TOME V · CHAPITRE III
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Résumé
Belle campagne défensive de Villars ; Roquelaure battu et « culbuté dans nos lignes » ; belle action de Caraman récompensée ; reste de la campagne de Flandre. « Ambition, art et malignité » de Lauzun ; Des Aides tué ; Haguenau pris par les Impériaux. Siège de Chivas ; le prince d'Elbœuf tué ; la « fascination du roi sur MM. de Vendôme » ; combat de Cassano contre Eugène ; mort de Praslin ; disgrâce sans retour du grand prieur. La connétable Colonne près de Paris ; l'archevêque d'Arles tancé pour son commerce à Rome — et la liaison de l'auteur avec lui et avec le nonce Gualterio, dont le caractère est peint ; la « fantaisie des nonces sur la main » ; La Feuillade achève un siège.
Les entrées
- Belle campagne de Villars
- « Villars fit cette année une campagne digne des plus grands généraux. » Le projet ennemi : pénétrer par la Sarre, « prendre l'Alsace à revers, tomber sur les Évêchés, et de là plus avant en France ». Marlborough y mène plus de quatre-vingt mille hommes ; Villars se poste à Circk, « où il l'attendit de pied ferme, et où il n'osa jamais l'attaquer, quoique très supérieur en nombre ». Faute de fourrages, Marlborough se retire sur Trèves — et, « enragé de voir tous ses projets avortés », mande à Villars par un trompette qu'il l'eût attaqué sans le prince Louis de Bade, arrivé six jours trop tard « et encore avec ordre de ne point combattre ». Villars marche alors en Alsace, prend Weissembourg, chasse les Impériaux de leurs lignes sur la Lauter : « ainsi par le poste de Circk il obligea les ennemis de changer tous les projets de leur campagne ».
- Roquelaure battu et culbuté dans nos lignes
- Le 20 juillet, Marlborough donne le change au maréchal de Villeroy, force nos lignes entre Lave et Heylesem, « les rasa en grande partie, et y fit un grand désordre ». Roquelaure, « qui les gardoit avec peu de précaution, arriva tard au combat » ; d'Alègre, le comte d'Horn et d'autres sont pris. Villeroy, ami de Roquelaure, « le protégea comme il put par son silence ; mais les armées ne le gardèrent pas ; on n'ouït jamais tant crier contre personne ; et quelque effronté qu'il fût, il n'osoit plus paroître devant les troupes. Le roi en fut très bien informé et résolut de ne s'en servir jamais. »
- Belle action et récompense de Caraman
- Dans ce désastre, « tout auroit été perdu sans Caraman, qui forma un bataillon carré de son infanterie avec lequel il arrêta les ennemis et sauva notre cavalerie ; il avoit onze bataillons ». Récompense inédite : « il en eut sur-le-champ promesse de la première grand'croix de Saint-Louis vacante et permission de la porter en attendant, ce que le roi n'avoit encore fait pour personne ».
- Reste de la campagne de Flandre
- Fin de la campagne de Flandre : les ennemis tentent de passer la Dyle et s'emparent de deux villages, mais l'électeur et le maréchal les font « rechasser au delà fort loin et fort heureusement ». Huy, que Gacé avait pris, est repris ; Artagnan prend Diest tout à la fin, les ennemis Lave et Saint-Wliet, que le comte de Noyelles fait raser, « les garnisons de ces trois places respectivement prisonnières de guerre » ; les armées se séparent fin octobre.
- Ambition, art et malignité de Lauzun
- « Trait plaisant de la malignité de M. de Lauzun » : sous prétexte des eaux d'Aix-la-Chapelle, il va y chercher des étrangers considérables à sonder pour se ménager « quelque commerce direct d'affaires avec le roi » — en vain. Au retour, le maréchal de Villeroy, « qui le craignoit », le comble d'honneurs militaires. Promené à vue des grandes gardes ennemies, entre deux armées si proches qu'on attendait la bataille, il se venge à la cour : pressé par Monseigneur d'expliquer ce qui empêchait de se joindre, il tire sa tabatière : « il y avoit une chose qui embarrasse fort les pieds, une bruyère… haute, je vous assure, haute comme cette tabatière. » « L'éclat de rire prit à Monseigneur et à toute la compagnie » ; le conte fut rendu le soir même au roi — « ce fut le grand merci de M. de Lauzun de tous les honneurs que le maréchal de Villeroy lui avoit fait faire ».
