles de M. le duc de Berry d'avant son mariage « réservées à l'enfant qui naîtroit, les acquises depuis partagées entre la mère et l'enfant ».
- Deux cent mille livres d’augmentation de pension à Mme la duchesse de Berry
- « En même temps, le roi donna à Mme la duchesse de Berry deux cent mille livres d'augmentation de pension » — la veuve de vingt ans se trouvait grandement pourvue.
- Canal de Mardick
- « La perte de Dunkerque, dont les Anglois avoient exigé la ruine des fortifications et du port, fit imaginer un canal à Mardick, pour y faire peu à peu un port en supplément. Le Blanc, intendant de cette province, le proposa… Les Anglois s'en sont fort scandalisés dans tous les temps ; on leur a répondu qu'on ne faisoit rien en cela contre les conventions de la paix, et cet ouvrage, quoique quelquefois interrompu par leurs cris et leurs menaces, a assez bien réussi. »
- Trente mille livres d’augmentation de pension à Ragotzy, et quarante mille livres de pension à distribuer dans son parti
- Ragotzi, qui avait du roi six cent mille livres sur l'hôtel de ville et vingt-quatre mille écus de pension, « eut en ce temps-ci dix mille écus d'augmentation de pension, et de plus une autre de quarante mille livres à distribuer à son gré entre les principaux de son parti dont les biens de Hongrie étoient confisqués ».
- Survivances des gouvernements du duc de Beauvilliers à son gendre et à son frère
- « M. de Beauvilliers, encore malgré tout ce que je lui pus dire, fit donner au duc de Mortemart la survivance de son gouvernement du Havre de Grâce, qui est indépendant et vaut trente-trois mille livres de rente, et au duc de Saint-Aignan celle de Loches… La justice y eut plus de part que l'inclination. Il prétendoit qu'il devoit ce dédommagement à son gendre des avantages qu'il a faits à son frère. »
- Mort et caractère de la duchesse de Lorges
- « La duchesse de Lorges, troisième fille de Chamillart, mourut à Paris, en couche de son second fils…, dans sa vingt-huitième année. C'étoit une grande créature, très bien faite…, avec un naturel si simple, si vrai, si surnageant à tout, qu'il en étoit ravissant ; la meilleure femme du monde et la plus folle de tout plaisir, surtout du gros jeu… Jamais personne si peu soigneuse d'elle-même, si dégingandée : coiffure de travers, habits qui traînoient d'un côté…, et tout cela avec une grâce qui réparoit tout. » Elle acheva de se tuer « de jeu, de courses, de veilles en sa dernière grossesse. Toutes les nuits elle revenoit couchée en travers dans son carrosse. On lui demandoit en cet état quel plaisir elle prenoit. Elle répondoit d'une voix qui de faiblesse avoit peine à se faire entendre qu'elle avoit bien du plaisir… J'étois fort bien avec elle ; mais je lui disois toujours que pour rien je n'eusse voulu être son mari. »
- Des Forts conseiller d’État
- Orcey, conseiller d'État et frère de feu Mme de Montchevreuil, mourut : « sa place fut donnée à des Forts, qui a depuis été deux fois contrôleur général, et qui étoit lors encore fort jeune, fils de Pelletier de Sousy et intendant des finances. »
- Mort et caractère de Saint-Georges, archevêque de Lyon
- « Saint-Georges, archevêque de Lyon, y mourut, prélat pieux, décent, réglé, savant, imposant, résidant et de grande mine avec sa haute taille et ses cheveux blancs. Il y avoit longtemps que cette grande église…, n'avoit vu d'évêque ; et depuis lui elle n'en a pas vu, j'entends des évêques qui prissent la peine de l'être. »
- Mort de Matignon, évêque de Lisieux
- « Bientôt après mourut l'évêque de Lisieux, frère du comte et du maréchal de Matignon. »
- Petite sédition à Lyon ; le maréchal de Villeroy y va
- « Il y eut un petit désordre à Lyon pour une imposition que la ville avoit nouvellement mise sur la viande. Les bouchers excitèrent le peuple, dont quantité prit les armes… Méliand, intendant, fut obligé d'ôter l'imposition, et apaisa tout par là. » Le maréchal de Villeroy, « qui sur tous les hommes du monde aimoit à se faire de fête », obtint d'aller à Lyon et « trouva en arrivant qu'il n'y avoit plus rien à faire ; mais il ne laissa pas d'y demeurer. Au moins étoit-il mieux là qu'à la tête d'une armée. »
- Chalois à Paris ; Giudice à Marly
- Chalois, mandé de l'armée, « étoit arrivé à Paris, dépêché par la princesse des Ursins, et elle l'avoit chargé de lettres pour le cardinal del Giudice ». Le mardi 29 mai, le roi alla à Marly « et y donna un logement au cardinal del Giudice » — pendant que la paix d'Espagne demeurait « seule en arrière accrochée » sur la souveraineté.