- Des Aides tué
- Villars passe le Rhin le 6 août sur le pont de Strasbourg et fait emporter un poste de six cents hommes, « tout ce qui y étoit, tué ou pris. Il n'en coûta pas une vingtaine d'hommes, mais on y perdit des Aides, officier très-entendu et fort brave homme, d'un esprit agréable et orné », un des six aides de camp d'élite envoyés jadis au roi d'Espagne à Milan.
- Haguenau pris par les Impériaux ; Peri et Arling récompensés
- Le prince Louis de Bade repasse le Rhin et oblige Villars à se retirer vers Strasbourg, « lui laissant toute liberté de faire le siège de Haguenau ». Peri, « très-brave Italien », s'y défend huit jours ; Thungen le veut prisonnier de guerre, le feu recommence. Alors Peri, « qui s'étoit secrètement ménagé un trou pour sortir, en fit usage à l'entrée de la nuit » avec sa garnison, laissant Arling — Allemand, ancien page de Madame — amuser l'ennemi avec cinq cents hommes avant de le rejoindre : ils arrivent à Saverne avec quinze cents hommes. « Cette ruse de guerre fut extrêmement louée, Peri en fut fait lieutenant général et Arling brigadier. »
- Siège de Chivas
- « M. de Vendôme avoit assiégé Chivas, et encore sans pouvoir l'investir, tant il étoit incorrigible même par sa propre expérience. » M. de Savoie, campé à Castagnette, « communiquoit avec la place par un pont sur le Pô tant qu'il vouloit » — répétition exacte de la faute de Verue.
- Prince d’Elbœuf tué
- Le 23 juin, le prince d'Elbœuf, posté avec cinq cents chevaux derrière un naviglio « avec défense de le passer, ne put résister à l'envie de combattre trois escadrons des ennemis qu'il avisa de l'autre côté. Il n'avoit pas tout vu : ils étoient là quinze cents chevaux. » Voulant repasser, il n'en a pas le temps, « soutint vaillamment leur effort » et « fut tué d'un coup de pistolet. Ce fut grand dommage par toute l'espérance qu'il donnoit à son âge » : fils unique du duc d'Elbœuf, point encore marié. Marcillac, avec lui comme mestre de camp, y reçut dix blessures « et eut toutes les mains estropiées et mutilées ».
- Fascination du roi sur MM. de Vendôme
- Quinze jours après, le grand prieur, « qui par connivence de son frère conservoit toujours sa petite armée à part, prit si mal ses précautions que quatre bataillons de ses troupes furent enveloppés et pris ». Le roi, apprenant la nouvelle en regardant jouer au mail à Marly, dit aussitôt « que M. de Vendôme joindroit bientôt le grand prieur, et qu'il raccommoderoit tout cela. Cette fascination ne se pouvoit comprendre. » Vendôme faisait attaquer « quelques petits postes de rien… pour dépêcher un courrier, grossir l'objet, et entretenir le roi de ces exploits ».
- Combat de Cassano
- Le 16 août, « une affaire véritable et où l'opiniâtreté de Vendôme pensa tout perdre » : le prince Eugène attaque près de Cassano, malgré les avis « très-réitérés » que Vendôme refusait de croire. L'attaque surprend « des gens mal préparés » ; Vendôme, croyant l'affaire sans ressource, pousse à une cassine éloignée pour méditer sa retraite — et Chemerault l'y découvre « mangeant dans la cassine », pendant que la brigade de la vieille marine sous Le Guerchois « avoit fait des prodiges » et rétabli le combat. Vendôme y court enfin « et l'acheva glorieusement ». Il ose mander la perte ennemie à treize mille hommes contre trois mille : « la vérité bien reconnue fut pourtant que la perte fut du moins égale, et que la suite de ce combat fut totalement nulle ». La cour célèbre « l'avantage le plus complet » — « on se garda bien de parler de cassine ».