- Le roi, à qui il échappe un mot inintelligible sur la princesse des Ursins, résout entièrement sa perte
- Le roi, informé « d'ailleurs » du projet de remariage parmesan qu'on lui cachait : « il échappa au roi, toujours si maître de soi et de ses paroles, un mot et un sourire sur Mme des Ursins tellement énigmatique, quoique frappant, que Torcy, à qui il le dit, n'y comprit rien. » Le mot passa de Torcy à Castries, de Castries à Mme la duchesse d'Orléans, d'elle à M. le duc d'Orléans et à Saint-Simon : « nous nous cassâmes vainement la tête pour y comprendre quelque chose… mais [j'étois] à mille lieues de la foudre que cet éclair annonçoit, et qui ne nous le développa que par sa chute. » Ce procédé « mit le sceau à la résolution de la perdre sans retour ».
- L’Espagne signe la paix sans plus parler de souveraineté pour la princesse des Ursins
- « La corde venoit de casser par le roi sur sa souveraineté, et la paix [était] enfin conclue avec l'Espagne, sans en faire mention » — le roi d'Espagne n'ayant cédé « qu'à l'impuissance de tenir contre tant d'ennemis, abandonné de la France, et pour un si bizarre et si mince sujet ».
- Soixante-huit bataillons françois avec Berwick pour le siège de Barcelone
- Le dimanche 3 juin, « le roi, satisfait enfin de l'ordre du roi d'Espagne envoyé à Utrecht, fit entrer le duc de Berwick dans son cabinet, à qui il ordonna de se tenir prêt à partir pour le siège de Barcelone avec soixante-huit bataillons françois…, et quatre lieutenants généraux, et quatre maréchaux de camp françois ». Saint-Simon note que ce départ « fut bien retardé, tandis que les Espagnols en corps d'armée se morfondoient en Catalogne, sous le duc de Popoli qui s'en retourna vilainement à Madrid dès que le siège commença » — l'ordre ne fut donné qu'après la signature espagnole sans la souveraineté.
- Giudice, puis Chalois, voient le roi en particulier
- « Aussitôt après que le duc de Berwick fut sorti du cabinet du roi, il y fit entrer le cardinal del Giudice, apparemment pour lui dire ce qu'il venoit de commander, et trois jours après, Chalois revint passer quelques heures à Marly, où Torcy le mena pour quelques moments dans le cabinet du roi. »
- Ducasse, malade, revient ; remplacé par Bellefontaine
- « Ducasse, retombé malade à la mer, demanda son congé. On le fit remplacer par Bellefontaine, lieutenant général » — l'escadre de Barcelone changeait de chef.
- Mort de Menager ; son caractère
- « Ménager, troisième plénipotentiaire à Gertruydemberg et à Utrecht…, mourut d'apoplexie à Paris, fort riche, sans avoir été marié. Ce fut dommage pour sa probité, sa modestie, sa capacité dans le commerce et son intelligence dans les affaires. Il n'étoit point vieux. »
- Duchesse de Berry blessée d’une fille
- « Mme la duchesse de Berry se blessa dans sa chambre, le samedi 16 juin, d'une fille qui ne vécut que douze heures » — l'espérance d'un prince, qui eût continué la maison de Berry, s'évanouissait avec elle.
- Mme de Saint-Simon, par méprise du roi, la conduit à Saint-Denis, et le cœur au Val-de-Grâce
- Le roi, à Rambouillet, « nomma Mme de Saint-Simon, comme duchesse, pour mener ce petit corps à Saint-Denis, et le cœur au retour au Val-de-Grâce. Deux heures après il dit qu'il l'avoit nommée parce qu'elle lui étoit venue la première dans l'esprit…, mais que s'il eût pensé que l'une étoit dame d'honneur, l'autre gouvernante…, il auroit nommé une autre duchesse et une autre dame. Mais la chose étoit faite…, et Mme de Saint-Simon en eut la corvée » — quatorze ou quinze heures de carrosse, l'évêque de Séez portant le cœur, le petit corps à la portière.
- Mort de la première électrice d’Hanovre
- « La princesse Sophie, palatine, veuve du premier électeur d'Hanovre, et mère du premier Hanovre roi d'Angleterre, mourut à quatre-vingts ans. » Fille de la sœur de Charles Ier « qui eut la tête coupée » et de l'électeur palatin roi manqué de Bohême, « ce fut par elle que le droit à la couronne d'Angleterre vint à la maison d'Hanovre…, la plus proche d'entre les protestants. C'étoit une princesse de grand mérite. Elle avoit élevé Madame…, laquelle toute sa vie lui écrivit, deux fois la semaine, des vingt à vingt-cinq pages par ordinaire » — ces lettres qui la pensèrent perdre à la mort de Monsieur. « Elle fut affligée au dernier point de la perte de cette tante. »
- Mort, naissance, famille et caractère de la duchesse de Bouillon
- Mme de Bouillon, venue voir son mari convalescent à Clichy, « se trouva si mal et si subitement, qu'elle tomba à ses pieds et y mourut à l'instant même », à soixante-huit ans — « cet épouvantable spectacle fut regardé de tout le monde comme une amende honorable à son mari de sa conduite ». Dernière des nièces de Mazarin, elle donne lieu à la digression sur les Mancini, connus depuis 1380 « que par des contrats d'acquisitions et de vente du prix de quarante ou cinquante florins…, jamais aucun emploi de nulle sorte, jamais ni fiefs ni terre, jamais une alliance qui se puisse nommer » ; sur les sept nièces si hautement mariées — Mercœur, Soissons (mère du prince Eugène), Marie « l'objet des premières amours du roi, qui la vouloit épouser », Hortense aux vingt-huit millions, Modène et Conti — « on verra ce que c'est qu'un premier ministre pour un roi, pour ses sujets, pour un royaume » ; et sur l'obscurité des Mazarin mêmes, crus « des manants de la vallée de Mazzare » : à la mort du père du cardinal, la gazette de Rome « eut la malice d'y insérer ces mots : “Les lettres de Paris nous apprennent que le seigneur Pietro Mazarini…, est mort en cette ville de Rome.” » Quant à elle, reine de Paris plus que de la cour, « elle arrivoit chez le roi la tête haute, et on l'entendoit de deux pièces » ; elle traitait « M. de Bouillon avec mépris, et tous étoient plus petits devant elle que l'herbe » — « au demeurant, une créature très audacieuse, très entreprenante, par conséquent toujours embarrassante et dangereuse ».
- Mariage de La Mothe avec Mlle de La Roche-Courbon ; et d’une fille du marquis de Châtillon avec Bacqueville
- « Le fils aîné du comte de La Mothe épousa Mlle de La Roche-Courbon, riche, sage et bien faite ; et le marquis de Châtillon, qui n'avoit rien à donner à ses filles, en maria une à Bacqueville, fils d'un premier président de la chambre des comptes de Rouen, dont le père étoit un gros laboureur qui s'étoit fort enrichi dans les fermes… Le mariage ne fut pas heureux. »
- Mariage de Creuilly avec une Spinola
- « Creuilly, second fils de feu M. de Seignelay, ministre et secrétaire d'État, épousa en même temps une Spinola qui n'avoit rien, sœur de celle que le fils de M. de Nevers avoit épousée. Cela ne fit pas non plus un mariage fort heureux. »
- Giudice établi à Marly
- « Le roi étoit revenu de Rambouillet droit à Marly, le mardi 19 juin… Je fus à mon ordinaire de ce voyage ; j'en avertis parce qu'il fut étrangement curieux ; le cardinal del Giudice en fut aussi » — établi désormais dans les logements de la faveur.
- Berwick part pour faire le siège de Barcelone
- « Dès les premiers jours du voyage, le maréchal de Berwick y prit congé du roi, et partit pour aller faire le siège de Barcelone. »
- Chalois donne part particulière au roi du mariage du roi d’Espagne avec la princesse de Parme
- Chalois, revenu sur un courrier d'Espagne, conféra le 26 juin avec Giudice puis Torcy, et le lendemain matin fut mené au cabinet : « sa commission étoit embarrassante : il s'agissoit de donner part au roi du mariage du roi d'Espagne fait et conclu, et c'étoit la première fois que le roi d'Espagne lui en faisoit parler. L'audience finie, Chalois prit congé pour retourner en Espagne. Mme des Ursins, inquiète de cette hardiesse, voulut savoir par un homme uniquement à elle comment elle auroit été reçue. »
- Giudice voit aussitôt après le roi en particulier
- « Peu de moments après que Chalois fut sorti du cabinet, le cardinal del Giudice y fut appelé. Ce fut sur la même matière… Le roi passa le plus doucement et le plus légèrement du monde cet étrange mariage et le mystère si long et si entier qui lui en avoit été fait, plus étrange, s'il se peut, que le mariage même. Il ne le pouvoit empêcher, et il étoit sûr dès lors de sa vengeance sur celle qui l'avoit fait et achevé de la sorte. »
- Retraite de Bergheyck ; il arrive d’Espagne, vient à Marly
- « Bergheyck arriva de Madrid…, allant se retirer dans une de ses terres en Flandre. Le roi le vit longtemps dans son cabinet, et…, lui permit de venir à Marly toutes les fois qu'il le voudroit… Avec toutes ses mesures, sa sagesse et sa modestie, les affaires d'Espagne, qu'il connoissoit à fond…, il ne raccommoda pas la princesse des Ursins dans l'esprit du roi. » Cellamare eut aussi « la liberté de venir sans demander, de temps en temps à Marly faire sa cour, mais sans coucher ; le cardinal del Giudice l'avoit obtenu ainsi. »
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