- Mort de Praslin
- À Cassano, Praslin, « y faisant des merveilles de soldat et de capitaine », reçoit une blessure mortelle. Élégie indignée : « ainsi périssent dans des emplois communs des seigneurs de marque dont le génie supérieur soutiendroit avec gloire le faix des plus grandes affaires…, si la naissance et le mérite n'étoient pas des exclusions certaines ». Consolation du mémorialiste : les trois ou quatre mois qu'il vécut encore « lui ouvrirent les yeux sur ce qu'il y a de plus important, et qu'il fit une fin aussi chrétienne et ferme qu'il avoit mené une vie honnête et courageuse ».
- Disgrâce du grand prieur sans retour
- Après le combat, Vendôme demande à son frère pourquoi il a quitté son poste — le grand prieur avait fui « dès le premier commencement du combat » vers une cassine, emmenant des troupes pour s'y faire garder. « L'orgueilleux cadet, qui se sentoit sans excuse, ne le paya que d'emportement devant tout le monde. » La désobéissance formelle, « la poltronnerie publique », décident Vendôme à s'en délivrer : ordre de quitter l'armée. Le grand prieur prétend se justifier devant le roi « avec une hauteur et une audace qu'avoit nourries l'expérience du pouvoir de sa naissance… Le roi ne voulut ni le voir ni l'entendre, et ne le revit jamais. » Rome, puis la marquise de Richelieu, Gênes, enfin l'exil à Châlons-sur-Saône « dans l'excès de ses débauches et de son obscurité ordinaire ».
- La connétable Colonne près de Paris
- « Cette race demi-mazarine » rappelle la connétable Colonne, « que le roi avoit eu en sa jeunesse tant d'envie d'épouser », et « la plus folle, et toutefois la meilleure de ces Mazarines ». Débarquée d'Italie en Provence, elle attend plusieurs mois la permission d'approcher, l'obtient « à condition qu'elle ne mettroit pas le pied dans Paris, beaucoup moins à la cour », et s'installe à Passy chez le duc de Nevers, son frère. « Hors sa famille, elle ne connoissoit plus personne. Tout étoit renouvelé… L'ennui lui prit d'être si mal accueillie, et d'elle-même elle s'en retourna assez promptement. »
- Archevêque d’Arles tancé pour son commerce à Rome ; ma liaison avec lui et avec le nonce depuis cardinal Gualterio
- Longue histoire de l'abbé de Mailly, ami intime de Saint-Simon, forcé jeune à l'état ecclésiastique par sa mère « la bécasse ». Dévoré d'ambition — « dès lors il pensoit au cardinalat » —, nommé archevêque d'Arles sans avoir été évêque, il fut charmé de ce siège « par rapport à l'Italie et à Avignon ». Or la cour « regardoit comme un crime tout commerce direct d'un évêque avec Rome ». Mailly s'y livre secrètement, jusqu'à envoyer au pape des reliques de saint Trophime : « l'affaire fut éventée. Torcy, par ordre du roi, en écrivit très-fortement à l'archevêque » ; il en fut quitte « pour une dure réprimande » — mais « l'excès d'ambition lui fit continuer son commerce », mieux caché désormais, et la belle-sœur obtint de Mme de Maintenon l'effacement de l'impression du roi.
- Fantaisie des nonces sur la main, cessée depuis
- Parenthèse d'étiquette : « alors encore les nonces conservoient la morgue de refuser chez eux la main aux ducs et aux princes étrangers, tandis qu'ils la donnoient sans difficulté aux secrétaires d'État. Les ducs et les princes étrangers ne les voyoient donc jamais chez eux, et ce ne fut que depuis la nonciature de Gualterio que cette prétention finit. »
- Caractère de Gualterio
- Portrait de Gualterio, vice-légat d'Avignon devenu nonce en France : « infiniment d'esprit, et un esprit réglé, sensé, sage, prudent, mais gai et souple », une conversation « charmante et souvent instructive ». « Ce qu'il avoit de plus recommandable, mais de plus singulier pour un homme de son pays et de son état, c'étoit la probité, la vérité, la fidélité et la candeur. » Recommandé par l'archevêque d'Arles, il recherche l'amitié de Saint-Simon ; refusant le « mezzo termine » de l'escalier secret, le duc obtient que le nonce vienne chez lui — « du commerce fréquent nous vînmes à l'amitié et à la confiance qui a duré entre nous jusqu'à sa mort, avec un commerce réglé de lettres toutes les semaines… et presque toujours en chiffre ».
- La Feuillade achève le siège de Chivas
- La Feuillade, qui devait mener dix bataillons en Lombardie, est chargé par Vendôme — « que son beau-père servoit si bien » — de continuer le siège de Chivas. Trois semaines après, M. de Savoie abandonne Chivas, Castagnette et toutes les hauteurs « pour se retirer vers Turin ». La Feuillade mande qu'une escarmouche où l'on aurait tué trois cents hommes « sans y avoir perdu personne » a décidé cette retraite ; Lambert, conduit par Chamillart, apporte ces nouvelles au roi à Marly, « qu'on fit fort valoir. Ces merveilles précédèrent de dix-huit jours le combat de Cassano. »
- L’archiduc passe par mer devant Barcelone et l’assiège
- L'archiduc, « ennuyé d'une campagne assez stérile » sur les frontières du Portugal et « mécontent d'ailleurs de la cour de Portugal », s'embarque sur la flotte anglaise et hollandaise pour tenter Barcelone. Il débarque le 23 août quinze bataillons et plus de mille chevaux, « aussitôt joints par six mille révoltés de Vigo », puis cinq mille autres du royaume de Valence ; la tranchée est ouverte le 1er septembre. Le vice-roi de Catalogne chasse Rose, gouverneur de la ville, « fort soupçonné d'intelligences avec l'archiduc » ; la garnison était nombreuse, « mais de mauvaises troupes ».
- Fâcheux démêlé entre Surville et La Barre ; leur état et leur caractère
- À l'armée de Flandre, « fâcheuse affaire » : Surville, « pris de vin », maltraite cruellement La Barre à table. Portraits croisés : « rien de plus corrompu que les mœurs de Surville, rien de plus équivoque que son courage, personne plus grossièrement borné » — mais colonel du régiment du roi, « parce que le roi faisoit sa poupée de son régiment », et de tous les Marlys ; La Barre, pauvre gentilhomme des gardes, « compagnon d'esprit, de manège, de souterrains », accusé de tout rapporter au roi. Le roi, « pour la première fois de sa vie » en pareille matière, se charge lui-même de l'accommodement : prison pour Surville, pardon à demander devant l'électeur. « La gloire des Hautefort s'offensa », leurs hauteurs gâtent tout ; Arras est donné pour prison à Surville. « Nous les verrons l'année suivante telles que Surville demeura perdu. »
- Affaire du banquillo
- « L'affaire du banquillo fit en ce temps-ci un grand bruit en Espagne, et donna ici de l'inquiétude » — cette querelle du banc des grands à la chapelle royale, que Saint-Simon renvoie à son grand exposé sur les grands d'Espagne : « je l'ai expliquée d'avance… je n'en répéterai donc rien ici ».
- Connétable de Castille majordome-major
- Mme des Ursins, « qui aperçut de loin ce petit orage se former », saisit l'occasion pour disposer de la charge de majordome-major — contre la juste prétention du duc d'Albe « fort appuyée du roi ». Elle la donne au connétable de Castille, seigneur « peu compté depuis l'avènement de Philippe V » et soupçonné d'être « un peu autrichien », mais présent sur les lieux et capable de ramener les grands. Le connétable consent « contre son droit et l'usage » que les clefs du palais soient portées chaque soir au capitaine des gardes du corps en quartier, « charge jusqu'alors inconnue en Espagne » ; « et fit par cette adresse approuver au roi que sa recommandation en faveur du duc d'Albe n'eût pas lieu ».
- Voyage de Fontainebleau par Sceaux
- Le roi part le 22 septembre pour Fontainebleau par Sceaux, où il séjourne un jour. Le roi d'Angleterre y arrive le 1er octobre et s'en retourne à Saint-Germain le 12 ; la reine, « fort incommodée d'un mal au sein dont on craignoit de funestes suites, qu'il n'eut pourtant pas, ne put aller à Fontainebleau cette année ».
- Mariage de Bercy à une fille de Desmarets
- Desmarets marie une de ses filles au fils de Bercy, maître des requêtes, « extrêmement riche » — alliance de finance notée en passant.
- Mort, famille et caractère de Bournonville
- Mort à Bruxelles du prince de Bournonville, « homme d'honneur, fort brave, qui avoit beaucoup de savoir, et qui ne manquoit point d'esprit ; mais d'un esprit tout à fait désagréable ». Riche, fils et petit-fils d'hommes qui avaient « fort figuré sous la maison d'Autriche », veuf d'une sœur du duc de Chevreuse. Liens personnels : sa fille aînée épousa le duc de Duras, « et la veuve de son fils mon fils aîné ». « Avec tous ses proches, Bournonville ne parvint à rien et servit toute sa vie » — sous-lieutenant des gens d'armes, « aucun rang ni honneurs ».
- Mort, caractère et famille de Virville
- Mort de Virville, du nom de Groslée, « illustre en Dauphiné » : capitaine de gendarmerie, « brave et fort bon officier, mais perdu de gouttes qui l'obligèrent à quitter et qui à la fin le tuèrent » ; « fort aimable homme, de beaucoup d'esprit… fort aimé et considéré ». Le maréchal de Tallard avait épousé sa sœur ; lui, voulant tout laisser à son fils unique, « donna pour rien sa fille à Senozan, homme de rien, dès lors fort riche ». Ironie des calculs : le fils mourut peu après, les successions s'accumulèrent, « et il se forma de tout cela une succession prodigieuse qui tomba à la femme de Senozan ».
- Mort et caractère d’Usson
- Mort à Marseille d'Usson, lieutenant général distingué qui commandait dans les pays de Nice et Villefranche : « c'étoit un petit homme, fait comme un potiron, mais plein d'esprit, de valeur, et de talent pour la guerre. Il n'étoit point marié ; Bonrepos étoit son frère aîné. »
- Comte de Toulouse et maréchal de Coeuvres à Toulon, et reviennent tout court
- « Pontchartrain se tint exactement ce qu'il s'étoit promis. » Le comte de Toulouse et le maréchal de Cœuvres vont à Toulon, comptant monter une flotte : « tantôt un retardement, tantôt une difficulté, tantôt un manquement de quelque chose ; bref, tous deux demeurèrent au port, et la flotte ennemie maîtresse de la mer ». L'amiral visite Antibes « pour charmer son ennui » et revient à Fontainebleau. Pontchartrain, qui avait prévenu le roi sur la dépense et le « danger de la personne du comte de Toulouse, s'en tira à joints pieds et se moqua d'eux tout à son aise, au grand malheur de Barcelone et des extrémités dont cette perte fut suivie ».
- Comte de Toulouse achète Rambouillet à Armenonville, à qui on donne la capitainerie de la Muette et du bois de Boulogne seulement
- À ce retour, le comte de Toulouse achète d'Armenonville la terre de Rambouillet, « à six lieues de Versailles, près de Maintenon, dont le comte fit un duché-pairie, érigé pour lui, et une terre prodigieuse par les acquisitions qu'il y fit dans la suite ». Armenonville, « qui ne vendoit que par respect, eut en pot-de-vin, pour lui et pour son fils après lui, l'usage du château et des jardins de la Muette et du bois de Boulogne », détachés de la capitainerie de Catelan.
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